Harricana # Munich Lager 4.6%

hhashLa cote OO : C+

Bon, c’est pour une bonne cause.

De grosses notes de malt bien sonnantes ouvre le nez de cette bière entre la dunkel allemande et la Super dry nippone.  Ensuite boulangère, le malt s’assèche légèrement et ça reste tout en légèreté, pour être conclue par un peu de papina et de fraise pas mûre.  En « petites cannettes » de 355ml, c’est une lager qui passera trop rapidement, en laissant plus ou moins de souvenir, mais à tout le moins pas de mauvais.

Urban Farm Fermentory (Portland ME) Munich Dunkel 5%

uffB-  Le malt seul ne peut pas toujours porter une bière.

Peut-être pas la plus excitante, mais parfois au milieu d’un salon de degustation il faut se reposer un peu.  Super maltée donc au nez, on oublie le houblon pour se concentrer sur l’orge dans toute sa splendeur.  Faisant toujours rage en bouche, le grain avance plus lentement, mais ça manque un peu de torque pour nous mener à une finale à peine caramélisée (je dirais crystal malt).  Bien, mais seulement comme bière de début de soirée.

Dr Fritz Briem (Munich DE) Historic Signature Series 1809 Berliner Weisse 5%

dfbwA  Prophète en son pays.

Sans le moindre collet, cette belle bière dorée présente un nez tout juste sûr où le blé réussit à s’en sortir.  Franche et vive, son petit goût modérément acide me fait penser à la Surnaturelle de l’Esprit de Clocher, même chose pour la finale bien calcaire et assez sèche.  Peu de finale (ce qui peut être assez propre au style), c’est une démonstration très efficace de la Berliner Weisse (malgré que celle-ci vient de Munich) où les lactobaciles travaillent admirablement bien.

Spaten Brau (Munich DE) Spaten Premium Lager

spatenC+  Mélodie intéressante mais les haut-parleurs ne fendront pas.

Super houblonnée sans être trop amère, le grain semble davantage être maïs qu’orge (mais c’est probablement la couleur du liquide qui m’influence).  Sèche et brève, la céréale sucrée vivote et s’invite sur la langue avant de mourir tranquillement en gorge.  Pas loin des plus classiques niponnes mais avec plus de coffre et d’aftertaste, c’est une lager très très très classique elle aussi.  Toutefois, il ne faut pas s’y mépendre :  a-t-elle quelque chose de spécial?  Non.  Mais j’en changerais probablement pas la recette, un classique restant un classique.

Dr Fritz Briem (Munich, Deustchland) 13th Century Grut Bier 4.6%

grutC  Est à la bière typique ce qu’est une root beer à comparer au Coke Zero.  Épicée (cannelle, thym) et boisé (épinette, if), immédiatement on sait ne pas avoir affaire avec votre typique bière de dépanneur, à la limite de l’appréhension de ce que pourrait être le carnaval gustatif de cette boisson.  Légèrement acidulée mais bien raisonnable en bouche, il faut attendre la finale où le punch d’épices et totalement déchaîné, et me démontre que le houblon n’est pas la seule plante qui peut amener de l’amertume à une bière.  Et quelle amertume!  Les hopheads y trouvent sûrement leur comble mais comme je ne partage pas leur passion, pour moi c’est très agressif.  Heureusement l’aftertaste se calmer en restant amère, mais 20 fois moins que la bouche.  Même chose pour les gorgées subséquentes; sans dire que ça c’est atténué, les papilles s’y sont un peu habitué.  À réserver pour les amateurs de houblon mais définitivement pas grand public.