Le Trou du Diable TURF Bière forte élevée en foudre de Brunello 6.6%

tddturfMis à part le taux d’alcool, il y a une différence avec leur « Foudre »?

La cote OO : B-

On surfe sur la vague, mais dans le bas de la vague.

Pour une fois de plus le Trou du Diable ne fournit pas de description, et le nez est un peu similaire avec de l’orange sucrée, un peu de vanille et de l’orge discret.  Elle est bien posée en bouche, assez longue et surtout bien ronde.  La finale est vineuse, avec un baril des plus évidents avec une acidité et une astringence digne de vin rouge imposant.  On aimerait un peu plus de profonduer et de poids sur la langue, mais à 12$ pour une 750ml vieilli en fût de brunello on ne peut pas dire que le prix est mauvais.

Trou du Diable La Buteuse Bière divine extra-forte (2018) 10%

tddb2018Mielleuse et funky, c’est un nez pas trop loin de la divine Dulcis Succubus qui nous accueille sur un fond de bière belge juste assez sucrée.  De la pêche, des cheerios craquantes et du sucre candi léger assez imposant qui migrent sur un houblon assez fleuri.  Loin d’être trop aggressive pour une bière titrant à 10% d’alcool, c’est avant tout une belge de confort à laquelle on aurait ajouté un brin de folie de funk juste assez efficace.  Oui, peut-être qu’elle est moins impressionnante qu’il y a quelques années, mais ça reste une des très bonnes alternatives de bières belges dans la trempe des Dominum Vobiscum.

La cote OO : B+

Parce que c’est une belle belge, peu aventureuse mais avant tout très bien établie.

Trou du Diable La Blanche de Shawi (2018)

tddbshMalgré un parfum très orangé aussi fafa que rafraîchissant, c’est une blanche où le grain est très présent.  On poursuit avec un liquide très effervescent mais plus ou moins goûteux où je m’attendrais à plus que le blé qui figure sûrement à la liste des ingrédients.  La finale est plus réglo, c’est droit dans les rangs de la bière blanche avec une touche supplémentaire de blé, et de l’orange qui monte au fil des gorgées.  Une belle bière d’été pour ceux qui trouvent que la Kronenburg est trop légère.

La cote OO : B

Parce que c’est probablement pourquoi Molson Coors ont acheté le Trou du Diable : des élixirs qui sont juste assez aventurières pour garder un feeling de bière de micro, mais qui reste facilement abordable par la population en générale.

Trou du Diable L’Impératrice Stout Impérial vieilli 10%

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Non seulement il faut se rendre à l’anglais qu’elle est vieillie en baril, mais il faut tourner (ou ouvrir) la bouteille pour savoir que c’est un stout.  La clarté des étiquettes n’a jamais été le for de Trou du Diable.

S’exclamant dès le départ de manière très stout avec des fruits secs et un peu de café, le léger bois et tout juste ce qu’il faut de sucre vient ajouter au belle harmonie.  Très expansive en bouche, le CO2 camoufle presqu’entièrement le goût de prune, qui revient en finale où il est accompagné par le café et une pincée d’épices qui raffermit le sentiment de stout.  Sans être mon meilleur stout impérial québec, c’est une impératrice avec autant de prestance que de bon goût, toutefois au triple du prix de la russe de Frampton Brasse je vais mettre le genou au sol devant la Beauceronne avant la Mauricienne.

La cote : B+

Parce que c’est comme leur Sang d’Encre en version plus étoffé.  Et délicieux.

Trou du Diable Foudre Bière fermentée et gardée en baril 5.5%

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B  Rammstein le disait si bien, Du Riechst so gut.

J’ai les bières qui empestent (dans le sens positif du terme) telle que cette Foudre qui sent à 30 cm loin du verre, même lorsque reniflée à l’extérieur.  C’est donc du funk (qui me semble assez bretteux qui accompagne l’orange, non sans rappeler l’Oude Blanche, quoiqu’en version plus sauvage.  En bouche, elle prend tantôt des aspects cuivrée (style vienna lager) mais un autre tantôt plus tard c’est la bière sûre qui précède la brett assez tropicale.  La finale est ronde et fait penser à de la gélatine de fruit, tout en tenant le cordon de la brett bien en mains.  C’est donc sauvage mais abordable, une saison pas très saison, dont le Brunello du baril a su donner ses tannins sans son goût devin.  Un  trip de brett qui n’amène rien de neuf ou de challengeant, mais qui disparait rapidement derrière la cravate aussi; c’est aussi ça l’important.

