Rooster Fish (Watkins Glen NY) Amber Ale (bue chez leur voisin Nickel’s Pit BBQ)

rf12Pale pour une ambrée mais tout de même très maltée alors on ferait fi de la couleur pour se concentrer sur des fraises à peine sucrées et une pointe d’amertume bien placée.  Le houblon est par contre très bien représenté au niveau des papilles alors que le caramel de l’orge colle sur les dents.  Sûrement américaine que cette ambrée, avec une longueur sur le côté court de la chose, mais certainement très amère.  Pour une ambrée, le grain est trop dominée ce qui lui enlève de précieux points.  Une déception quoi.

La cote OO : C

Parce qu’à l’image de sa couleur trop pâle, le grain fini dernier derrière le houblon.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Abbey Road 7.2%

rf11Dans la region d’upstate New York, l’importance d’Ommegang et ses bières se fait sentir sur ses voisins.  Chez Rooster Fish, on peut y sentir une belge bien arrondie par le sucre, mais peut-être trop arrondie justement, car son goût semble retenu.  Heureusement, le caramel qui explose en gorge amène un peu plus de mouvement, ce qui est important pour une bière d’aftertaste court à moyen.  Rien qui ne surprend mais on ne fait pas de détour.

La cote OO : B-

Parce que dans une école de surdoués la moyenne est haute mais s’en contenter ne peut être que décevante.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Sriracha Blonde 4.8%

rf10Avec juste assez de sriracha pour couvrir la bière blonde insipide qui semble en dessous, on passera vite en bouche afin d’y relever des notes rondes comme si c’est une blonde de type belge.  Pour les épices, évidemment ce sont celle de la sauce rouge à effigie de coq qui règne de manière assez soutenue sans être trop exubérante.  Vraiment pas déçu, Rooster Fish ferait mieux de continuer de plancher sur les ingrédients hétéroclites comme dans celle-ci et leur Wildflower par exemple.

La cote OO : B+

Parce que c’est le côté sympa de la Sriracha que l’on peut trouver dans un tartare de bœuf bien balancé.  

Rooster Fish (Watkins Glen NY) New York Redhead wet hop ale 5.9%

rf9Pour une bière qui arbore du houblon “encore mouillé” à son nom, l’odeur de terre est pour le moins bizarre.  La bouche est plus standard, car encore là pour une bière houblonnée côté amertume c’est plus que tranquille.  La finale est ronde et ambitieuse en présentant le houblon sous un autre jour, plus terreux que végétal, mais seulement en aftertaste.  Vaut l’essai même si on pourrait penser à une bière mieux balancée.

La cote OO : B

Parce qu’à bas la balance; vive les gestes maladroits parfois!

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Cocoa Porter 5.7%

rf8Nez de porter oui, mais nez qui semble aussi abasourdi par le cacao qui ne se pas trop mais qui rend le nez compact et concis.  Toute aussi punchée mais confortable en bouche, on y goûte les éclats de cacao malgré que ça manque de développement au niveau des saveurs.  La finale… on reste dans le velours et à la limite dans le cacao, pas trop poudreux.  Tant qu’à vouloir goûter du cacao dans une bière, les porters sont toutes indiquées et cette offrande de Rooster Fish en est une belle preuve.

La cote OO : B+

Parce que la porter n’est pas toujours facile, mais les poignées de celle-ci sont faciles à prendre en main.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Nut Brown Ale 5.1%

rf7Côté orge grillée on y est à 100%, mais pour le côté de la noix, on passe-droit… ce qui n’est pas nécessairement un défaut à l’olfactive qui présente autrement de la muscade lointaine.  Trop mince et molle malgré une bonne gazéification, on demanderait facilement plus de personnalité, ce qui survient en finale où le miel et le grain de l’état de New York jouissent d’un bon crescendo.  Pour la noix, il faut savoir attendre l’aftertaste, mais ça fait un peu « trop peu trop tard ».

La cote OO : B-

Parce que c’est une bière à servir où les ravitaillements liquides ne doivent prendre préséance sur la fête.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Hop Warrior Imperial IPA 7.9%

rf56Avec sa belle couleur prononcée, on pourrait s’attendre à un nez profond ce qui n’est pas le cas.  Heureusement le houblon semble frais et pas nécessairement porté sur les agrumes souvent vu au sud de la frontière.  L’amertume est ensuite violente pour la bouche, les IBUs semble dans le tapis et il faudra attendre la finale mieux contrebalancée par le grain.  À défaut de dire détruit, la finale est beaucoup trop influencée par la plante grimpante verte alors on la garde de côté uniquement pour les hopheads.

La cote OO : C+

Parce que gagner la guerre c’est une chose, prendre un scalp avec un tomahawk d’houblon résineux c’est peut-être poussé un peu.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Pale Ale 5.7%

rf4À peine houblonnée, cette pale ale semble pencher du côté est de l’Atlantique, laissant une belle place au grain.  On poursuit dans le même feeling à la gustative avec le grain qui se mêle bien aux houblons discrets, avant la finale très goûteuse et l’aftertaste long et tranquille, sans misère quoi.  La difficulté vient donc dans celle d’imprégner un souvenir autre qu’une pale ale anglaise facile àboire.

La cote OO : B-

Parce que c’est une bière à l’image de sa microbrasserie, qui ne passera pas à l’histoire mais qui remplit son mandat.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Wildflower Wit 4.5%

rf3Le concept de blanche aux fleurs n’est généralement pas celui le moins bien exploité; peut-être parce que c’est les petits fleurs, mais on a souvent le pied léger et on y va tout en douceur.  Ici, l’olfactive est vanillé, très parfumé et la fleur amène ensuite une pointe de piquant sur le bout du nez.  Gustativement veloutée et fraîche, ça passe très bien où la finale est tranquille mais apporte encore une fois du piquant entre orties et violettes.  Très caractérielle mais « better to burn out than fade away ».

La cote OO : B+

Parce que c’est confortablement en dehors de la zone de confort.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Blonde 4.8%

rf2Comment avoir un peu d’attente envers une bière à laquelle on ne s’est même pas donné la peine de lui donner un nom?  Et ce n’est pas les narines qui viendront tenter d’apporter à cette bière sans aucune flaveur sinon que des traces d’orge mielleux si on s’y enfouit le nez sous la surface.  La finale est certes plus goûteuse mais encore là, l’aftertaste est trop mince et se veut une belle représentation d’une bière insipide.  Sinon que de passer à la suivante, pas vraiment de but.

La cote : D-

Parce que c’est tout ce que l’on ne veut pas de la microbrasserie.  De l’ennui au cube.