Kichesippi Beer Co (Ottawa ON) Heller Highwater Helles 19 IBUs

khhLa cote OO : B

Elle est où l’ambassade de l’Allemagne à Ottawa? Un bâtiment assez austère sur Waverley pour les geeks amants de la capitale.

Si un style peut s’affubler le terme « beurré » ça pourrait être la helles avec ses levures fleuries et rondes, certainement démontrées dans cette blonde allemande pas très loin de la kölsch pas son orge moelleuse et mielleuse.  Malgré cette rondeur, elle se veut rafraîchissante en arrivée, à la limite du craquant, et assez légère pour une bière de tous les jours ou « sur le side » dans le tracteur lors de la première courte.  L’orge blond mielleux est d’ailleurs la clef du reste de cette bière qui ne montre ses houblons qu’en finale – houblons à tendances germaniques il va sans dire.  Simple certes, mais juste qu’à preuve du contraire, une buvabilité supérieure à la majorité des cream ales qui traînent dans la capitale.

Tooth and Nail (Ottawa ON) Vier De IV Anniversary Ale 2019 (blend of barrel-aged Porter and stouts with Brettanomyces) 6.8%

tnvdivLa cote OO : B+

Laissez faire le sucre des pasty stouts, voici comme fêter un anniversaire!

Comme bien des stouts, cette offrande de Tooth and Nail paye davantage aux patients ou au meilleurs tacticiens qui ne la servent pas tout fraîche sortie du frigo; elle livre alors beaucoup de moka, un peu d’épice (muscade) du chocolat au lait et un peu de cola – à ce dernier chapitre on pourrait croire que les bretts seront plus présentes pour la suite.  Presque sûre, expansive et somme toute assez légère en texture, elle me ramène à certaines sour stouts (celle de Brothers en Virginie par exemple), mais pas autant que la finale frôlant l’oud bruin si ce n’était du moka et du chocolat (cette fois-ci noir en finale).  Pour un assemblage, pas d’éléments disparates, une stout un peu sûr qui vise (et atteint) un large éventail d’amateurs de bière.

Tooth and Nail (Ottawa ON) Revelry Winter Festbier 5.6%

tnrDiscrète comme dessin d’étiquette, mais fancy et bien representative d’une bière d’hiver.

La cote OO : B-

Petit festival tranquille.

Bière de festival d’hiver, c’est quoi au juste?  D’aspect maltée, le nez est rempli d’orge caramelisé à faible teneur en épice communément attendu dans tout ce qui s’approche d’une bière portant le nom « hiver » à quelque part sur l’étiquette.  C’est encore plus une oktoberfestbier en bouche, probablement avec une faible touche de muscade et de cannelle.  La finale est encore plus recouverte d’épices un peu indéterminées, mais l’aftertaste est assez court, voir trop.  Simple et un peu mince, une festbier pour ceux craintifs des bières de noël trop lourdes.  Simplement trop simple.

Tooth and Nail (Ottawa ON) Indiscretion Specialty Ale with Fruit and Spices 8.8%

tniCerises, canneberges, cannelle, clous de girofle, zeste d’orange, hibiscus et églantier… plus une liste d’ingrédients est longue, plus elle fait peur.

La cote OO : B+

Enlevez-moi ça le caramel salé ou les cupcakes à 4$ l’unité : de la grosse pâtisserie sale maison bien réconfortante.

Pas surprenant de la voir aussi opacte quand on considère tout ce qu’elle contient, de la sentir aussi débridée, principalement par l’églantier qui mélangé au reste rend le tout particulièrement florale.  La cannelle pique le bout de la langue tandis que derrière celle-ci, c’est l’orange et la cerise qui dépeigne la toile de fond.  En sortie, le gâteau de noël sort de manière unilatéral, apportant de la farine en aftertaste.  « Too much »?  Oui.  Mais certainement bien montée, une bière qui remplacera facilement un dessert après un bon pain de viande ou du bœuf madras avec des onions bhaji épicés en accompagnement.

Tooth and Nail (Ottawa ON) Judas Kiss New England Pale Ale 5.8%

tnjkLa cote OO : B

Judas pouvait être franc parfois.

Melon d’eau et plant de concombre, pour une ouverture de NEIPA ce n’est pas nécessairement celle à laquelle on pourrait s’attendre.  C’est toutefois agréable et tout aussi crémeux olfactivement qu’on pouvait espérer.  La bouche est particulièrement porté vers l’orge et le houblon ne fait que le soutenir, et non pas l’envahir, tandis que la finale fait monter le melon sur une marche supérieure.  Bien équilibrée, une NEIPA toute discrète et bien faite.

