Ça brasse (brassée par Emporium) Scotch Ale au miel 7%

Cote OO : B

Le printemps arrivent, même dans les Orkneys au nord de l’Écosse.

Et pourquoi pas?  Le miel, il me semble que ça peut bien fonctionné avec le petit côté bruyère de certaines scotch ales.  Le nez présente justement bien le miel joliment mélangé à de l’orge très caramélisé et aussi prêt de la cassonade.  Plus fraîche que prévu en bouche, on vogue toujours sur l’orge sans s’y embourber comme dans la boue, mais en avançant grâce au frais vent floral qui arrive probablement de la ruche.  Au final, nous avons droit à une scotch ale miel sur le grain, mais en version plutôt sympa qu’intense.

Malbord La Tripeuse des Bois Blonde Belge au miel et au thym 7% 26 IBUs

mtdbLa cote OO : B

Boucle d’Or : la légèreté parmi les ours.

Foncée comme une blonde d’abbaye (donc belge), ainsi il n’est pas très surprenant d’y renifler un côté de boulangerie et de sucre candi assez fidèle à l’Europe.  Plus de fraîcheur en bouche avec la rondeur du miel qui ne se veut pas trop pesant, le tout conclut dans une finale où le thym donne une touche de vert que le houblon n’amène peut-être pas.  On est pas au niveau de la blanche thym-citron de leur « voisine » de Carleton-Sur-Mer, mais pour y avoir ajouter du miel, l’exercice se veut assez joviale et amusant.  Un exercice jovial (mais encore à 7% il ne faut pas trop abuser) de Malbord qui opte d’une belle recette sensée.

Le Presbytère La Rose-à-Rose Bière ambrée au miel, sirop et eau de rose 4.9%

prarLa cote OO :  B+

Comme l’une des rares bonnes chansons fait par un chanteur pour ses enfants ou sa blonde.  Pas quoi ce soit rare pour le Presbytère de tomber dans l’excellent, et une grosse coche en haut de la bière hommage normale.

Orangée à la belge d’abbaye, si la mousse était plus généreuse on serait vraiment collé sur l’arbre ecclésiastique.  La lourde céréale olfactive n’est pas sans rappeler un sentiment similaire, or le houblon entre celui anglais et l’orange de certains cultivars moderne détonne, sans toutefois jurer; l’ensemble est un peu à flaveurs d’orange confite quoi.  La bouche est toute autant velouté et encore plus fruité et me fiant sur leur double belge, par sa relative légèreté (comparé à cette dernière) j’irais donc en terrain de blanche, à l’opposé spectral de la trop légère Kronenbourg.  La finale est certes très juteux, alors qu’on goûe de la pêche et de l’orange, avec juste ce qu’il faut d’amertume.  Bue à l’aveugle sans savoir autre chose qu’elle vient du Presbytère, c’est certainement une réussite du moins qu’elle ressemble ne serait-ce qu’un peu à son style qui se révèle être… la Rose-à-Rose?  Une ambrée au miel, sirop et eau de rose?  D’accord, toute une surprise… mais une très très très très bonne.  Ça explique donc l’amertume, mais pour une bière « à ingrédients » c’est subtil.  Bravo, et bien plus qu’une recette « je l’ai fait parce que la première fois c’était avec ma fille ».

Noire et Blanche Microbrasserie L’!!! Triple Exclamation Triple IPA brassée avec le miel verge d’or d’Intermiel (vieillie 15 mois en cellier) 10%

nbteLa cote OO : D

Live and Learn.

C’est probablement parce qu’elle a traîné trop longtemps en cellier mais le houblon semble fatigué mais puissant, poivré et un peu rance.  Même chose en bouche, le pissenlit est assez présent mais heureusement, l’orge qui colle sur les dents est mieux balancé.  Çoté finale, le miel assez fleuri est de mise, mais très peu sucrée comme si la seconde fermentation en bouteille avait tout emporter.  Je ne peux malheureusement pas dire que c’est une expérience agréable et même s’il s’agit d’une triple je n’aurais peut-être pas dû attendre si longtemps.

Robin Bière Naturelle Saison Avoine & Miel 7.7%

rsamUn concept qui vient chercher le curieux : la fraîcheur de la saison en version céréale avoine et miel.

La cote OO : B-

N’hésitez pas pour rassasier votre curiosité.

Mais quel nez, ô mais quel nez!  Les bretts un peu hors norme, mais la rondeur du miel fleuri et du lointain jus de citron qui dépeint tout un portrait olfactif.  Un pas de recul à l’arrivée en bouche : c’est hyper frais mais aussi hyper clean, alors que je m’attendais à trouver la douce texture de l’avoine.  On aimera donc vraiment plus la finale toujours fraîche et plus funky que le nez, qui amène de la pomme bien verte.  On pourrait facilement se demander à quoi on aurait à faire si le miel et les lactobaciles n’étaient pas de la partie car c’est une saison sèche mais autrement totalement dénaturée, avec du houblon qui sort au fil des gorgées.  À l’image de certaines autres offrandes de Robin, une bière pour la curiosité d’abord et un goût intéressant ensuite, mais pas nécessairement le genre à débourser environ 20$ pour la quille.

