Tête d’Allumette Gasket de Course Barrique Bourbon 8.1%

tagcbbLa cote OO : B

La planche solide qui soutient tout la charpente.

Non pas du « ça sent comme du moka », c’est du moka… liquide, sur lequel on aurait brûlé du marshmallow à la torche en bonus.  Le marshmallow est écarté en bouche et l’on croque dans ce juteux morceau de moka chocolaté, avec son orge certes très bien torréfiée, tandis qu’en gorge le chocolat vient se frotter à la planche du fût, davantage chêne que bourbon. Non pas la plus originale de la gamme de Tête d’Allumette, mais très solide, et pas mal plus liquoreuse que le « faible » 8.1% d’alcool.

Tête d’Allumette Œil du Mouton 2 Barrique Bourbon 8.2%

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La cote OO : A+

La grande nature de la grande micro, en version verre.

Pour Tête d’Allumette qui jure plus par la franchise régionale, ce nez certes des plus fins étonne par sa vanille, son orge parfumé, son lilas et son sucre brun.    Sans se rappeler de la recette exacte (donc bue à l’aveugle), le malt est enivrant, le houblon semble très bien choisi et le baril est judicieux; il serait difficile de penser à un meilleur départ.  La bouche commence de manière vanillée mais le même houblon – et probablement les levures nordiques – se poursuivent pour le plaisir des papilles, tandis que la fin est juteuse, en dehors de ce que l’on pourrait penser de Tête d’Allumette mais on parle de manière incontestable d’une des meilleures brasseries du Québec avec ici l’une de ses meilleures bières.  La Vossaol est un type… atypique mais un style que n’importe quel amateur de kveik, rauchbier, rousse ou porter devrait essayer.  Une superbe bière d’exception.

Tête d’Allumette Impériale Gasket de tête stout russe 9%

taigdtsrSur feu de bois, une stout impériale russe de la meilleure brasserie de tout le Kamouraska doit livrer.

La cote OO : B+

Pour une fois, Tête d’Allumette réussit dans la sobriété.  Sauf au niveau du pourcentage d’alcool.

M’attendant à la tourbe souvent rencontrée dans les bières de la tête d’allumette le nez est différent, mais tout de même à la hauteur des attentes de par son orge en parfaite zone « goldilock » : par tro sucré, bien vanillé, habilement torréfié, boisé finalement et un je-ne-sais-quoi de mystérieusement indéterminé.  À l’intérieur le moka se dévoile, puis la chaleur de l’alcool qui parait au-delà du 10%; pour la finale c’est la même chose mais le mystère perçu au niveau du nez y est toujours.  Il faudra donc passer à la seconde gorgée pour tenter d’élucider le mystère, sans trop de succès.  On en fait quoi donc de cette offrande de Tête d’Allumette.  On la boira facilement dans un verre ballon devant le foyer, en plein blizzard si possible.

Tête d’Allumette (Collab à l’Abri de la Tempête) Palabre à Mélan bière forte au riz levure à Saké 9%

ta_2019_2La cote OO : A-

Pas parce que le riz fait partie de la Bud que ça rend une bière sans saveur.

Est-ce que c’est le vent de Kamouraska ou les îles de la Madeleine qui souffle tellement qu’on y sent pas grand-chose?  Un peu de melon et de gingembre, mais quelque chose de plus funky qu’à l’habitude – on est pas en territoire saké mais pas loin.  La bouche est étrangement lourde (ou pas tant que ça, on parle d’une bière titrant à 9%) et la finale encore plus bizarre : du riz poussiéreux.  Évidemment une bière qui demande une seconde gorgée, où l’on trouverait encore plus de riz, pas loin du riz à sushi fraîchement sorti du cuiseur.  Oui une expérience intense en saveurs et en particularité, mais légère à la fois.  Le curieux aimera sinon adorera mais peut-être pas pour tout monde.  Certes pour l’auteur de ces lignes.

Tête d’Allumette Zito Barriquée 4.8%

ta_2019_2La cote OO :  B+

Si le climat le permettait, le raisin vinicole pousserait dans le Kamouraska.

Intéressante : plein de houblons tropicaux mais du blé en même temps.  De l’orange sucrée en fait.  Le grain ne fait pas de doute mais on gagerait sur un barriqué de vin blanc – en fait elle pourrait faire penser à la Dulcis Succubus.  Bien ronde sur les joues, elle goute davantage qu’une bière à 4.8%, et amène du raisin blanc.  La finale est encore plus ronde – du blé ou beaucoup de moût.  C’est certes pas désagréable, et on apprécie beaucoup.  Le soleil en début d’hiver au vin… au VENT du fleuve.

