Big Slide Brewery (Lake Placid NY) Uncle Red 6.4%

bsburLa cote OO : B+

S’enfermer ne rend pas nécessairement austère.  Ou aigris.

On commence fort: tout ce que ça prend d’une rouge des Flandres avec de la cerise acide, quoique peu astringente, mais accompagnée de poivre noir et de chêne.  Le vinaigre en bouche pousse sur la langue mais en migrant vers une finale de vanille puissante, on sait allonger le plaisir.  Subtile mais très soutenue, le vieillissement est judicieux pour arrondir cette Flandres qui peut décevoir par son ratio atteintes/livraison (dû à son prix dans les 20 dollars américains), mais à portefeuille fermé plus que facile d’avoir le sourire.

Cuvée des Jacobins (Brasserie Omer Vander Ghinste Bellegem Belgique) Rouge des Flandres 5.5%

jacobins

Pas mal plus sexy que le gros moine sur la bouteille.

De sa couleur entre le cola et le vin, on croirait presqu’il s’agit d’une bière dopée au rouge (bon, pas trop français, disons plutôt teintée de colorant) donc c’est sans surprise qu’on a un nez plus près des fruits que de l’usuel vinaigre, si bien qu’on pourrait aussi croire que la bière ne sera pas sûre.  Mais non, en bouche elle a tout de la typique rouge des Flandres, avec de la cerise sûre et une belle pointe de vinaigre pimpant.  La finale est encore plus à la hauteur de mes attentes avec le vinaigre de malt qui débute et le papina qui termine, dans une belle cohésion qui fera sans doute l’unanimité.  Vieillie en fût pendant 18 mois, on se doute que le vieillissement fût nécessaire pour couper un peu le fruit, mais le résultat qui en découle ne peut être plus « Rouge des Flandres » que cette Rouge.

La cote OO : A-

Parce qu’elle est parfaite pour celui qui se cherche une définition sexy de Rouge des Flandres.  Je vois de la dentelle.

La Gueule de Bois La Rouge du Royaume Style Rouge des Flandres 5%

gdbrdrB  La franchise des gens du royaume du Saguenay.

Faire une rouge des Flandres, c’est peut-être facile (en fait, pas si facile que ça).  Mais c’est toujours un pari risqué, alors dès le départ j’applaudis le courage.  Bien foncée et opaque, le nez est acerbe et acide, un peu acétique même mais heureusement pas trop fruitée; c’est donc une sour funky, bien balancée avec quelque chose de la Duchesse de Bourgogne aggrémenté d’une touche fleurie.  Très acide mais sans carbonation, le grain s’en sort bien mais le développement est lent et tranquille, alors que pour la finale on flirte entre edelweiss, bruyère et bretts.  Côté aftertaste, on revient sur la Duchesse de manière plus sauvage et presque terreuse, le baril pouvant peut-être expliquer ce détail. Moins approchable que d’autres (celle de Boquébière me vient en tête), même si ma palette n’est pas visée je sais apprécier cette superbe authenticité.

Frampton Brasse Rouge des Appalaches (Rouge des Flandres) 6% 15 IBU

fbrda

Heureusement, j’en ai eut plusieurs pour finir de l’analyser.

B+  Les produits de marché de niche; là où les extrèmes sont pour les fins connaisseurs.

Plus de 3 mois après l’annonce de sa vie, j’espère qu’elle va être à la hauteur de mes attentes…

Plus transparente que d’autres, sous une robe marron se dévoile de jolies réflections de rouge. L’odeur est celle d’un jus de fruits (punch aux baies) mais on y sent déjà une certaine acidité. Pesante et doté d’une carbonation beaucoup plus haute que l’absence de mousse le laisser croire, les fruits y sont toujours mais de manière un peu plus indeterminés. La finale est astringente et le fruit est toujours aussi mystérieux sous le couvert de vanille. Peut-être trop fidèle au style, elle sera peut-être le genre à gagner des prix mais pour l’expérience générale, ce n’est peut-être pas pour tout le monde. Même si c’est certes très profond et très bien balancée et qu’après quelques bouteilles (dans des soirées subséquentes) on s’habitue que trop facilement.

Brasseurs du Monde Cuvées du chai Rouge des Flandres 7.4%

bdmrdfB-  Avec un peu de bling bling de baril, une bière ordinaire devient presqu’intéressante.

Pour une bière de cete couleur, on pourrait penser stout ou porter, or c’est un nez de sour ale uniforme mais bien étalée.  Fruits sauvages rouges (papina) et un soupçon de vanille précède la bouche qui se veut crémeuse et acerbe.  La finale montre enfin son vieillissement en fût de baril, toujours aussi crémeuse, astringente mais dotée d’une belle balance.  Une bonne bière sûre avec un beau vieillissement mais j’aurais aimé un peu plus de variété, alors je la garderais pour montrer un style de bière alternatif au néophyte.

Schoune De Rode Vlaanderen Millésime 2013 Rouge des Flandres 7%

srvB Il se fait beaucoup moins inquiétant dans le genre, mais c’est comme les films d’horreur, ça fait du bien des fois.

Une ROUGE des Flandres, vraiment?  Peu importe la couleur, il y a définitivement quelque chose d’une sour ale mais davantage d’une lambic où des fruits fermentés baignent dans le caramel atypique. En bouche la bière est bizarre, astringente, sûre et affublé d’un peu du piquant de pain passé date. La finale presque rouillée précède l’aftertaste de papina, presqu’inquiétante au niveau de la salubrité et vraiment pas pour les faibles de cœur. Beaucoup trop oxydée, les levures de pain rendue bleue, pour le mieux c’est du cidre de pommes qui rencontre le cheval des brettanomyces qui rencontre des cuves de cuivre rouillées.  À prendre plus froide que chaude.

Boquébière Hildegard Rouge des Cantons vieillie en fût de vin rouge (Rouge des Flandres) 7%

bbB-  Les fraises du Québec seront toujours meilleures que celles d’ailleurs mûries dans le camion.  Mi-vin mi-bère avec caramel un peu sûri, l’odeur témoigne presque d’une bière qui aurait été aromatisée.  Toujours sûre en bouche (papina ou fond de chaudière de configutre à l’usine de récupération de plastique), on est sur la même note rafraîchissante jusqu’à la finale un peu cireuse sur les côtés de la langue.  Funky, un peu de liqueur aux fraises, un bon rafraîchissement d’été qui fait un peu plus sauvage que la moyenne.