L’Octant Géante Rouge Best Bitter Rousse 4% 33 IBUs

ogrLa cote OO : B+

Un bon test.

La bonne vieille bitter, pleinement orgifiée à l’olfactive, comme il se doit, peu caramélisée ni sucrée.   À l’olfactive du moins ça démarre de manière très bien sentie.  Le houblon ouvre la bouche mais le grain sec livre bien la promesse de la best bitter.  Côté finale aucune surprise, mais encore une fois on ne peut pas dire que l’octant ne livre pas la marchandise en matière de vieux classique.  Bitter bien évidemment, sans dire que c’est ma best bitter, c’est une rousse à l’orge assez solide qui permet assez facilement de déterminer si l’on aime le style ou non.

 

Le Naufrageur Bout’Quai Lager Rousse 5.2%

nbqLa cote OO : B-

 Parce que la pêche, comme dirait Synvain Rénove « c’pas trop compliqué que ça ».

Belle rousseur régulière, peut-être trop limpide et semble un peu trop propre (pour une rousse, selon la légende urbaine).  L’olfactive est bien maltée, bien houblonné à l’anglais et a tout d’une rousse toute à fait commune, mais a aussi la qualité d’être bien présente.  En bouce, on s’approchera de la Vienna Lager et de ses feuilles brûlées (ainsi que d’un peu du cuivre de l’oktoberfest), tandis qu’en finale ce Bout’Quai se veut sec et simple, facile mais goûteux aussi.  Une lager rousse tout ce qu’il y a de plus rousse, qui procure plus d’aisance que de curiosité.

Le Presbytère Firebirds Rousse de Style Irish Red 5.2%

pfLa cote OO : B-

Une rapide balade d’auto en automne.

Dans les ambrées, il y a celle qui sont à peine plus foncées qu’une pale ale, et les rouges profondes avec un nez qui tire sur les feuilles brûlées comme cette Firebirds de Saint-Stanislas.  ON pouvait donc s’attendre à une bouche très maltée, pas trop sucrée et dont le houblon est plus ou moins au rendez-vous.  La finale est presque mielleuse, et la finale peut-être un peu trop tranquille après la puissance de la céréale en bouche.  Plutôt attendue (dans le sens d’inattendu) on ne parle pas ici de la bière la plus prisée (ou « prisable ») du Presbytère, à moins de ne vraiment pas vouloir se casser la tête.

L’Oxymore Rousse Irlandaise 5.1%

oxriLa cote OO : B

Comme disait Fidèle Lachance, Fidélité!

Au visuel belle et bien rousse, mais assez transparente, ce qui était un peu annonciateur d’un nez un peu malté, un peu cuivré, à peine teintée de caramel mais qui en respirant prend de la force pour finir par bien plaire.  Même chose en bouche : d’abord trop douce, en attendant au-delà des 20 secondes le caractère bien malté de cette rousse se présente enfin, accompagné de caramel léger qui colle sous la langue.  Plutôt monocorde, mais très correcte dans le rayon « grand classique exploité avec sobriété », puisqu’une rousse est souvent de mise dans l’arsenal de base d’une micro de région.

Le Presbytère Fond de Tonne II Blend de Porter Baltique et Rousse vieillie 8 mois en fût de Scotch Laphroaïg lot #148 (revisite) 8.5%

pfdt2Bien que très bien, le fond de tonne avec porter baltique m’avait laissé un peu de recul versus la version « rousse seule ».  Il faut néanmoins conclure à nouveau pour être sur… pas nécessairement un mal, l’édition avec porter baltique quoique moins bonne est certes très valable.

La cote OO : B

La magie est  brisée mais pas le bon goût.

