Schoune La Part du Diable version double blanche assemblage d’une double blanche belge vieillie 6 mois en fut de Riesling et Sauvignon Blanc 6%

spddLa cote OO : B

Faire confiance et boire sans questionner.

Un peu funky ce qui pourrait faire penser à leur P’tite Gueuze avec du vin (blanc, riesling).  Molle en bouche mais la finale est bien goûteuse, avec l’aspect boulanger de la belge qui se veut très rond et qui évite d’amener un peu du caractère extraterrestre ou de déplacé comme certaines bières de Schoune.  Ça se boit tout seul malgré que le vin est un peu trop fort, mais s’il en reste qu’elle n’est pas très belge standard, plutôt wild quasi gueuze agrémentée de sucre candi.

Schoune Collection Douce Caresse L’Expérience d’une bière de blé aux abricots 4%

sdcTrouvé dans le fond du dépanneur, le genre de bière que j’aimerais connaître la date… aucune surprise donc de voir les bulles disparaître en 10 secondes.  Au nez exit la bière c’est du sirop d’abricots très épais.  C’est donc avec appréhension que l’on goûtera à une bière dont l’arrivée est à la hauteur du nez mais prend un tournant presque vinaigré inquiétant.  La finale est encore plus profond dans le contenant et fait un peu peur avec un élan de vieux thé noir éventé.  Une des rares bières dont je ne finirai pas le verre… et j’ai déjà eû de bien meilleures caresses.

La cote OO : E

Parce que pour être juste, je devrais en goûter une plus fraîche, mais je crois que ce n’est plus possible.  Et comme il n’y a aucune date sur l’étiquette, c’est une bière que je ne peux que recommander de ne pas prendre même si on veut faire une blague.

Schoune Blanche de Québec 4.1%

sbdqIgnorer les bières de la Schoune (outre peut-être ses bières aux fruits, dont leur magnifique kriek) est sûrement pardonnable tellement leurs bouteilles sont anonymes.  Toutefois, la qualité peut être au rendez-vous (outre leurs « lambics » leur P’tite Gueuze devrait être essayer par tout « trippeux » québécois) et généralement orienté vers la Belgique, cette blanche devrait être bien sympa… du moins on l’espère (en espérant pas une autre bière du genre La Part du Diable).

Le blé est au rendez-vous olfactif mais ses comparses orange et coriandre semblent avoir sauter leur tour;  s’il y a 4 épices (même s’il n’en figure qu’une seule à la liste des ingrédients) on s’est probablement garder d’en mettre en généreuse quantité.  En bouche toutefois l’orange ne fait pas de doute, à se demander si l’on a pas ajouter du jus à peine sucré, mais encore à ce point les fines herbes sont tenues en échec.  Derechef en finale, si l’on veut une Blanche dans la plus pure représentative nord-américaine de la witbier, la coriandre fait sérieusement défaut.  En se concluant par le citron accompagné d’estragon faiblement brûlé, on ne peut conclure que dans une Blanche abordable mais certes pas la plus typique; toutefois si on oublie le style, c’est une blanche facile, pas assez typée mais facilement buvable.

La cote OO : B-

Parce que c’est une blind date qui ne nous fait pas courir vers la porte, mais pour qui il risque d’y avoir peu d’étincelles.

Schoune La Trip des Schoune 8%

stdcB  Pas mal plus respectable que son look.

Ça aura pris une recommandation de Mario d’Eer pour me faire outre passer l’étiquette disons très ordinaire, beaucoup plus laide que la belle couleur dorée du liquide où il semble y avoir beaucoup de matières en suspension.  Douce pour les narines, c’est une bière veloutée, florale et mielleuse, loin d’être une belge typique mais bien calculée avec sa pointe d’amertume de houblons orangés.  Plus standard en bouche et plus sucrée (jus de pommes sucré), la musique est faible mais il y a beaucoup de notes : il y aurait 4 épices alors je dirais muscade, cannelle, coriandre et fenouil.  En résumé, ce n’est pas la meilleure des belges mais oui Schoune se débrouille aussi dans ce style.  J’aime bien finalement!

Schoune Reb’Ale Rousse 6.9%

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Je ne la rachèterais pas en spécial, mais je ne serais pas trop insulté de me la faire servir.

C  Shirley, la serveuse du snackbar, ne discute pas de politique internationale mais peu opérer une caisse enregistreuse informatisée.

Fallait un jour s’attaquer à l’une des bouteilles les plus ringardes de l’industrie québécoise; l’avantage c’est que j’ai zéro attente.

Très opaque, le caramel est difficile à manquer, avec une pointe d’épice qui me fait redouter la suite.  En bouche le caramel meurt rapidement, tout en demeurant bizarre, avant une finale fruitée dépourvue de toute finesse.  Mais le simple fait que je finisse la 375ml est déjà une réussite, malgré un peu de cuivre cartonné qui me laisse croire à une fabrication « hors du commun » disons.

