Pit Caribou Paradise Point NEIPA 6.5%

pcppLa cote OO : B

Le vent frais de la plage gaspésienne.

Assez claire à l’œil, tout comme le nez (d’agrume sans surprise) mais où le raisin blanc semble assez léger; pas toujours obligé de dry hopper à mort.  La bouche est aussi calme, d’abord davantage marqué par la gazéification que par le lointain goût de raisin blanc et de gazon frais.  Il serait d’ailleurs difficile d’y trouver de l’écorce d’orange qui figure à la demande.  La finale serait évidemment dans le même « mood », totalement tranquille, et démontre à quel point il y a parfois une énorme différence entre l’IPA et la NEIPA.  Ça manque un peu de chaleur, mais justement sur le bord de la plage gaspésienne, je vois difficilement une bère qui allierait aussi bien confort, rafraîchissement et facilité.  Rien de stellaire certes, mais « chill » énorme.

Pit Caribou (Collab Broadway Pub) Black Imperial Berliner Weisse (revisite) 7%

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Toujours de la difficulté à déchiffrer l’étiquette.  Une vache avec une couronne de blé pour célébrer la principale céréale de la berliner weisse?  Peu importe, on aime bien.

On oublie jamais sa première berliner weisse.  Et quel moyen de commencer qu’avec celle-ci, l’une des premières dispos au Québec.  Maintenant, vieillie 3 ans et surtout 3 ans après l’arrivée de la vague des bières sûres au Québec, elle figure comment maintenant?

La cote OO : A

Ce ne sont pas tous les films d’horreurs scandinaves qui sont bons, mais quand ils le sont…

Le cola de l’oud bruin, de la vanille et du yogourt de certaines bières funky et un fond de fruit sauvage indéterminé ouvre les hostilités olfactives et bien que pas du tout semblable en matière de flaveurs, c’est une expérience digne de la Boson de Higgs d’Hopfenstark.  En bouche c’est le fruit qui se précise vers de la mûre… bien mure… et de l’acidité toute à fait appréciable.  La finale colle davantage aux dents, tourne au vinaigre balsamique et s’éteint sur une longue et sèche ascension.  Pour tous les goûts pas du tout, et bien que vieillie environ 3 ans en frigidaire et en cellier, elle n’a pas perdu de sa fraicheur ce qui en fait facilement, très facilement une cible de choix pour qui en trouverait encore.  On ne peut donc souhaiter qu’ils répètent l’une des meilleures collabos de micros québécoises.

Pit Caribou Hors-Piste PESAQ Bière blanche fermière 4%

pcpesaqLa cote OO : B+

Ça goûte chenous.  « FAITe ICItte » comme ils disent à Percé.

Allume la curiosité immédiatement : si l’on mélangeait une blanche orange-coriandre et un bière moyennement brettée, est-ce que c’est le genre de nez qu’on aura?  Bien fermière – d’autres pourraient dire rustique l’orange fait bon ménage avec les levures.  Bien qu’un peu molle d’abord, la fine gazéification qui semble totalement naturelle est rafraîchissante, et l’orange tourne au citron.  La finale est étrangement sèche, et c’est probablement le contenant mais on semble détecter quelque chose de forestière, du sapin en fait.  Bière sûrement, blanche oui, fermière évidemment et forestière.  Parfaitement québécoise aussi.

Pit Caribou Double IPA 2020 8%

pcdi2020La cote OO : B

Plaisir simple pour amertume double.

Orange, pêche, tangerine, pin et trèfle en version concentrée, déjà juste à la renifler on se doute que ça va être intense.  L’orange s’intensifie en bouche, comme l’amertume qui est juste sous la surface, mais non en finale elle reste sous l’eau sans mordre.  Moins intense et plus savoureuse, pour ceux qui pensent que les double ne seront que bombe d’amertume, vous avez tort.  Belle longueur et tout le reste que ça prend pour une IPA autant d’été que d’automne.

Pit Caribou La Gaspésienne no 13 Robust Porter 6.2%

pcrbC’est juste moi ou avec toutes les vagues récentes de Double IPA ou Triple NEIPA, le terme Robust pour une bière à seulement 6.2% n’est pas représentatif?

La cote OO : B-

Sans risque.

Une porter, ça devrait toujours être un voyage d’orge moins chocolaté mais plus épicée que le stout.  Dans cette version célèbre de Pit Caribou, c’est de l’orge plus simple qui est livré, un peu vanillé, moins épicé que d’autres stouts mais pas trop de chocolat, on reste donc dans le territoire de la baie des employés de quai.  Pas de surprise de la voir aussi facile à accueillir en bouche, avec du cacao simple là aussi, bien que la mélasse, la fibre de coco, la cassonade et la cannelle viennent apporter suffisamment de variance à l’ensemble.  Sans flafla, un porter peu trop simple qui a peut-être le seul défaut d’être trop conservateur.

