Brasseurs RJ Cheval Blanc Double Blanche 6.2%

rjcbLa cote OO : B-

Parce que l’attribut « double » était pour le houblonnage et non le goût de blé.

Plus de blé que de blanche, où est le duo orange-coriandre? Le houblon tente de gagner mais le grain sucré est trop intense, et se poursuit en bouche même si le pamplemousse du houblon compense assez bien.  Pour la finale, le houblon est encore plus amer, et côté aftertaste on est pas tres long. Il faut donc ne pas trop s’attarder au nez et à la bouche sinon on manquera le sucre qui semblait promis.

Un peu anonyme, elle mérite un peu de le rester aussi.

Brasseurs RJ Titanic Ale de Type Belge 7%

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D’accord, une peu de ma faute d’avoir attendu environ 2500 bières avant d’y goûter.  Toutefois, RJ ne s’aide pas avec leurs étiquettes pas très remarquable et dans ce cas-ci le concept d’un gros paquebot anglais (qui coule) pour une belge à peine à 7%.

Probablement du côté brune belge, la robe est hyper serrée et augure bien, tout comme le nez autant prévisible qu’habile, le tout pas très épicé mais juste assez.  Lourde de malt entre brûlé et sucré, la bouche est imposante et on ne sait sur quelle papille réellement danser, jusqu’à la finale où l’on mise sur la cannelle et surtout la muscade pour emporter l’aftertaste un peu plus à l’écart du grain. Correcte, mais bien qu’on semble qu’elle s’inscrit dans le style, elle est loin d’en être une grande interprétation et encore moins un « must » québécois.

La cote OO : C

Parce que Brasseurs RJ font partie des premières microbrasseries au Québec et jouissent toujours d’une excellente distribution, mais ce n’est pas avec des bières de ce genre qu’ils vont attirer des grands amateurs à la découverte/redécouverte des bières d’épiceries.

Brasseurs RJ Tord-Vis Bière Forte à l’Érable 6%

C+  Normalement, les ingrédients sont ordonnés en quantité décroissante; pas surprenant de voir le sirop d’érable en dernier.

Même si j’ai un mauvais souvenir de cette bière, apre`s la Allen’s Mill de Roquemont et la Ubu Maple de Lake Placid Pub & Brewery, il fallait y revenir.  Le nez commence adéquatement, un tiers belge un tiers noir et un tiers érable.  Avec du bois et du grain grillé très éparpillés, j’attends un peu de sucre mais non, c’est le bois, la torréfaction et le charbon d’érable qui domine la gustative.  Pour ceux qui n’aime pas leur bière à l’érable trop sucrée elle tient bien la route mais il ne faut pas se fier à l’illustration, c’est une bière d’hiver et non du temps des sucres.

Brasseurs RJ Apocalypse Edition 2015 Double Stout belge 9%

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Avec un an de plus, semble que RJ a réussi à raffiner sa vision de la fin du monde.

B  Une exposition super intéressante, mais je ne prendrais pas ma carte des amis du Musée.

Un peu comme l’édition 2014, le nez est lointain et un peu torréfié, mais semble comporter plus de vanille et une plus grosse pointe d’orge.  Très, mais alors très veloutée, une fois le couvert de mousse fondu sur les papilles le grain joue assez franc et un peu vieillot (la poche de grain où Séraphin cachait son magot).  La finale est pas mal plus fraîche, moins intense et avec de l’amertume bien contrôlée qui conclut l’aftertaste de fruits (framboise / bleuet).  Beau tableau quoi.

Brasseurs RJ Apocalypse Edition 2014 Double Stout belge 9%

rja

À défaut d’être la go-to-bottle des amateurs de stout, elle est agréable et facile à trouver.

B-  L’expérience de cet apocalypse n’est pas aussi mouvementé que La Fin du Monde.

Très faible collet (l’effet d’un an en tablette?) mais surtout avec sa couleur très fonçée, je m’attendais à beaucoup plus de nez or j’ai seulement un peu de torréfaction et de vanille.  La carbonation est tout de même bonne en bouche au travers du mélange très stout et assez onctueux aussi.  La vanille et le poivre apparaissent seulement après plusieurs secondes pour précéder la finale portée par le grain, le bois et une petite amertume assez franche.  À comparer à sa jeune sœur, la bouche est une bonne surprise malgré que somme toute, elle est un peu plus ennuyante.

RJ Apocalypse 9%

1096_bA-  Beaucoup d’appelés mais peu d’élus.  De son nez très profond de grain rond, on ne sait pas à quoi s’attendre pour la suite.  On continue donc l’intense exploration du grain avant la surprenante finale de vanille très sucrée mais aussi très végétale.  Apocalypse peut être pas le meilleur nom, c’est davantage une étude sur un très beau sujet que la fin du monde.