Maltstrom Scotch Lager Assemblage de lagers fortes ambrées élevées en fût de chêne américain 8.2%

mslLa cote OO : B+

Grosse réunions d’écossais un hétéroclites mais ça finit par faire un beau party; comme le festival écossais de Gould où tripeux whiskies, gens de GNs, descendants écossais et gens du 3e âge se rassemblaient.

Bien que pâle pour une scotch ale, le profil de ce nez très sucré ne fait de doute : c’est d’inspiration scotch ale très certainement… mais à la maltstrom qui affectionne particulièrement les lagers.  C’est donc du scure brun tout juste suffisamment propulsé par les levures caramélisées et un peu sauvage.  La bouche est un peu hors norme par contre : un peu amère et plus clean/moins lourde que votre scotch ale habituelle, on l’avale donc sans trop savoir où l’on va et on y découvre de la fleur et du caramel, agrémenté de la vanille et de chêne en sortie.  Elle choquerait le traditionnaliste, mais une très bonne bière de fantaisie qui plaira sûrement à l’amant de bières brunes en finition de baril de bourbon.  Maltstrom semble vraiment savoir ce qu’ils font en ce n’est vraiment pas la première microbrasserie que je suggérerais pour les néophytes, pour le pire mais surtout le meilleur.

Le Presbytère Fond de Tonne II Blend de Porter Baltique et Rousse vieillie 8 mois en fût de Scotch Laphroaïg lot #148 (revisite) 8.5%

pfdt2Bien que très bien, le fond de tonne avec porter baltique m’avait laissé un peu de recul versus la version « rousse seule ».  Il faut néanmoins conclure à nouveau pour être sur… pas nécessairement un mal, l’édition avec porter baltique quoique moins bonne est certes très valable.

La cote OO : B

La magie est  brisée mais pas le bon goût.

Moins senteuse que leur Marche Impériale, le moka est au rendez-vous, d’abord chocolaté puis franchement vanillé (malgré que le séjour est en fût de Laphroaig, vraisemblablement en fût de seconde main de bourbon auparavant).  À la gustative, elle apporte le raisin rouge de certaines porter, mais pas assez de malt à la rousse.  Le Laphroaig, avant la finale, est plutôt tranquille, mais sort… en sortie… de manière plus distinguée et plus maîtrisé que les bières en finition de Laphroaig habituel (par exemple, celles de la Brasserie Générale).  Une bonne sortie du Presbytère, mais pas autant que leurs versions plus simples, à savoir leur Rousse des Islays et Marche Impériale.

La Fabrique Whisky Jane Scotch Ale Edition Spéciale Fumée Scotch Tourbé 8%

fwjstLa cote OO : B-

Quand est-ce que la musique pop est trop pop?

A l’image de celle de BG, on oublie la bière pour penser au single malt Laphroaïg, s’il était sucré.  La scotch ale est alors totalement dominé, semi-sèche avec beaucoup de bruyère en bouche, alors que le caramel usuel au style a pris un bon pas de recul.  « C’est pas intelligent ça » peut-on se dire en finale, où c’est autant sucré que liquoreux… un peu trop en fait, on a l’impression de boire un mélange de Laphroaig et de Miel, avec un peu de tourbe fumée qui sort principalement après les gorgées subséquentes.  Le fun oui, pour trippeux de whiskies aussi mais trop effronté manque de génie..

Brasserie Générale Scotchino Scotch ale décadent 9%

bg_dec2019_1La cote OO : B+

Le meilleure du Palet d’Or (ma pâtisserie favorite) en format liquide.

Scotch ale?  Le sucre est bien camouflé par le café, mais comme on utilise le terme décadent je n’ai pas le choix d’approuver : ça sent la bière de dessert hyper lourde.  En bouche c’est d’abord du café, puis le lactose qui vient se mêler au caramel.  À ce point on est pas nécessairement convaincu, on passe donc à la gorge ou ça coule doucement, mais tellement doucement!  Wow.  Véritablement une pâtisserie forme liquide, et bien que c’est très, très lourde, c’est une bière qu’on adore à grosse gorgée.  Ma meilleure pasty à ce jour.

Allagash (Portland ME) Trollekelder Dark Wheat Ale aged in peated Scotch barrels 9.8%

at1Très profonde mais pas très complexe, contrairement par exemple à la scotch de Brasserie Générale vieillie en fût d’Islay ici la tourbe semble absente.  Heureusement, la cerise est autant intense au nez qu’en bouche mais c’est surtout lorsqu’on l’avale qu’on mets finalement le pied sur Islay, j’avancerais même plus spécifiquement à Bowmore.  Bien que pour le blé ce n’est pas autant dominant qu’on pourrait l’attendre, c’est une bière qui demanderait plusieurs visiter alors ne reste qu’à espérer qu’Allagash l’embouteille au lieu de simplement la servir à leur pub.

La cote OO : B+

Parce que c’est une bière 100% au niveau du bon goût.

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Esprit de Clocher L’Arbre de Vie Scotch Ale Fumée à l’Érable 7.5%

ecave

Difficile de faire plus « à propos » que de l’essayer en attendant que la batterie de la drill recharge avant de retourner entailler.

B+  Les feuilles de l’arbre sont toutes de la même couleur, jouant sur la subtilité plutôt que la fluorescence.

Par soucis de comparaison (ou excès de zèle épicurien) il faudra évidemment la comparer au bon vieil arbre de vie de l’Esprit de Clocher qui n’est ni la plus fidèle des scotch ale ni la plus fumée des bières fumées, mais qui tient très bien la route aussi.

Au nez donc, le grain (et la torréfaction de celui-ci) semble avoir pris un petit pas de recul derrière un petit élan sucré, qui ne tombe pas dans le gros sirop outre mesure.  Pour la bouche, on répète l’expérience du nez : rien de trop lourd, on ne torde pas la bouilleuse de tout son sirop.  Puis on avale et encore là, même si on pénètre un peu plus profondément dans l’érable, on reste léger au niveau du sucre, se permettant même un passage aqueux avant de retomber dans la finale longue et paisablement réconfortante.  À 0.3% d’alcool supérieure à l’Arbre de Vie sans sirop, force est à penser qu’une certaine partie du sirop ait été injecté en fermentation plutôt qu’en conditionnement, ce qui enfonce davantage dans le bois plutôt que le sucre; seul désavantage c’est la fumée qui y a peut-être perdu au change.  Cependant, bière pour bière, elle est tout autant engageante que sa prédécesseure sans sirop; difficile ainsi de mettre une note bien bien différente, ou d’être moins charmé.

Il serait sûrement intéressant de la comparer aux autres bières à l’érable.  Gagnerait-elle devant celle de l’Île d’Orléans, la UBU Maple Sap de Lake Placid Pub and Brewery ou la Allen’s Mill du Roquemont difficile à dire – ça serait un bon sujet de thèse horizontale – mais pour quiconque cherchant la subtilité dans sa bière à l’érable, à essayer.

Simple Malt Medley Scotch Porter Impériale 10.9%

smmsp Tout est dans le nom.

C’est quoi ce mélange d’épices de porter, de caramel de scotch ale et de chocolat de stout?  En bouche les épices (cardamome, réglisse et cannelle) sont assez fortes en goût mais pas en amertume.  La finale est l’affaire du caramel presque raisin sec avec un soupçon de cannelle, de clou de girofle et de cassonade qui subsiste très longtemps en aftertaste.  Un nom entre plusieurs genre, un goût aussi, mais la somme n’est pas dénuée de sens.  Un beau… Medley… quoi.