Saint-Pancrace Saison des Dunes 6.3%

spsddPour une bière dont les levures sont poivrées et qui contient aussi du poivre des dunes, olfactivement elle est davantage citronnée qu’épicée, spécialement lorsque le couvert de mousse est intact.  La bouche est toutefois douce et un peu agricole, on doit alors la garder longuement en bouche avant que le poivre ne vienne piquer le dessus de la langue.  On poursuit dans la douceur pour la finale, puis soudainement le houblon vient violemment jouer du coude.  On prend donc la seconde gorgée en se disant qu’on est maintenant préparé pour l’amertume.. et c’est définitivement le cas car la bouche de grain et de citron sucré dure beaucoup plus longtemps.  Somme toute, une bière à long développement qui laisse un aftertaste plus amer que mes goûts personnels mais la base sous les houblons est assurément remplie de surprises.  À déguster la tête claire et avec du temps en avant de soi.

La cote : B-

Parce que c’est un beau cours pour apprivoiser l’amertume, mais le style en souffre un peu.

Saint-Pancrace Pointe Noire Stout au café 5.1%

sppnscCe n’est pas tant le café qui ouvre la curiosité que le grain doucement torréfié à l’odeur de cacao doux, dans rien qui ne sorte de l’ordinaire.  Même si j’utilise 2 fois le thème de douceur auquel j’additionnerait « velouté ».  Au goût, j’ai une fois de plus le cacao à l’esprit qui flotte dans une faible carbonation.  On finit toutefois presqu’à croire le café en aftertaste avec une pointe d’amertume qui semble autant venir d’houblons très bien choisis que du grain.  Franchement, c’est une bonne bière de noël qui tiendrait autant sinon plus la route que les bières épicées à la muscade de manière éhontée.  Donc par rapport à la vieille version, pas de changement important mais pourquoi changer une recette gagnante.

La cote : A

Parce que c’est ma meilleure bière au café, toute provenance confondue.  Et je n’aime pas le café.

Saint-Pancrace Tête de Cheval Blanche sure à l’argousier 4.8% 12 IBUs

sptdcB- L’orange n’est pas toujours une couleur chaude.

De couleur orangée pas très naturel au rendez-vous visuel, mais surtout très opaque et fruité, quoique moins que la couleur ne le laisserait croire.  En bouche l’amertume est assez poussée (surtout pour une blanche, à 12 IBUs en prime), mais le fruit se déniche un beau créneau une fois la vague des houblons passées.  À la limite du calcaire, c’est preque fleuri mais surtout tout sauf sucré.  Pas assez ronde pour la qualifier de bière confortable, c’est un bel exercice boréal mais pas une bière de tous les jours, sauf l’été s’il fait trop chaud. Peut-être qu’elle aurait profité de plus d’avoine.

Saint-Pancrace Crâââbe Bitter 4.8%

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Pas juste parce qu’elle contient du crâbe.

B+  À explorer : de la crème brûlée au crabe, ça doit se cuisiner non?

Peut-être parce qu’on se fit à l’étiquette, au nom ou à la couleur bien rougée mais pour une bitter au crâbe on pourrait s’attendre à une odeur plus… spéciale?Mais non, le nez est celui d’une bitter portée sur le caramel.  Du crustacée?  Pas plus à l’arrivée en bouche même si celle-ci offre une superbe dualité caramel et sel, avec un houblon qui semble anglais et des notes supplémentaires de minéralité.  La finale ne diffère pas du reste de l’ensemble sauf peut-être au niveau de l’aftertaste.  Une bière à servir à l’aveugle car y détecter du crabe tient du hasard ou de la préscience.  Je l’analyse donc comme une irish oyster stout, c’est-à-dire comme une bitter à 100% et dans ce créneau elle ne peut pas décevoir, aucunement.  Donc à ceux qui l’apprécie, l’exploration de ce style anglais trop mal connu devrait être sur votre tableau de chasse.

Et pas juste pour celle-ci, vivement que Saint-Pancrace fasse sortir davantage de ses bijoux de la Côte-Nord.

St-Pancrace Pointe Noire Stout au café 5%

sppnA  Un échec parce qu’elle n’est pas assez café ou bien une réussite parce qu’elle est juste assez café?

Moins café et plus moka, pensez à un café vanille française plutôt qu’un triple expresso.  Du beau grain d’orge, pas de café, bien rôti. L’arrivée surprend par sa froideur calculée, de vanille vêtue, sans amertume, qui tombe ou explose en moka surpuissant et en café très abordable pour ce qui préfère le thé ou le Red Bull.  Une vraie stout – assaisonnée certes – dans les règles de l’art.

Saint-Pancrace Uapishka Witbier 4.7%

spuB  Une belle alternative orange à la blonde.

Très orange, très sucré, de la coriandre légère et des houblons verts acceuille le nez, le tout sur fond de blé.  Lente et froide sur la langue, le blé vert est rafraîchissant et fait disparaître la coriandre pour laissé un muffin de blé à l’orange.  Léger défaut – ou qualité parfois par canicule – l’aftertaste est presqu’absent.  J’y vais donc pour un déjeuner champêtre avec le petit carreau de marmelade à l’orange.

St-Pancrace Flume Blonde Dorée 4.7%

spf C-  De la Côte Nord indienne.

Assez IPA comme blonde avec une barge de houblons à tendance d’agrume.  Lointaine est l’orge ou toute autre forme de grain, mais au moins la mousse bien dense rend cette bière plus jolie que senteuse.  À l’arrivée, on croirait à du blé ou du seigle, mais ce n’est qu’un rapide passage avant la finale où le houblon amer cède sa place à la douceur des agrumes en aftertaste.  Définitivement IPA, n’était-ce du grain en bouche l’appellation Blonde dorée serait presque frauduleuse.  Ok mais sans plus.

Saint-Pancrace Walker Brown Ale 5.2%

spbaA-  Brooke Shields; une beauté facile et naturelle.

Au nez, avec son malt à peine grillé et sucré, initialement elle semble anonyme.  Avec une pointe de bleuets pas mûrs, le fruit se poursuit en bouche pour s’intensifier jusqu’à la finale de grain accompagné du bleuet étrange par sa persistance.  Étrange mais loin d’être désagréable, c’est une brune facile, parfaite pour ceux qui comme moi l’aime moins vanillée ou caramélisée que les brunes plus populaire.