Mikkeller Henry and his science Ale microbiologiquement tropicale Sans Alcool (0.3%)

mikbwLa cote OO : A-

Alcool, pas d’alcool, potâto, potato.

Microbiologiquement, au niveau du nez Mikkeller semble viser à la bonne place avec une bonne ration de lactobaciles , où à tout le moins de levures rondes qui vont bien avec le blé, pour donner un espèce de Berliner Weisse vanillé bien sympathique.  L’orange est encore plus évidente (mais pas plus forte) en bouche et le liquide est bien vivant, quoiqu’un peu trop léger, et c’est un échelon de plus en finale.  Moins ronde qu’une Berliner Sonne du Bockale mais bien goûteuse, c’est ma meilleure bière sans alcool et de loin.

Ma Brasserie Mandrill Saison Brett et tropicale 6%

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Pour une cannette, beaucoup de couleurs différentes c’est bien.  Pour une bière, trop en avoir peut être pire que pas assez.

C+  Oui, un gros singe tonitruant.

Avec son aspect trouble et son style débridé, on fronce facilement le sourcil en sachant aussi peu où nous conduira cette bière.  Légèrement orangée, on est plutôt loin de la saison belge à la Saison Dupont, se retrouvant plus près olfactivement d’une NEIPA.  Expansive par la suite, il faut savoir capter très rapidement les bretts avant le houblon qui fait facilement penser à une IPA sans scrupule au niveau de son IBU, tant et si bien qu’à part le pamplemousse ou le citron pas très mûr, on peut se demander qu’est-ce qu’elle a de si tropicale.  Puis on passe en finale, tout de même plus arrondie par les levures mais encore là, ce sont les houblons qui ressortent, assez ou voir très verts, et un soupçon de poivre noir en bout de langue, trop peu trop tard.  Pour ma part, une bière à outrepasser mais qu’on boit si elle nous est offerte.

Brasserie Générale La Pitayana Fusion Tropicale Acidulée (ananas et le pitahaya ) 6.4%

bgpB+  L’important n’est visible qu’aux yeux du cœur (ou de la langue).

Parlez-moi d’une couleur radioactive, j’ai l’impression d’avoir droit à un flotteur au fruit dans une crèmerie – mon garçon regarde d’ailleurs mon verre d’une drôle de manière.  Impossible alors d’avoir une odeur qui va même se rapprocher de la bière, malgré que ce soit pas mal plus subtil (ou moins « in your face » ) que prévu.  Les papilles sont toutefois d’un avis contraire et bien qu’en forme naturelle le pitayaha ait un goût beaucoup plus léger que l’ananas, dans cette bière c’est le contraire.  Pour ce qui est de l’aspect sûr, on l’oubllie un peu (tout comme le taux d’alcool à 6.4%), ça reste une très belle bière d’été et dans le même créneau, de combien supérieur à l’Ale-I-Six de Lagabière.  Donc une belle bière flashy mais dotée d’une certaine profondeur et d’une belle rondeur (probablement les lactobacilles en levure), qui laisse aussi croire aux papilles (mais certainement pas à l’œil) qu’on boit tout de même une bière.

Ras L’Bock Playa Del Flamenco Witbier tropicale 4.2%

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Un nom à la limite du quétaine dans le sud mais une bière qui détonne des bières insipides qu’on peut y trouver.

B+  Pas de mal à mettre énormément de notes si la chanson est entraînante.

« Witbier tropicale ».  Tropicale… le mot qui me fait souvent peur, où le fruit l’emporte généralement trop souvent sur la bière.  Au nez toutefois, on sent bien la bière blanche de blé , les fruits sont en fait assez délicat.  La bouche, certes rafraichissante, prend d’abord des allures d’IPA sans scrupule puis le melon de miel et l’abricot sortent pour se terminer de manière assez sèche, presqu’à la Berliner Weisse.  La finale est quant à elle l’affaire de la coriandre qui laisse passer un peu de pamplemousse en aftertaste.  C’est très éclaté, à la limite du manque de cohésion, mais le blé qui se répercute tout au long de l’expérience se révèle une très bonne colonne vertébrale pour une bière très stable… malgré les pirouettes.