2016 en revue

Ma petite revue pour l’année qui vient de se terminer…

Commençons par les fleurs.  Mes petites fleurs, en fait, mes petites préférées de 2016, dans un ordre aléatoire, affublé de commentaires sur certains aspects du marché purement non objectifs.

slkSchoune Lambic Kriek :  Ma nouvelle préférée après leur Spontanée qui serait l’une dont je vais le plus m’ennuyer (celle-ci étant remplacée par le P’tite Gueuze, vraiment pas mauvaise, plus constante mais moins extrême aussi).  On m’a aussi vanter la cassis de Schoune qui était bien, mais pas à la hauteur de cette kriek, facilement l’une des meilleures du genre.  Et ça fait du bien de voir que Schoune est passée d’une instutition douteuse (tel qu’entendu « ah moi la Schoune c’est pour leur spontanée, le reste c’est douteux ») à  une microbrasserie à surveiller.  Le rebranding de leurs bouteilles n’a certes pas nuit non plus.

bdjvBroadway Pub Don Juan Rhum + cognac : c’est fou ce qu’un pourcent de plus d’alcool et un vieillissement en fût de chêne peut faire à une bière, alors que l’édition régulière de la Don Juan m’avait laissé plus que neutre (avec une note de C+) ici on est en total terrain de succès, avec une profondeur vraiment difficile à égaler.  2016 a vu un nombre encore plus élevé de brasseries artisanales faire le saut au vieillissement en fût de chêne, souvent avec de très bons résultats.  Toutefois, j’ai toujours de la misère à justifier une bouteille à 8$, 10$ voire 20$ (spécialement celle de la Réserve du Picoleur à 375ml) alors que la Stout Impériale Russe de Frampton Brasse se détaille toujours à environ 4$ (heureusement celle de Broadway a un prix respectable).

ecsL’Esprit de Clocher La Surnaturelle Berliner Weisse :  MA bouteille tout aller, et en compagnie de la Nuit d’Automne de Frampton Brasse celle que j’ai le plus acheté en 2016.  Difficile d’ignorer la mode des bières sûres cette année, mais ici au lieu d’y aller dans la facilité et de la mélanger à des fruits, on a opté pour une levure particulière qui arrondit la bière sans pour autant la rendre ennuyante.  Un brassin sur ma liste de chasse dès qu’il revient l’an prochain (ça serait un crime de ne pas la refaire!), trippant autant pour le beer geek que pour les amateurs de petits drinks d’été.  L’Esprit de Clocher ne sont peut-être pas les plus volubiles en terme de nouvelles sorties, mais il est difficile de trouver des défauts aux potions qu’ils concoctent.

hbdh2015Hopfenstark Boson de Higgs 2015 :  Encore un brassin de malade pour une microbrasserie qui fait souvent bien mais jamais stellaire… outre son boson de Higgs.  Un mélange de berliner weisse, de rauchbier et de saison… c’est un hasard s’il s’agit de 3 de mes types de bière favoris?  Dommage – un autre crime – qu’elle soit si difficile à trouver.  Toutefois, ça paye parfois de sortir des sentiers battus; d’ailleurs, mention honorable ici à Oshlag avec ses bières de maïs bleu, on se demande où la folie va se terminer, mais sûrement l’une des micros à surveiller pour 2017.

alfevgA la Fût Vieille Gueuze Assemblage III 2011-2015 :  d’un côté des gueuzes, la Spontanée de Schoune, sèche et ô combien efficace.  De l’autre celle d’À la Fût, plus ronde et un peu plus variée.  Une bouteille sur laquelle on peut aussi se permettre d’attendre avant de déguster et pour laquelle la déception est presqu’impossible.  Seul défaut : son prix autour des 20$, mais avec une partie de la bière datant de 2011, ça explique en partie.  Avec celle-ci, leur Rouge de Mekinac maintenant en rotation plus régulière et leur Weizen sûre, À la Fût n’ont peut-être pas la reconnaissance qu’ils méritent.  Par exemple, Auval fait de bonnes bières, mais le hype les entourant devrait être tout aussi mérité pour les cowboys de St-Tite.

Mentions honorables.  Certes, Unibroue n’est pas la plus risqueuse mais avec Dave Mustaine et leur A Tout le Monde, ils ont sû prendre une belle tangente avec probablement l’une des meilleures collaborations musicien-brasserie.  Dans le sempiternelle combat Megadeath/Metallica, une saison hyper buvable est 100 fois meilleure qu’une pseudo-bière spéciale, de toutes les sortes peu originale possible une Budweiser.