Depuis le début, je pensais « saison » mais juste pas assez sûr par l’absence de poivre noir.  J’aurais dû me fier à mon intuitiion.

Tête d’Allumette Woopelai Gose Salicorne et concombre 3.8%

ta_2019_3La cote OO : A+

Gose : pas parce que c’est juste un style allemande qu’on ne peut pas exceller au Québec.

On pourrait penser qu’une gose crie toujours son acidité.  Ici pas du tout, c’est plutôt un genre d’algue (certainement la salicorne) qui domine.  Hyper difficile de ne pas apprécier surtout devant le paysage du St-Laurent, on y plonge donc (les lèvres) et on y trouve un liquide plutôt salé, pas vraiment dominé par les lactos (est-ce qu’il y en a?) mais peu de salicorne en bouche.  La finale est … géniale.  Oui ça goûte l’algue mais c’est oh-so-excellent.  Wow.  Sans mot.  « That’s it, je bois juste ça pour le reste de la soirée/l’été ».  La meilleure de Tête d’Allumette, qui sont déjà dans le haut du tableau québécois.

Tête d’Allumette Tête de Vainqueur Dry Stout cream ale 3.9%

ta_2019_2La cote OO : B+

En prenant le fleuve à partir de St-André, on peut se rendre en Irlande non?

Ça serait surprenant qu’il n’y ait pas d’azote là-dedans!  Et le nez est assez volubile au niveau de l’orge grillé, et peut-être fumé?  Certes plus dimensionnelle que votre Guinness de tous les jours!  Sans surprise la bouche est assez molle mais encore une fois dans le Kamouraska – au moins certainement chez Tête d’Allumette – on sait jouer avec le grain.  La finale est à la limite du beurre de cacahuète tellement « ça goûte brun ».   Une vrai Dry Stout, pas du tout oyster mais dans le champs – dans le bon sens.

Tête d’Allumette Tête Carrée Bitter anglaise minérale 4.1%

ta_2019_1La cote OO : B-

Carré oui, minérale oui, anglaise oui,  mais manque un peu de tête.

Bien dorée pour une bitter, c’est davantage le grain mielleux que l’on hume, plus que la bouche qui est à la limite de l’aseptisé… un peu décevant quoi, car on aurait aimé un peu plus d’houblons, malgré que le côté asséchant minérale y est bien.  Le houblon vert est tempéré en finale et prouve hors de tout doute que « bitter » a une autre signification qu’amer en Angleterre, certainement moins qu’en Amérique du côté west coast.  Non, au finale elle remplit bien le mandat même s’il ne s’agit pas d’un incontournable.

Tête d’Allumette Niemand Kölsch faite à partir de pain de la Boulangerie Niemand 4.8%

ta_2019_1À quoi ça ressemble une bière qui est supposée présenté de la céréale à laquelle on a ajouté du pain?

La cote OO : A-

Tout le monde peut être agriculteur.

Un peu reculée lorsqu’on la surplombe, à moins qu’elle soit trop froide c’est probablement le genre de bière que l’on goûte plus que l’on sent.  En bouche c’est totalement la céréale, pas trop orge, et je dirais farine de blé.  C’est craquant et la texture est difficile à expliquer, mais pas à savourer.  Côté finale c’est entièrement la poche de grain qui traîne dans la boulangerie.  Une bière pour tous, je me demande à qui je ne la recommanderais pas et à qui il ne manque que le nez pour ne pas être presque parfaite dans le style.

Tête d’Allumette Blanche Tête et les 7 Grains Blanche au riz basmati 6.5%

ta_2019_1La cote OO : B-

Plus pour faire moins.

N’attendez pas les coriandre et orange : un peu de blé, une bonne dose de houblon oui peut-être un peu d’orange, mais jamais à la hauteur qu’on pourrait s’attendre de la classique belge.  Et puis zut, coriandre finalement, et si le riz ne se goûte pas vraiment c’est la légèreté de l’ensemble que l’on retient.  Drôle de hook cependant en sortie, comme si le grain était complètement disparu ; désagréable non mais un peu déroutant.  Pour l’amateur de découverte mais pas vraiment une bière de tous les jours.