L’Esprit de Clocher Le Grand-Duc Édition Spéciale vieilli 6 mois en barrique de whisky 9.6% 61 IBUs

ecgdvLa cote OO : B+

La part des anges du monde du whisky, cette fois-ci côté brassicole.

Si le récit du séjour en barrique était conté, on pourrait être certain qu’il contiendrait une grande incursion en forêt, d’abord de chêne vanillé se reposant au Kentucky, suivi d’une migration dans de la plaine de sucrerie québécoise (l’arbre, non l’étendue de pays plat).  C’est de la pornographie olfactive quoi mais passablement plus artistique que certaines bières à l’érable par exemple.  On carriole de plus en plus vers la cabane (à sucre) une fois le liquide en bouche, en détectant assez facilement le côté suave des flocons d’avoine à la recette, puis on avale en découvrant la pointe de moka beaucoup plus palpable dans l’édition non vieillie.  Quant aux gorgées subséquentes, elles livrent davantage la vanille et le je-ne-sais-quoi du fût de spiritueux, et énormément de volupté.  Définitivement une autre édition que l’Esprit de Clocher se devrait d’offrir en plus grande quantité, dont on pourrait mettre au défi n’importe quel amateur de bière à l’érable de troquer l’arbre pour la ruche.

Broadway Élixir de Belphégor Bière brune extraforte (vin d’orge) vieilli en fût de chêne Extra Old Stock 10%

bwebLa cote OO : B-

Pas toutes les bières sont comme les bons vins.

Quesséça?  Old ale en version extra, extra extra old stock, où le grain semble avoir pris un drôle de tournant, à la limite du sanitaire… malgré son séjour contrôlé en cellier, je me demande un peu qu’est-ce qu’il lui est arrivé avant d’atterrir à la maison.  On passe outre le nez étrange de bois mouillé mais encore à l’intérieur, la old ale puissance 10 détonne; heureusement derrière la langue le liquide semble plus posé et on peut espérer mieux pour la finale et les gorgées subséquentes.  En effet, la finale est pas mal plus à la hauteur de mes attentes, ronde et très liquoreuse, même si je reste avec certains questionnements pour le piquant étrange sur le bout de la langue.  Le genre de bouteille à trouver à nouveau pour voir s’il lui est arrivé quelque chose de plus ou moins bonne.

Trou du Diable L’Impératrice Stout Impérial vieilli 10%

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Non seulement il faut se rendre à l’anglais qu’elle est vieillie en baril, mais il faut tourner (ou ouvrir) la bouteille pour savoir que c’est un stout.  La clarté des étiquettes n’a jamais été le for de Trou du Diable.

S’exclamant dès le départ de manière très stout avec des fruits secs et un peu de café, le léger bois et tout juste ce qu’il faut de sucre vient ajouter au belle harmonie.  Très expansive en bouche, le CO2 camoufle presqu’entièrement le goût de prune, qui revient en finale où il est accompagné par le café et une pincée d’épices qui raffermit le sentiment de stout.  Sans être mon meilleur stout impérial québec, c’est une impératrice avec autant de prestance que de bon goût, toutefois au triple du prix de la russe de Frampton Brasse je vais mettre le genou au sol devant la Beauceronne avant la Mauricienne.

La cote : B+

Parce que c’est comme leur Sang d’Encre en version plus étoffé.  Et délicieux.