Le Presbytère La Double à Bob Double IPA DDH 8.2%

pdabLa cote OO : B

Du houblon qui rentre dans le corps.

Houblon frais en juin?  Peut-être pas à la recette, mais au nez c’est totalement ce que ça sent, pleinement vert et un peu rance; un territoire où le Presbytère se rend peu souvent.  Et si on pouvait penser que le double dry hop mettrait l’accent sur l’aromatique davantage que l’amertume…non : l’amertume est indéniable et la finale s’annonce des plus débridées, car le bout de la langue picote fortement.  Forte oui, la tête de houblon sera comblée par cette double très fraîche et où le grain ne sert de support qu’à la plante verte, qui s’étire comme la vigne de houblon autour du fil pour la faire pousser.  On peut se douter que Bob n’est pas des plus subtils… pis c’est bien correct de même.

Le Presbytère Fruit des Champs Gose aux fraises 4.4%

pfcLa cote OO : B+

Peenemünde.  L’Allemagne du nord légère et frivole quoi.

On ne sait pas si c’est le sel, mais pour une bière qui s’appelle Fruit des Champs, tout comme la couleur l’odeur de fraises est légère et l’on a presque peur qu’elle ne goûte pas assez.  Malgré son sel et son style, sans savoir s’il s’agit de l’ajout de minéraux la bonne n’est pas si tranchante que cela et la fraise est petite (le terme « des champs » semble s’appliquer à la fraise).  Pour la finale, « Es ist ein Gose », avec son blé et son sel et le fruit qui reste sec, sans fruit.  Tant qu’à faire une gose, c’est soit nue, soit légèrement vêtue qu’on doit les faire, comme dans cet exemple du Presbytère.  Saint-Stanislas, c’est champêtre.

Le Presbytère La Rose-à-Rose Bière ambrée au miel, sirop et eau de rose 4.9%

prarLa cote OO :  B+

Comme l’une des rares bonnes chansons fait par un chanteur pour ses enfants ou sa blonde.  Pas quoi ce soit rare pour le Presbytère de tomber dans l’excellent, et une grosse coche en haut de la bière hommage normale.

Orangée à la belge d’abbaye, si la mousse était plus généreuse on serait vraiment collé sur l’arbre ecclésiastique.  La lourde céréale olfactive n’est pas sans rappeler un sentiment similaire, or le houblon entre celui anglais et l’orange de certains cultivars moderne détonne, sans toutefois jurer; l’ensemble est un peu à flaveurs d’orange confite quoi.  La bouche est toute autant velouté et encore plus fruité et me fiant sur leur double belge, par sa relative légèreté (comparé à cette dernière) j’irais donc en terrain de blanche, à l’opposé spectral de la trop légère Kronenbourg.  La finale est certes très juteux, alors qu’on goûe de la pêche et de l’orange, avec juste ce qu’il faut d’amertume.  Bue à l’aveugle sans savoir autre chose qu’elle vient du Presbytère, c’est certainement une réussite du moins qu’elle ressemble ne serait-ce qu’un peu à son style qui se révèle être… la Rose-à-Rose?  Une ambrée au miel, sirop et eau de rose?  D’accord, toute une surprise… mais une très très très très bonne.  Ça explique donc l’amertume, mais pour une bière « à ingrédients » c’est subtil.  Bravo, et bien plus qu’une recette « je l’ai fait parce que la première fois c’était avec ma fille ».

Le Presbytère La Galanga Blanche à la racine de Galanga 4.2% (revisite mars 2020)

pgToujours question de franchise, malgré que j’adore la cuisine thaï, cette blanche funky du Presbytère m’avait surpris mais ce ne serai pas une bière que je boirais souvent (côté OO de C+ d’ailleurs).  J’ai cependant l’idée d’en avoir le cœur net, c’est qu’elle est tout de même correcte non?

La cote OO : B-

Parce que cette fois-ci, je la prendrais volontiers accompagné d’une Tom Ka Ga (soupe thaï).

À l’odeur, il m’est permis d’espérer plus de nuances car malgré que le galanga y est, elle ne pique pas la tache olfactive mais se contente d’être bien marqué comme certaines bières à la citronnelle ou la blanche Thym-Citron du Naufrageur.  C’est d’ailleurs le grain (de blé) qui commence l’expérience gustative, et après un fort crescendo de la racine, j’ai un peu l’impression d’avoir du soda gingembre en bouche.  Bien dosée, on joue encore sur la frontière entre le gingembre et le galanga en finale, en s’étendant sur une finale racée mais plus abordable que par le passé, principalement par une rondeur que ne sentait pas avant.  Sans dire que j’en ferais une bière de tous les jours, je la servirais volontiers à un amateur d’IPA en quête d’aventure.