Woodland Farm Brewery (Utica NY) Wild hunt old ale 8.7%

wfwhLa cote OO : B+

Dans le sens original.

Ce ne sont certainement pas les fruits qui sont vieux dans cette old ale remplie de cerise noire et d’un certain fond vineux de chêne.  Pas si sauvage (wild) mais tout de même dans la forêt noire, alors qu’en bouche on reconnait la old ale dans son caractère de jus de chêne.  Retour du moka et de la cerise en clôture de cette belle fusion, et pour une old ale wild, elle nous ramène à l’origine du mot et non du synonyme moderne de dénaturé.

Woodland Farm Brewery (Utica NY) Mount Colden Belgian Strong Dark Ale 12.9%

wfmcDu haut de ses presque 13%, le terme “strong” est un euphémisme.

La cote OO :  B
Une montagne a beau être plus elevée, si elle a moins de vue au sommet elle pourra être moins populaire.

À l’image de sa sœur de brasserie Mount Marcy, on a ici une bière très noire de grain et de sucre candi, cependant plus tranquille dans cette version Colden.  Si on est d’ailleurs habitué à sa sœur, dès le nez on pourrait suspecter une fermentation particulière, qui se retrouve en bouche sous la forme d’une vague de cola légèrement acide.  La finale est d’autant plus sucrée et exit le fruit, plutôt remplacé par du toffee et du sucre d’érable dur.  Pas tant de chaleur que prévu – surtout pas à la hauteur de 12+ degrés – mais on persiste et signe par le sucre et le caramel, qui en font de ce mont Colden une belle ascension, mais où les paysages sont moins varié que le mont Marcy.

Woodland Farm Brewery (Utica NY) Mount Marcy Belgian Strong Dark Ale 11.8%

wfmmÀ Presque trois heures de route, un hommage à la plus haute montagne de l’État de New York et des High Peaks.  À 11.8%, elle promet certainement de faire planer.

La cote OO : B+

Une bière très bien montée, ou plutôt poussée au sommet par sa fermentation.

Contrairement au mont Marcy en saison printanière, le couvert blanc qui la chapeaute est bref, alors on a rapidement droit à de l’orge, un brin de raisin sec et beaucoup, beaucoup de sucre candi.  Rien de subtil et encore moins de léger dans ce nez, et pour l’instant il sera un peu poussé de dire qu’on s’entend à de la finesse pour la suite.  Au moins, beaucoup de fruit (principalement pruneau bleu) s’ajoute et vient estomper le sucre un tant soit peu, tandis que la faible gazéification vient rendre le liquide moins pesant.  On sent par contre, en gardant le liquide très longtemps en bouche, qu’une fermentation un peu plus atypique s’est emparé de la bière.  La finale confirme le tout, mais ramène aussi le sucre candi qui appuie le style de bière brune belge.

Pour les gorgées subséquentes, on remarque encore plus le fruit ainsi que du toffee en finale.  À presque 12% on pourrait s’attendre à plus de chaleur, mais non, le fût et ses tannins de chêne sans vanille matte le tout de bonne manière, et j’ai grandement l’impression que le fût de porto y a amené beaucoup de fruits.  Un sommet en matière de bière?  Pas absolument, mais se comparerait aux grandes bières de sa beaucoup plus connue voisine d’une heure de route (Ommegang), et rappelle qu’en matière de bière, les levures sont aussi important que le grain et l’eau.