Riverbend Berliner Weisse à la camerise et herbes boréales 5.6%

rbwLa cote OO : B

Des fruits de Côte-Nord.

Rubis et empreinte de la signature caractéristique mi-framboise mi-bleuet, si l’on se fie seulement à la couleur, on va vivre une expérience intensément fruitée.  Pour l’arrivée en bouche ce sont les herbes qui volent la vedette (je dirais thé des bois et armoise), spécialement quand on verse le fond de la bière avec ses sédiments, tandis que la finale est sur la camerise passablement plus sèche.  Une berliner weisse comme je les aime, non pas renversé mais appuyé par le fruit et des épices un peu difficiles à cerner, une bière de collation.

Riverbend Blanche Sûre aux poires et nard des pinèdes 5%

rbspSans savoir ce qu’est le nard des pinèdes, c’est la poire et uniquement la poire qu’on goûte dans cette bière qui est supposée être sûre mais qui pour l’instant ne l’est pas vraiment.  Pas vraiment de changement pour le goût alors que la poire gagne en intensité… sans la moindre trace de peu-importe-ce-que-peut-être le nard des pinèdes.  Pour conclure, ce n’est pas vraiment une blanche (ou plutôt on ne pense pas à la berliner weisse quand on parle de blanche), encore moins une bière sûre mais si on la boit sans y réfléchir c’est une bière fruitée peut-être simplement plus compliquée dans sa recette que requis.

La cote OO : B-

Parce que si l’on prend pour acquis que comptonie voyageuse et nard des pinèdes sont la même chose, pour une bière correct on aurait pû se simplifier la tâche.

Riverbend Berliner Weisse à la camerise & herbes boréales 5.6%

rbwchb

Ça me fait encore rire de voir cette photo sur leur canette, où l’on peut apercevoir la bâtisse de leur plus proche compétiteur (Le Lion Bleu pour ne pas le nommer).

Il y a rouge et rouge fluo… ça fait un peu peur.  Au nez donc pas de surprise : du gros fruit entre le raisin, la framboise et la cerise noire au fond du pot de yogourt.  Outre le tranchant de la Berlirner Weisse toutefois, plus rien ne subsiste au gros fruit qui occupe beaucoup trop la bouche comme la gorge.  Une bière?  Non.  Un drink d’été, oui.  De leurs côtés, les herbes québécoises amène une certaine séchèresse mais trop peu trop tard.  Buvable, mais on s’attend à plus de Riverbend.

La cote OO : C+

Parce que c’est du confort, mais le coussin n’est pas très profond.

Riverbend Assemblage #1 8.1%

Le nez devant l’ordi et la bière sur la table : déjà à ce point on sent une vanille (peut-être du fût de calvados?) qui se mêle au funk plutôt doux.  En rapprochant le nez le houblon (qui semble ajouté à crû) est franc et feuillu mais pas déplacé non plus, et donne à l’ensemble une belle balance digne d’une grisette savante.  En fait, elle fait saliver, littéralement.  La bouche se présente lentement, mais au fil des secondes (spécialement entre la 5 et la 10e seconde), elle devient plus sûre tout en gardant l’aspect sauvage en avant-plan.  Côté finale, on reconduit les sensations vécues en bouche, dans un aftertaste digne des plus complexes stouts impériales russes.  Enfin, lorsque l’on lit que c’est un assemblage de triple belge et de berliner weisse, on reste très surpris mais de la plus belle des manières.  Au niveau intensité et plaisir, elle est là-haut avec certains des excellents assemblages d’À la Fût, mais en version plus douce.  On a donc le même talent, mais exploiter différemment.

La cote OO : A

Parce que c’est la fille d’un métalleux qui excelle en chant d’opéra, le tout à un prix très respectable pour un assemblage aussi bien fignolé.

Riverbend Stout sûr aux camerises 5.8%

rssacImmédiatement, le concept attire l’attention : avec un stout bien torréfié et une bonne bière sûre additionnée de camerise, il y a moyen de faire quelque chose de gagnant tel que la stout sûre de Brothers Craft Brewing.  Le nez laisse par contre pantois avec un stout abasourdi par de la cerise plutôt bizarre.  Ceci dit, ça reste bizarrement alléchant.  On y goûte donc pour y trouver un fruit travaille par la bière sûre qui éclipse la stout au niveau gustatif.  On revoit toutefois la bière foncée en finale (spécialement le côté moka de celle-ci) pour donner à l’ensemble un aura de moka à la cerise pas trop sucrée.

