Goudale Faussbock bière fonçée d’inspiration allemande Bock 6.66%

faussbockC  Les couleurs sont belles, le motif intéressant mais c’est beaucoup trop couvert, il n’y a pas un millimètre de toile qui n’est pas beurré.

Olfactivement c’est déjà un mélange d’éléments divers, du houblon style IPA américaine, du sucre à la belge d’abbaye et du caramel à la brune anglaise.  Trop pesante en bouche, le caramel est long et puissant, avant les houblons qui redoublent d’ardeurs jusqu’à l’aftertaste.  Une bock à tendance de scotch ale à l’américaine.

Bellechasse Bock de St-Nazaire 5.9%

buckland

B+  Sur tout bon panache bien charpenté, il y a du duvet aussi.

Caramel bien rempli d’orge, mais quelque chose au nez me fait penser aux bières du vieux continent.  Peut-être est-ce ce petit goût de revenez-y de l’écorce du grain d’orge.  Douce et légèrement fruitée pour les papilles, elle rassure avant une grande vague de caramel et de confiture aux pruneaux.  La finale est crémeuse mais toujours sous le signe d’une fraîcheur surprenante et bienvenue pour le style.  Bien répartie, quoique très féminine c’est une bonne valeur sûre pour toute microbrasserie.

Microbrasserie de l’île d’Orléans Antoine Pépin dit Lachance bière de blé ambrée type weisenbock 8.5%

ioapB+  Comme son île d’origine, une bière bucolique et tranquille.  Difficile d’ignorer le blé sans être super céréalier, j’y trouve du brûlé et de la torréfaction à faible niveau.  Empruntant des Bernheim et des whiskeys High West, la finale est un peu légère mais bienheureuse.  Bien que j’aime généralement plus de punch, c’est une bière on-ne-peut-plus à la bonne franquette.

Brasseurs du Monde l’Entêté Dunkel bock 6%

eeC  Un mauvais totem où le mouton devrait prendre la place du taureau de l’étiquette.  Drôle d’ouverture: c’est une odeur bizarre de petit lager qui trompe la couleur aussi foncée du liquide.  On se roule ensuite dans le caramel et le grain rôti, avant la finale qui débute par le houblon contrôlé et se termine dans le grain caramélisé.  Sans plus.

Brasserie Générale La Bock 6.1%

bg2B  Pourquoi les agrumes et les petites fleurs quand au fond c’est à base d’orge?  Dès le nez, le grain est très fort et me rappelle le single Malt Longmorn.  Au goût il y a une bonne amertume, et le crystal malt amène une touche de fumé mais aucun café.  De longueur moyenne, c’est une bière ultra humble, ultra simple mais ultra savoureuse aussi.

L’Alchimiste Eisbock Bière de glace 9.5%

eisB-  Guy Mongrain sort de ce corps, car un seul mot me vient à l’esprit: brou(e)haha.  À quelque part entre orge, houblon, 7up et root beer, le nez est imposant.  La bouche quant à elle se veut plus normale avec du caramel, du miel et une toile de fond d’orge.  L’amertume longue mais pas très prononcée est appréciable, ce qui donne au tout un coté addictif malgré qu’elle ne soit pas très marquante.

Les Trois Mousquetaires Weisenbock 10.5%

ltmD+  Bière digestive mais comme un porto, je n’en boirais pas 3 bouteilles.  Blé cuivré au nez, rien de violent ou trop poussé; il faut par contre se méfier car une bouche c’est l’injection de blé trop mûr, à la limite des fruit loops, qui overdose de sucre les sens.  Même si heureusement la finale est mieux dosée, j’aurais aimé plus de houblons car c’est digne des pires whiskies aromatisés (mais encore, en existe-t-il un moins pire?)