Lowertown Brewery (Ottawa ON)

lt2Pour un  vendredi soir, le bar à moitié plein a de quoi inquiété mais les poches de grain dans le coin derrière les vitres peut rassurer un peu. Tout comme la musique, du Tom Petty et Chris Stapleton dans les haut-parleurs.  De toute manière, le Byward Market a déjà fait son charme comme la musique du chanteur local qui les interprète… on pourrait s’arrêter longtemps dans de telles circonstances.

Pas de quoi impressionner du côté de la carte par contre, quand le style le plus spécial est la dark lager ou la Dry Stout.  Ça nous empêchera pas d’y gouter en profitant de l’atmosphère très relax et de la cuisine ouverte.  Et à force d’y penser, le stéréotype de la microbrasserie un peu trop artificielle de quartier commercial est brisée.

Le constat?  À visiter. Lowertown ne sera vraisemblablement pas votre meilleure microbrasserie à vie, mais certes pas c’est de la déception qu’elle aurait pu être.  Peut-être même le genre à élever à niveau de « microbrasserie sleeper ».

Lowertown Brewery (Ottawa ON) Lager 4.8% 16 IBUs

lt1La cote OO : C

Car même si elle n’a pas grand-chose ce qu’elle a elle l’a bien.

Bien Claire et avec un nom généraliste comme « Lowertown Lage, difficile de penser que ce serait autre chose qu’une généraliste visant le grand public.  Le nez légèrement plus poussiéreux que la bière d’épicerie ne sert pas de grand rassureur, mais le goût un cran plus « orgifié » pourrait presque faire claire à une lager de caractère à la Super Dry Niponne, affublée de houblon un tant soit plus soutenue.  En concluant le tout sur de la céréale de miel, on peut s’en satisfaire en autant qu’on a pas trop d’attente.

Lowertown Brewery (Ottawa ON) Dark Lager 4.9% 18 IBUs

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Pâle pour une foncée…

Pâle pour une foncée…

La cote OO : B+

Parce que pas besoin de feux d’artifices ou de laser quand la musique est bonne.

Le grain?  Très présent ma foi!  Surprenant pour un endroit qui semble assez généraliste merci.  On s’empressa donc de goûter pour y découvrir une bière bien sucrée de céréales, franchement rafraîchissante avec son pain et son miel et sa mélasse.  La finale est exactement dans le même ton, s’il y avait un hybride entre l’ambrée et la brune on y serait.  Cette dark lager vaut ainsi le détour, ne serait-ce que pour le début de la finale où tout est livré justement.

Lowertown Brewery (Ottawa ON) Shooting Rapids Canadian Pale Ale 5.3% 28 IBUs

lt4La cote OO : B+

Parce que … ô Canada.

Mon dieu, il va falloir arrêter de penser que Lowertown n’est qu’une brasserie commerciale même si elle est situé en plein Byward Market à quelque pied du Keg Steakhouse (un amour de l’auteur de ces lignes).   Au nez on a donc du grain bien établi, à peine assez amer pour mériter de s’appeler pale ale.  Bien poussiéreux aussi.  Pour la bouche, pas vraiment de nouveauté outre la poursuite du très bon goût, comme la finale juste assez ronde de ses houblons anglais pour amener satisfaction.  Comme on peut le lire, une bière qui démontre les qualités du malt et du houblon.  Sans dire que c’est ma meilleure pale ale, si l’on doit la différencier en l’affublant de l’adjectif « canadien » c’est très fortement ma meilleure de ce nouveau genre.  Bravo.

Lowertown Brewery (Ottawa ON) Red Fife Wheat Beer 4.4% 14 IBUs

lt5Red Fife… du rouge dans une bière de blé?  Curiosité. 

La cote OO :  A-

Parce que le blé n’a pas seulement l’affaire d’un fruit et d’une épice.

Il faudrait être un peu intoxiqué pour y trouver de l’ambrée, malgré qu’au visuel un fond de vienna lager pourrait presque nous convaincre.  Cependant la bouche plus sucré vient corriger le tir, sans dire que c’est une bière à l’instar des orange-coriandre bien connues, c’est une petite boisson d’été plutôt facile.  En concluant sur le pruneau sorti de nulle part, on a toujours la facilité d’une bière de blé d’été, mais dans un autre registre.  Intéressante avec son fruit et son petit côté pain, c’est celle qui fait facilement dire que Lowertown n’est pas à négliger.