La cote : A

Parce que c’est comme la physique quantique : on n’en connait pas encore le fond mais ça reste totalement absorbant.

Riverbend Saison 6%

rsB+  Une anarchiste parmis les nombreux anarchistes.

En territoire presque monastique, on est bel et bien en Belgique mais davantage du côté de l’abbaye que de la saison (ne manquerait que les épices).  De toute manière, le houblon bien herbeux se débrouille plus qu’honorablement pour faire oublier le côté saison, en apportant à la fois de l’amertume et de la confiture d’orange peu sucrée.  D’abord plus amer et conclue de poivre (finalement!), cette bière est loin de votre saison standard, mais pour un style qui se voit très souvent inscrit sur le contenant mais rarement fidèle au style, ici on a sû respecter le poivre alors elle se mérite sûrement quelques points supplémentaires.

Riverbend Série Employés Brune Sauvage fermentée en fût de chêne 6.1%

rbsC  Une brune un tantinet trop citadine.

Bien que sûre, par brune sauvage, olfactivement du moins, il ne faut pas s’attendre à une Oud Bruin ou une quelconque bière des Flandres; le nez est peut-être un peu bretteux mais sans plus. Pour les papilles, c’est un sûrette à la papina qui demeure le goût le plus marqué avec une certaine teinte de rouille à la oktoberfest (ou vienna lager).  Le goût ne se développe par contre pas suffisamment longtemps si bien qu’on avale pour y  retrouver sensiblement la même chose, cette fois-ci marquée par des houblons un peu plus franc. Trop peu sauvage, on pourrait facilement avoir l’impression que le séjour en barrique n’a pas été assez long, du moins pas assez longtemps afin que la vanille du chêne vienne arrondir cette bière.

Le mot échec serait peut-être fort, mais à tout le moins, c’est « déception » que j’employerais pour cette bière qui ne s’est pas assez promenée dans le bois.

Riverbend Berliner Weisse 5.4%

rbw

Une fin de semaine au camping d’Alma, la tente plantée dans le sable directement.

A-  Si Corona ou Sol visait le bon goût au lieu du prix, voici ce qu’on aurait dans le sud pour chiller sur la plage.

Désinvoltement citronnée, on joue en subtilité dans un bel équilibre grain/fruit au niveau du nez.  Le citron est encore plus présent en bouche et s’agence très bien avec une eau qui semble assez calcaire, à mi-chemin entre le 7-up et la bière.  La finale, d’abord assez houblonnée, se conclut de manière sèche comme on aime les Berliner Weisse.  Riverbend montre ici qu’elle sait bien jouer le jeu brassicole avec une bière désaltérante et très fidèle en beau temps.

Riverbend saison affinée en fût de gin 9.1%

rsfg

Encore un des contenants d’édition spéciale les plus sexy de l’univers brassicole québécois… le tout dans un contenant en alu!

A  La fortune sourie aux audacieux.

Avec sa teinte trouble comme pas une et en voyant les termes « fût de gin » , on pourrait avoir peur; or le nez d’orange, de grain et à peine touché par le genièvre vient rapidement rassurer, balançant une certaine rondeur d’orge sucré et de fraîcheur venant du fût particulier.  Difficile de croire à autre chose en finale, c’est encore plus rafraichissant avec un grain qui a tout sauf l’opacité de son liquide, et un peu des épices du seigle (ou du millet?).  La finale est quant à elle portée sur le houblon et les oranges profondes, d’un dry hopping ou d’un revirement impensable du gin.  De l’audace ça en prenait sûrement et autant par la surprise que le rafraîchissement – pas évident pour une bière frôlant les 10% d’alcool.

Une grande et inéluctable victoire en bouteille, même en délaissant le côté poivré de la saison je mettrais n’importe quel fermier belge de ne pas apprécier.

Riverbend Stout 4.5% 27 IBU

rstB-  Parce que chaque micro devrait avoir sa stout.

Sous une mousse de bulles serrées disparue trop rapidement, c’est un stout pas trop amer, pas trop grillé et avec un peu de cola au raisinqui accueille mes sens.  Belle attaque, l’amertume est bien présente et prépare bien à la douce vague de cacao et de café, ainsi qu’à la finale plus tranquille qui se rapproche du moka en version non sucré et avec un peu de Quench au raisin en sortie.  Conservatrice, de bon goût et dans les rangs.  Pas toujours un défaut.