Boon Oude Kriek Boon à l’ancienne 6.5%

Cote OO : B-

À force de bouger beaucoup on enveloppe moins.

Décidément plus crémeuse que sa sœur « parfaite » cette Boon se veut plus aussi plus fruitée et loin de ce qu’on peut appeler une lambic.  Le sucre est moyen en bouche et en la gardant plusieurs secondes là, on découvre la cerise un peu plus juteuse, et certes très balancée, et ce jusqu’en finale.  Bon, à quel part, ça reste une bière fruitée avant tout mais une saprée bonne bière fruitée, plus pimpante mais un peu moins enveloppante que la version de Lindemans.

Boon Oude Geuze Boon à l’Ancienne 2016-2017 7%

Juste en ouvrant le bouchon avec les dents, on est déjà servi avec le rançe délicieusement sauvage de la gueuze.  Ça commence bien, même avant le commencement.

Cote OO : B+

Sans demie-mesure.

Chez certaines gueuzes, on a l’impression que les lèvres nous rentrent par en-dedans, dans celle-ci à l’ancienne ce sont les narines qui semblent le dire d’emblée.  Cuir de selle de cheval et bonbon sûr en super astringence olfactive, pour une bouche à prévoir hyper sèche.  En effet, sèche et surtout acide d’abord, puis les levures reviennent avec une vengeance, spécialement en finale où le néophyte se demanderait certainement si cette bière était encore propre à la consommation.  Un peu de pissenlit et de houblon belge très amadoué pour conclure l’expérience qui s’en veut tout une même pour l’habitué.  Trop?  Peut-être.  Mais quand on cherche une gueuze sans demie-mesure, c’est un bon choix.

La Souche Saisonnière Vieux Loup Oude Bruin 5%

svpLa cote OO : B

Parce que le loup a réussi son truc, non pas par la patience mais le choix de levures judicieuses.

Peut-être que les bulles sont plus fines que le cola mais pour la couleur on y est, tandis que pour l’odeur c’est du caramel sauvage accompagné de sucre d’érable, comme si celui avait été mis à la cuve.  Bien que sucrée, on a rapidement envie de s’y tremper les papilles et c’est ainsi qu’on trouve un liquide un peu plus aigre mais surtout maltée – pensez vinaigre de malt et non orge malté, avant d’avaler pour retrouver ce que goûterait probablement du sirop d’érable s’il était maturé en baril ayant contenu du vinaire balsamique et des bretts.  Somme toute c’est une bonne bière mais malgré son appelation « vieux loup » il semble y avoir quelque chose dans l’arrivée en bouche qui ne fait pas trop naturel, comme si le vieux loup avait trouver moyen d’accélerer le développement des saveurs sans attendre très longtemps.  Cependant le résultat est assez réussi mais si j’avais un seul conseil à donner ça serait de l’envoyer en fût de chêne pour un bon petit 6-8 mois.  On pourrait parler de bombe alors.