Un beau salut à Beau’s aussi, qui continue de s’acharner à percer le marché du Québec.  À ce jour, je n’ai rien essayé qui m’a fait dépasser la note de B+ mais leurs efforts – redoublés par des lois ontariennes encore plus contraignantes qu’ici – vaut des applaudissements.

bcblhEnfin, comme j’ai trop de favorites sur un pied d’égalité au Québec cette année (Esprit de Clocher, À la Fût, Oshlag, et j’en oublie), je vais donner mon titre de microbrasserie hors Québec à Brothers Craft Distilling d’Harrissonburg en Virginie.  De la variété (ma première Sour Stout), de la solidité dans ses classiques (comme sa Helles) et de la retenue jusqu’à dans sa bière d’automne où l’on a sû se modérer sur la cannelle.  Et surtout ma première – et probablement la première au monde – « french toast ale ».  Qui goûte les french toasts mais avec une bonne dose de houblons pour bien équilibrer le tout.

Alors, on prend une pause de quelques jours, et on repars en force.  Les fermenteurs ne risquant pas de chômer en 2017, avec la nouveauté qui reste toujours un plaisir renouvelé, votre humble serviteur continue son exploration.

Schoune Encre des Ténèbres Impérial Porter 8.5%

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Avec leur novueau branding et la poursuite des produits de base (Kriek et petite gueuze), je m’ennuie de leur Spontanée mais j’ai moins peur pour l’avenir.

B  Un produit phare qui éclaire vers l’avenir.

De son nez bien affirmé d’orge et de réglisse, c’est une bière plus noire que torréfiée, et épicée de cannelle et de muscade lointaine. Froide, calculée et bien carbonisée, elle est lente à livrer un fruité de prune et une finale de cacao et de bois mais pas nécessairement celui d’ue maturation en fût de chêne. Pour ce qui est de l’alcool, hormis la chaleur de l’aftertaste, rien n’y paraît. Même s’il ne s’agit pas de ma meilleure porter c’est encore une belle preuve que les nouveautés de Schoune démontrent tout sauf un manque de talent.

Schoune Gueuze La Spontanée 2006 Bière de type lambic 7%

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Être le gestionnaire de l’entreprise je referais la majorité de leur catalogue, mais la Spontanée est intouchable.

A  Un grand grand cru d’une petite petite brasserie.

Au conseil du vendeur « Essaye-là, oui Schoune font presque seulement de la m*rde, mais celle-là c’est ma meilleure gueuze à vie »… bon, on m’a déjà dit ça pour leur lambic framboise que j’avais trouvé un peu trop fabriqué.  On plonge donc et dès le nez, c’est super équilibré et tout ce à quoi je m’attends d’une gueuze : l’aspect limonade, un arrière-plan de funk, un peu de seul (pourquoi pas?) et un très léger sucré végétal et fruité (de la rhubarbe poussant derrière un garage de tôle).  Peu de carbonation (normal pour une 2006!), le funk de son côté est plus élèvé mais la limonade céréalière tient le cap jusqu’à la finale funky et encore plus sûre, avant l’aftertaste long et savoureux, qui se rapproche un peu plus d’une bière.  À presque 20$ elle en vaut très certainemenet la peine même si elle n’a pas le raffinement d’une Deus.

Schoune De Rode Vlaanderen Millésime 2013 Rouge des Flandres 7%

srvB Il se fait beaucoup moins inquiétant dans le genre, mais c’est comme les films d’horreur, ça fait du bien des fois.

Une ROUGE des Flandres, vraiment?  Peu importe la couleur, il y a définitivement quelque chose d’une sour ale mais davantage d’une lambic où des fruits fermentés baignent dans le caramel atypique. En bouche la bière est bizarre, astringente, sûre et affublé d’un peu du piquant de pain passé date. La finale presque rouillée précède l’aftertaste de papina, presqu’inquiétante au niveau de la salubrité et vraiment pas pour les faibles de cœur. Beaucoup trop oxydée, les levures de pain rendue bleue, pour le mieux c’est du cidre de pommes qui rencontre le cheval des brettanomyces qui rencontre des cuves de cuivre rouillées.  À prendre plus froide que chaude.

Brasserie Schoune Lambic Framboise

slB  Vodka avec bulles aromatisée aux framboises : pas une bière quand on a envie d’une bière mais cachez-la de la vue des (grands) enfants.

Bière ou liqueur aux fraises (ou à la framboise)?  Vanille et framboise en fait, sans aucune trace d’odeur de grain mis à part celui du bois et non de la céréale.  Froide et beaucoup plus effervescente que la trop mince mousse laisse croire, la liqueur se poursuit en bouche, d’abord sûrette puis sucrée.  Même chose en finale où la framboise domine la moindre tentative de ressembler à une bière.  Certes pas désagréable, les framboises sont fraîches de ce produit-phare de la distillerie, je peux comprendre le fait de s’en ramasser une de temps en temps ou de l’essayer pour la première, mais un peu trop dénuée de grain à mon goût.