Sno Microbrasserie Nordik Snoespress 4.8%

snoesppressoUn peu mort le Grand Marché de Québec par ces temps de COVID, alors ça fait plaisir d’encore le produit maraîcher et brassicole local.  Surtout lorsque l’on a droit à la première pinte (à amener à la maison) d’une nouvelle bière.

La cote OO : A-

Un flocon habituellement noir en version blanc et fraîchement tombé.

Une blonde au café, une denrée assez rare mais dans le genre, il y a aussi celle au Cascara du Griendel par exemple.  Au nez c’est de la grosse fève de café assez fraîche merci (ça expliquerait la couleur entre autres) tandis que l’orge n’est là que pour fournir l’avant-plan.  On dénote ensuite une présence assez marquée de houblon (pas tant à l’aromatique qu’en amertume) et le grain de café devient encore plus végétal.  Et encore plus végétal en gorge alors que le mélange houblon-café atteint son paroxysme sensoriel, tandis que le plaisir est renouvelé lorsqu’on retourne au nez toujours avec le café qui se veut encore plus évident après l’avoir goûté.  Jusqu’à ce jour Sno m’avait semblé un peu trop conservatrice (versus d’autres québécoises, disons que le marché québécois brassicole est loin d’être austère), mais même au-delà de leur très bonne Philly Lager, la meilleure de Sno à ce jour.

SNO Snodevil American Pale Ale 4.8% 35 IBUs

sno1La cote OO : B-

La blonde americaine, mais pas celle élevée au Texas ou en Géorgie.

Somme toute simple pour une american pale ale, le houblon est à demi-couvert à l’olfactive mais pas trop exubérant.  Beaucoup plus amère en bouche par contre alors que la finale est à la limite du poivré ce qui lui amène une autre dimension.  Toutefois on parle ici d’une APA à peine plus agressive qu’une blonde, qui remplit le mandat mais qui est très loin de le dépasser.  Ça ne serait définitivement pas celle que je commanderais en premier à votre place, à moins que vous vouliez commencer de manière tranquille.

SNO Snobird Double IPA 7.8% 45 IBUs

sno1La cote OO : B

La définition même du « pas de faute ».

Pour ce qui est de la portion double dry hop, un seul reniflement est suffisant pour convaincre : au nez c’est de l’agrume mais pas trop fort et je dirais Mosaïc si j’avais à prendre une chance.  La bouche est évidemment lourde (c’est bien une double quoi) et le houblon est fort, tandis que la finale est assez crémeuse.  Tout ce qu’on peut chercher dans une double IPA quoi, bien pesante et dose mais conservatrice, dans le bon sens.

SNO Snoflake marzen 4.8% 15 IBUs

sno1Après leur très bonne Philly Lager, on peut espérer beaucoup pour cette marzen.  Trop d’espoir parfois ce n’est pas bien.

La cote OO : C+

Roux très pale.

Autant au nez qu’à la coté, on peut d’ores et déjà dire qu’il s’agit ici d’une ambrée des plus tranquilles.  La bouche aussi est simple et à peine cuivrée, mais manque de malt et présente une amertume assez forte pour à peine 15 IBUs.  Plus maltée qu’une blonde certes, mais on est très loin du style allemand qui sait ne pas lésiner sur l’orge.  Peut-être à revoir à mon humble opinion.

SNO Snofox d’hiver Philly Lager 4.8%

sno1La cote OO : B+

Le grain est un bully à Philly.

« Parce que c’est une recette de Philadelphie ».  D’accord, pas le meilleur moyen de me la vendre alors va falloir se fier à mes sens, où l’olfactive trouve du grain vraiment bien présenté.  En obuche c’est un mélange céréalier assez fort qui me fait penser à l’Oktoberfest de Victory (de Philadelphie évidemment), et qui finit par se calmer dans une finale très douce, chaude et très bien maltée.  Pas besoin d’ingrédients hétéroclites quand le grain est bien travaillé, et à ce jour, certainement l’une des meilleures de SNO.

SNO Snoberry sure aux canneberges 4.3%

sno1La cote OO : B-

Du Jell-O qui n’est pas à saveur de fruit, ça n’existe pas.

Canneberge.  C’est tout.  De la bière? Pas vraiment.  On reste donc uniquement sur la canneberge, même en bouche où la texture se rapproche d’une berliner weisse à peine crémeuse et empreinte de lactobaciles, mais le manque totalement de développement est un peu ennuyant.  Pas assez gouteuse – outre le fruit rouge – mais il s’agit tout de même de la meilleure de SNO en ce qui a trait aux fruits.

SNO Snotire stout a l’azote 4% 35 IBUs

sno1La cote OO : B-

Noire ou grise?

Encore plus que le café, les effluves rappelent le petit qu’on ajoute dans la boisson matinale sans trop y penser.  Très pale mais juste assez perçante sur les papilles, c’est une stout très peu bavarde et encore elle utilise pas mal les mêmes mots pour son développement.  Enfin un peu plus de grain à la sortie, légèrement poussiéreux d’ailleurs, mais c’est trop tard, on ne pourra que lui mettre l’attribut plus ou moins suffisant de « correcte ».

SNO Snocream 2 penny cream ale 2.2% 22 IBUs

sno1La cote OO : B-

On paye en penny au sud de la frontière?

Crémeuse oui, mais on a dépensé plus que 2 pennies sur le grain assez mielleux.  Hyper clean en bouche et dotée d’une bonne amertume malgré ses 22 IBUs, alors je ne sais pas trop quoi en penser car la promesse du grain qu’on trouvait à l’olfactive n’est pas livrée.  Enfin, la finale houblonnée herbeuse en fait de cette cream ale une bière légère assez typiquement américaine.  Correcte, mais sans plus.