Trou du Diable Capitaine Simcoe bière sûre houblonnée 4.8%

tddcsB+  Ça marche la fusion de la mode d’il y a 2 ans avec cette de l’an dernière (2016)?  Plutôt oui.

Presque trouble, le nez est on-ne-peut-plus-bizarre, avec l’aspect bière sûre très présent qui se mêle à la gomme balloune et au houblonnage tout aussi végétal qu’agrumes.  Et à défaut d’être influencé par l’image marine, on pourrait même rajouté un touche de sel.  On oublie d’abord les houblons en bouche, c’est la pomme de la bière sûre et toujours un peu de gomme balloune.   La finale c’est houblon, et puis zut (ou tant mieux) on retourne à la bière sûre et le sel… présent à la recette?  Non, et l’on parlerait plus de notre de tarte citron lime, ainsi qu’un yaourt citronné infusé aux fruits de la passion.  Une fois étant lu en effet la tarte citron lime… pour le yaourt, ça prend un peu plus d’imagination.  Peut-être pas à la hauteur de leur Oude Blanche, mais pour l’amateur d’IPA à la recherche d’autres sensations.

Trou du Diable La Bretteuse bière sauvage 7.5%

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« Bière sauvage »?  C’est tout?  Trou du Diable donne maintenant dans les appelations qui font du sens?

B-  Bretter avec les papilles, dans le sens d’hésiter.

Tranquille comme pas une, c’est tout sauf sauvage au nez car même en frôlant le liquide du bout du nez, c’est de l’orge plutôt conservatrice et l’ombre de levures qui se rapproche de levures faiblement sauvages (le nez évoquerait de l’eau de rose – c’est subtil de l’eau de rose non).  En bouche elle est plutôt sûre mais là encore c’est une bière tout sauf étalée, qui semble hésitante à contacter les papilles.  Il faut donc passer à la finale, un tantinet houblonné et tout aussi en subtilité.  Le sentiment de la bière sauvage américaine y est, mais c’est comme si quelque chose s’était perdu dans son voyage vers le nord.  On reste donc avec une IPA plus domestiquée que sauvage, abordable, avec un peu de profondeurn mais sympa que si on cherche la stabilité.

Trou du Diable L’Ours Assemblage de bières fortes #14 6%

tddoB-  Facile funk.

Pas la bière la plus olfactive : un peu funky, tranquillement houblon vert, pour une bière à plus de 15$ on peut espérer un goût plus franc que l’odeur.  Effectivement meilleure au goût, c’est fruité et sucré à la manière d’un cidre pétillant.  On complète d’ailleurs sur ces mêmes notes de cidre et un léger funk, le tout dans un ensemble aussi rafraîchissant (et très semblable) au rosé de Michel Jodoin.  Une bière à boire en automne au bout d’un champs à Rougemont d’ailleurs.

Trou du Diable Oude Blanche Blanche de blé à l’ancienne 4.5%

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Encore une fois une superbe bouteille, mais pas juste pour le contenant.

A  Le triomphe par la sobriété.

M’attendant à quelque chose de plutôt bizarre, le succulent nez de blanche de blé, peut-être un peu acidulé et un peu houblonné aussi, est une agréable contre-surprise de grain passablement sucré. En bouche elle se veut rafraichissante, vraiment fruité e d’orange mais le grain demeure, autant dans le goût que la texture.  Même sentiment avec le grain qui triomphe en finale et la bière un peu plus sûre en aftertaste.  En moyenne parfois déçu du Trou du Diable, cette Oude Blanche s’inscrit dans leurs meilleures avec la Dulcis Succubus, mais évidemment dans un tout autre registre.    Il aurait été facile d’ambitionner sur un ou l’autre des ingrédients (avec coriandre, citron et pêche qui figurent à la description mais non à la liste des ingrédients) mais on vise juste, très très très juste.

Trou du Diable Le Coq bière forte aux cerises 6.5%

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Très belle étiquette « mean » pour une bière qui ne l’est pas tant que ça.

B  Un beau trip de nostalgie avec la cerise de la bonne vieille slush Hush Puppies.

À voir la couleur à la limite du pas naturel, le nez de cerise surpuissant donne à ce jus (c’est une bière?) un aspect festif où l’exubérance est sûrement à prévoir.  Or, l’arrivée est moelleuse et vêtue de grain malgré un fruit toujours présent, beaucoup plus fort que le houblonnage qui est assez faible.  Retour à la franche cerise en finale, plus naturelle qu’elle ne l’était au nez, et aftertaste sec et un peu acidulé.  Bonne oui mais bière, c’est un peu plus incertain.