Pit Caribou Brown Ale de Seigle 5%

pcbasLa cote OO : B

Plus de bonbon pour élargir les horizons.

Du gros bonbon noir, aussi noir que le liquide qui ne fait pas vraiment « brown ale »; très facile à détecter le côté seigle et c’est aussi bien ainsi.  Le seigle frappe aussi en bouche, du bonbon à l’anis et du grain assez intense – on est curieux de savoir le degré de torréfaction du seigle.  La finale est plus légère – heureusement – mais côté intensité, c’est digne d’un stout avec beaucoup de personnalité.  Comme brown ale, si vous avez la Newcastle en tête, vous risquez de trouver le manège assez rock’n’roll merci, mais après quelque tour, de l’orge au seigle et même de la petite pointe de houblon, on l’adopte facilement.  Une belle variation foncée sur un thème.

Pit Caribou Conqueror Kveik IPA 6%

pcciPour celui qui n’est pas un fan « automatique » de l’IPA, la Kveik peut être un bon moyen d’explorer l’amertume sans littéralement tomber dedans.  Allons-y donc pour celle de Pit Caribou pour voir si la Scandinavie rime avec Gaspésie.

La cote OO : B+

Parce qu’il y a tout de même un peu de végétation sur l’Ile Bonaventure; à l’ouest du Québec mais bien nordiques tout de même.

Pour une IPA, les agrumes sont bien souvent normaux; dans cette kveik ils sont somme toute assez présents, plus que prévus, mais laisse suffisamment de place à la levure que j’ai toujours considérant comme donnant des notes de genièvre à l’ensemble.   La bouche est ainsi assez sèche en restant plus que modérément amères, à la frontière du laiteux en finale ce qui la rend plus facile d’approche.  On terminera le tout avec un peu plus de genièvre mais encore moins d’amertume; véritablement une IPA pour non-fan d’IPA, avec un caractère boisé/genièvre qui peut faire penser à la Kveik IPA de la Fosse, pas mal plus haut dans le Saint-Laurent.  Lorsque l’on est évaluateur il faut savoir détacher ses préférences de ses évaluations alors l’auteur de ces mots ira mollo sur la note, mais en matière de Kveik IPA (ou d’IPA tout court) c’est au minimum très judicieusement choisi.

Pit Caribou Turlupine 2020 Millésime Vintage Imperial Stout 11%

pctLa cote OO : B

Pas d’hésitation une bière chaude dans tous les sens.

Mélange porter et stout vanillé, servie à l’aveugle par ma conjointe savoir que j’aurais une porter finie en fût de cognac j’aurais mis mon argent dessus.  Le grain semble très lointainement fumée puis il y a un certain piquant qui fricotte sur le bon de la langue;  la finale est légèrement plus calme mais on sent très certainement une chaleur pimentée au bout de la langue, plus rien à voir avec une finition en fût de cognac.  Assez longue en finale mais les sens un peu tamisés, on se retrouve avec une porter bien chaude mais pas trop lourde.

Pit Caribou Essai no 1563 5%

pc1563

S’il a fallu 1562 essais avant de parvenir à celle-ci, ainsi soit-il.

Avec le hype entourant la sortie des bières sauvages de Pit Caribou, on ne peut s’attendre à autre qu’une bière hautement sauvage et hautement délicieuse.  Au nez en fait cet essai se veut très funky, un espèce de bière brett à la confiture d’orange plus que digeste.  Tranchante, le passage au palais révèle un liquide beaucoup plus sûr et moins orangé au nez, alors que de leur côté les levures semblent amadouer par le houblon.  On découvre en finale une bière non sans rappeler les meilleures vieilles gueuzes ou bien de l’incroyable (et malheureusement) défunte Spontanée de Schoune. Spécialement – et indéniablement – par sa finale parfaitement ronde, sûre et funky, c’est une grande bière de gros calibre.

La cote : A+

Parce que comme disent les cousins anglais, « practice makes perfect ».

Pit Caribou La Gose IPA pêche 4.5%

pcgipB-  Bon concept, bon ingrédient, bon développement… manquerait juste la cohésion.  Juste.

Mi-pêche mi-gose, la dualité sel/fruit s’installe bien dès l’ouverture, même si la pêche semble plus ou moins naturelle (difficile de penser que le fruit pousse en Gaspésie alors on pardonne un peu).  Beaucoup plus fraîche en bouche et pas trop sucrée, c’est un passage rapide mais efficace avant de voir le sel se libérer avec véhémence, question peut-être de rappeler le style à la base de cette bière.  Toutefois, il y a asséchant & ASSÉCHANT, à un point où l’on pourrait se demander si le sucre candi pourrait être un bon allié potentiel.  Préférant de loin leur Gose IPA du Barrachois, simplement pour l’expérience (de houblons surannées en prime) le jeu en vaut la chandelle, même si la somme semble moins grande que ses parties.