Pit Caribou Brown Ale de Seigle 5%

pcbasLa cote OO : B

Plus de bonbon pour élargir les horizons.

Du gros bonbon noir, aussi noir que le liquide qui ne fait pas vraiment « brown ale »; très facile à détecter le côté seigle et c’est aussi bien ainsi.  Le seigle frappe aussi en bouche, du bonbon à l’anis et du grain assez intense – on est curieux de savoir le degré de torréfaction du seigle.  La finale est plus légère – heureusement – mais côté intensité, c’est digne d’un stout avec beaucoup de personnalité.  Comme brown ale, si vous avez la Newcastle en tête, vous risquez de trouver le manège assez rock’n’roll merci, mais après quelque tour, de l’orge au seigle et même de la petite pointe de houblon, on l’adopte facilement.  Une belle variation foncée sur un thème.

Maltstrom India Pale Lager Seigle 6%

maltstrom1Une autre IPL de Maltstrom, un autre succès?

La cote OO : B+

Parce que ça goûte la grange.

Début des hostilités olfactives par le gros grain juste assez épicé pour une bière au seigle.  En bouche, cette même céréale est plus légère, ce qui n’est pas le cas de la finale où c’est une véritable « volée de grain » un brin boisé.  Dans les meilleures bières au seigle au Québec, si le blé a la cote pour l’été, pour la saison des récoltes le seigle semble particulièrement approprié.

Les Grands Bois La 4e Dimension HopfenRoggen

gb4dMême au grand vent du bord de fleuve, le seigle marque l’olfactive encore plus que le houblon qui ne tente pas de voler la vedette.  Pour le goût, on reste bien appuyé sur la colonne vertébrale de grain jusqu’à la finale douce mais soutenue, qui vire presque sur le bonbon.  Si l’eau, le houblon et les levures sont les trois premières, la quatrième dimension du grain est remplie de couleurs.

La cote : B+

Parce que c’est un beau trip dans la quatrième dimension.  On pourrait se croire dans un film de science-fiction des années 80.

Brasserie Dépareillée Souffle du Coq Stout au seigle et sarrasin 4.8%

bdscsssB  Peut-être meilleure à l’aveugle, ou bien sans avoir trop d’attentes.

Pour un stout à grains alternatifs, c’est à la fois attirant et standard au niveau olfactif, avec la mélasse du sarrasin qui tient tête à l’orge.  Claire en bouche, le sentiment « ouvrier » de la stout et du porter se démarque bien et s’étend sur du moka bien ferme.  Somme tout, à quelque part en porter et stout avec un aftertaste un peu trop court, mais où la balance est très bien respectée.  Peut-être trop même, je crinquerais le seigle davantage car le sarrasin sort bien mais elle n’est pas assez épicée.

La Pécheresse Saison Seigle 6.5%

pssB+  La nostalgie d’une saison beauceronne.

Claire comme une belle pilsner j’ai hâte de goûter à ce mélange souvent peu réussi.  Au nez, un seul mot, fort : la pomme.  La pomme verte.  La pomme verte dans le verger de monde grand-père paternel.  D’où ça sort je m’en fous éperdument, ça me rappelle trop quand j’en donnais aux chevaux.  En bouche le seigle se goute davantage avec une amertume qui semble se tapir dans l’ombre de la gorge.  Mais non.  Retour de la pomme plus sucrée en finale.  Une bière un peu difficile à cerner (comme je les aime) ou le poivre en finale sort juste assez pour croire à l’aspect saison de celle-ci.  Pas que je n’étais pas déjà conquis.

Le Caveau de Trois-Pistoles La Guerre des Clochers Stout au Seigle 5%

c3prangeB  Le côté doux du dur.

Pas trop fonçée comme on les aime, c’est un peu trop doux, ce que je n’attendais pas d’une bière de seigle où les épices peuvent facilement emporter tout.  Cassonade, vanille et cannelle se rejoignent sur les papilles, mais c’est enfin sur le bout de la langue que ça commence à piquer, on se demande alors de quoi aura l’air la finale.  Celle surprends par l’intense de son goût qui se rapproche de la brown ale, plus rond et voisinant aussi la stout… toujours accompagné d’un picotement du bout de la langue.  Et bien que je crinquerais le seigle encore un peu plus, c’est une autre des bières risquées du Caveau qui paye.

Avant-Garde Artisans Brasseurs (brassée par Oshlag) Une saison en Enfer Saison de Seigle (6.66%)

agsee

Dans la catégorie design d’étiquette, certainement l’une des plus belles de l’an dernier.

B+  En jasant des choses si inutilement importantes de la vie.

Pas blonde, ni blanche ni seigle, c’est bien parfumée et presque féminin, en contraste avec l’étiquette aussi lugubre.  Toujours douce en bouche, avec un nom pareil, on pourrait avoir peur d’une finale d’épices assez acerbe, mais non une bien belle balance entre orge, houblon et seigle nous attends.  Et en retournant à la base de son nom, l’aspect rafraîchissant du type de bière saison est bien au rendez-vous.  Une fine bière contemplative, si on parle de l’enfer pensez plus à une succubus que belzébuth.

Coaticook Seigle et miel Ambrée 5.4%

csmB-  Juste assez.

Une belle ambrée côté look, juste assez sucrée avec sa contrebalance de houblons herbacés.  Pour le goût c’est l’orge d’abord, l’orge grillée ensuite, la muscade après et juste assez de seigle en fin de bouche, celle-ci tranquille et où le miel amène un côté trèfle non sucré.  Juste assez longue côté aftertaste, il y a beaucoup d’ingrédients pour un goût aussi concis.   Juste assez de seigle pour mériter l’appelation de bière de seigle mais même si le pourcentage de céréale dans la recette y est, ça me prendrait plus de goût.

Kruhnen collabo La Décapsule King Cogne Pale Ale de Seigle 6.5%

kdkcC-  Un super gros singe de seigle pour sympathisants d’IPA.

Avec beaucoup de houblons et peu de seigle, c’est un brin estivale… avant que le grain cogne très fortement en bouche, ganté de mélasse et de seigle.  Même chose en finale tout en y ajoutant du pissenlit digne des IPA à IBUs élevé, de manière persistante.  Ça cogne c’est sûr mais c’est un combat plutôt pour amateur de houblon et non de seigle.

Collab 3 Brothers Brewing Pale Fire Brewing Rocktown Rye 5%

rocktownC  Les premières autos électriques: plus intéressantes que bonnes.  Très fruitée sur le style IPA mais tout de même curieuse avec un élan de moutarde.  Toujours moutarde presque sucrée, les agrumes suivent aussi en bouche dans une belle déclinaison de goûts hétéroclites et d’attaque puissante.  La finale est courte, tranquille et plus régulier, ce qui n’est pas un défaut pour une bouche autant mouvementée.  À quelque part entre saison et IPA, vaut le détour mais pas nécessairement le séjour.