Moins senteuse que leur Marche Impériale, le moka est au rendez-vous, d’abord chocolaté puis franchement vanillé (malgré que le séjour est en fût de Laphroaig, vraisemblablement en fût de seconde main de bourbon auparavant).  À la gustative, elle apporte le raisin rouge de certaines porter, mais pas assez de malt à la rousse.  Le Laphroaig, avant la finale, est plutôt tranquille, mais sort… en sortie… de manière plus distinguée et plus maîtrisé que les bières en finition de Laphroaig habituel (par exemple, celles de la Brasserie Générale).  Une bonne sortie du Presbytère, mais pas autant que leurs versions plus simples, à savoir leur Rousse des Islays et Marche Impériale.

La Fosse Scuriolus Rousse 6.3%

fosse3La cote OO : B+

Être standard n’est pas un défaut.

Bien ambrée mais assez limpide, la robe de l’animal est régulière, comme le nez bien maltée et accompagné d’un peu de cerise et de fraise.  Enfin, sur la langue, elle fait un peu oktoberfestbier tandis que le grain se faufile puissamment sous la langue.  Une rousse heavy donc, mais qui bénéficie aussi d’une finale plus légère.  Une rousse comme toutes les rousses devraient l’être, sans contredit La Fosse connait ses classiques.

La Ferme du Tarieu BulkTank Rousse Américaine 5.4% 25 IBUs

ft2La cote OO : B-

Where the f*ck is the hop?  We don’t need no hop.

On me parle de grain fumé mais j’irai davantage avec des feuilles, entre la Vienna lager et la rousse plus traditionnel; pour ce qui est du côté américain, on est un peu moins là.  Le côté roux se poursuit en bouche et la bière reste assez claire.  Pour la finale, on se demande encore un peu pourquoi on parle de l’Amérique, et la fumée se goute plus en cendre sur les dents.  Pas d’erreur dans le bon goût, plus au niveau du style.

Le Presbytère Fond de Tonne 11 Blend de porter baltique et rousse vieillie en fût de scotch Laphroaig 8.5%

p_d2009_1La cote OO : B

Comme la stellaire rousse en fait partie, on est assez haut.

Ça c’est un nez qui me plait tout à fait; les bières finitions Islay sont souvent trop fortes, mais ce n’est pas le cas de ce porter intense qui se veut principalement un trip d’orge (une orge overdose quoi).  Rien de l’hôpital du Laphroaig… pour l’instant.  Liquoreuse en bouche mais toujours légère sur le scotch (peut-être n’en sont-ils pas à la première utilisation de ce fût, elle se termine doucement, dans la tourbe jaune d’où ne sort beaucoup de fumée.  Pas ma meilleure version de leur finition d’Islay mais une belle offrande en retenue.

Emporium Dr. Who Rousse Irlandaise 5%

emp_sept19_2La cote OO : B-

Parce que l’austérité peut avoir autant de mal que de bien.

Rousse fonçée oui!  Remplie de malt aussi.  S’il existe un milieu entre Belfast et Munich, on l’a trouvé.  Sur la langue toutefois on se retrouve avec un liquide plutôt peu bavard et à développement limité.  La finale voit l’orge reprendre le dessus.  Légère déception après un nez aussi intense, mais la force du grain de la finale est juste assez soutenue pour en faire une bière qui sort de l’anonymat… sans pour autant que l’on s’en rappelle très longtemps.

Le Trèfle Noir Chronique Bière Rousse 4.8%

tnch

Quand on lit « biscuit et noisette » sur le contenant, on pourrait s’attendre à une nut brown… ici rousse?

La cote OO : B

Parce que je hais toujours autant le générique « bière rousse », mais j’aime bien dans cette version si colorée.

Mais oui, elle est bien rousse malgré ses notes de dégustation; pour une bière un peu facilement outrepassable d’épicerie elle attise un peu la curiosité, alors en ajoutant l’olfactive de noix et d’orge bien grillée on est en mesure de s’attendre à une rousse qui va tirer sur le brun.  La bouche est ensuite facile et l’orge ainsi que le houblon tendent tout deux vers l’oktoberfest, en version noisette évidemment.  Pour la finale, on mise sur les mêmes éléments avec une ration supplémentaire d’amertume.  Au finale, une espèce de fusion rousse/brune qui fait le travail, propice à un feu de camps en fin d’été.