11 Comtés Lune des Récoltes Vin d’Avoine 9%

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Petite cannette grande réalisation.

Quoi d’une mieux qu’un style presque nouveau pour une nouvelle microbrasserie (les vins d’avoine ne courent pas les rues au Québec, outre de mémoire la plus qu’excellente version du Naufrageur)?

À l’image de cet autre vin d’avoine le nez est bien fruité et démontre que l’avoine est une céréale moins propice au brassage et à la distillation mais est aussi moins austère.  Hyper, hyper ronde en bouche (il s’agit de la même céréale que l’on rajoute à la stout pour en changer la texture après tout), c’est une bière qui augure très bien pour la finale mais qui profite de chaque instant passé sur la langue pour présenter orange, mélasse, caramel et prune.  La finale profite du même élan fruité, proposant une touche d’amertume toute à fait inoffensive pour ensuite s’éteindre dans toute la profondeur de son grain.  Facile et loin des souvent très farouches vin d’orge américains, c’est une bière aussi réconfortante qu’animé.

La cote OO :  A

Parce que c’est une raison à elle seul pour partir de l’est du Québec et de faire 3-4h d’auto pour visiter une brasserie toute nouvelle.  Ça promets vraiment pour la suite.

Le Naufrageur Vin d’Avoine aux canneberges 8.5%

nvaacA  Vin d’avoine aux canneberges fermenté avec une levure de pinot noir (…) un an en fûts de cognac et de pinot noir.  Comme un bon rub d’épices, plus que moins d’ingrédients font parfois la recette gagnante.

À peine dotée d’une petit ton rougée, ce n’est pas la canne qui est exubérante à la couleur, ni a l’odeur où cette de la marmelade d’orange franchement, franchement agréable qui acceuillent les narines dans cette expérience.  La bouche se dégage un peu de l’image trop confortable et pétille fort de ses canneberges pas foncé et d’un grain un peu difficile à discerner… peut-être plus en finale?  Oui, définitivement, c’est ce qui donne le punch du nez.  Un peu à l’instar de mon premier whiskey de blé (le Bernheim) ce premier vin d’orge se veut une merveilleuse découverte, à un tel point que même si j’apprécie la canneberge dans ce mélange, j’y déjà de gouter à la version « virgin » s’ils en sortent un.  Quoiqu’encore, l’aigreur de la canneberge est peut-être un bon contrebalancier à la rondeur du grain.  Enfin, l’important c’est ce qui reste dans le verre en ce moment, et non sans me rappeler le confort estival de la Oude Blanche du Trou du Diable, ce vin d’avoine aux canneberges est tout à fait indiquer pour un dimanche après-midi pendant que la blonde, les enfants et les chiens dorment.