La Confrérie Mlle. Violette Blanche de blé, miel et lavande 5%

cmvLa cote : B

La paysanne en robe de pays – violette évidemment.

Lavande et miel avant blé, et encore moins de coriandre et d’orange qui ne figurent fort probablement pas à la recette. Le blé reprend toutefois du terrain en se battant avec la lavande, éclipsant le miel jusqu’à la toute finale où il y a une certaine rondeur.  À la clef, c’est la lavande qui mène les troupes pour en faire une bière florale où le houblon ne sert qu’à conserver la bière, ce qui n’est pas un défaut parfois.  Ça fait changement des blanches d’été et j’en servirais une à ma mère.

La Confrérie Roussette Cream Ale Ambrée au miel 5%

cramComme la cream ale est très populaire en Ontario – spécialement à Ottawa – et qu’elle est rarement emballante, on espère que le miel amènera une bonne dimension.

La cote OO : B

Avec du pain d’épices.

Un peu abasourdi par le miel, le malt semble plus que docile sous les narines.  La cream ale est certes très tranquille sur la langue, et pour ce qui est du miel on le goûte bien sans pour autant que la bière en devienne éhontément sucrée.  La seconde gorgée es toutefois plus normale et avec une amplitude de rousse plus traditionnelle; sans savoir pourquoi elle semblerait une bonne base de bière de noël avec de la canelle et de la muscade, mais en tant que tel elle tient très bien sa place.

Hex and Hops (Bloomingdale NY)

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J’aime la mention « Tap Lines Last Cleaned »

Bloomingdale n’est certain pas reconnu pour son magnifique panorama, son centre-ville vivant ou quoi ce soit; à 10 minutes de Saranac Lake, ce n’est qu’un passage en direction de Lake Placid si l’on veut éviter l’autoroute à partir de Plattsburg.  Au « centre-ville » donc de ce petit hameau, dans ce qui pourrait ressembler à un vendeur de véhicules tout-terrain trône la relativement nouvelle Hex and Hops.  Elle, elle s’occupe d’abeilles.  Lui, a décidé de brasser.

Certe humble, l’intérieur fait brasserie d’abord, salon de dégustation ensuite.  Derrière le long bar, de l’équipement de microbrasserie – dans le vrai sens de micro, avec des cuves qui ne dépassent pas vraiment hauteur d’hommes.  Devant le bar, attablés ce qui semble être des habitués (pour un samedi après-midi) et derrière eux des tables de picnic ainsi qu’une longueur table et des chaises, qui semblent provenir d’une vente d’un ancien bureau d’avocats.  Ça fait petit village et assemblé à la hauteur de moyens limités, mais dans le royaume de la microbrasseries, les apparences sont souvent trompeuses.

hh1Alors qu’on a Pour Some Sugar on Me de Def Leppard dans les haut-parleurs, on consulte la carte d’une dizaine de bières où sont explorés IPAs, sûres, belge et strong ale (un style que je n’ai eu la chance de rencontrer que dans le nord de l’état de New York).  On commande donc 2 palettes servis par le brasseurs, vraiment sympathique et vraiment occupé – franchement, je ne m’attendais pas à autant de clients en plein après-midi si loin des pentes.

Ça dit quoi dans les verres?  More hits than misses, la dizaine d’années de brasserie maison du proprio ne fait pas de tort.  Pour la quantité c’est correct mais on aurait aimé de meilleur verre de dégustation.  Toutefois on sent que les moyens étaient limités et ce qui importe c’est ce qu’il y a dans le verre.

Alors, on y va?  Pour les mordus en ski à Whiteface, c’est un long 30 minutes.  Suffit de se découvrir une bonne curiosité brassicole.  Pour les assoiffés de passage surement.

On goute quoi?  Sans contredit, leur IPA au miel, qui a encore place à amélioration mais qui fait on-ne-peut-plus dans le thème.  Sinon, leur belges et leurs strong ales.

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Tapas & Liège (brassée chez Brasseurs sur Demande) T&L Ginger Queen sure au miel et gingembre 3.1%

tlmgMa première bière dont le nez ressemble vraiment à une ginger ale, mais sous la racine le miel vient arrondir le tout et donne envie de voir quelle bière se cache là-dessus.  Pas autant sèche qu’on pourrait le croire et le gingembre ultra-végétal (presque céleri) ouvre très bien les hostilités gustatives qui se veulent doucement acides.  La finale tient peut-être encore plus du Ginger Ale et puis boom!  Une belle vague de chaleur du gingembre;  si le Canada Dry goûtait cela, j’en aurais souvent à la maison.  Trop loin d’une bière donc, mais ça n’enlève que si peu à la magie de son goût.

La cote OO : A-

Parce que j’en boirais des galons de cette boisson gazeuse, qui se mérite « seulement » un A- parce que l’orge n’est pas au rendez-vous.

La Pécheresse Serie des Brasseurs Triple Belge Miel 8.6%

ptb Le côté sucré de la haute Mauricie.

Très standard du côté du nez à peine orangé mais bien vanillé, l’orge y est bien mais très arrondi par les levures à tendance boulangère.  Avec une tenue en bouche digne des plus solides européennes, on reste dans le très belge avec une attaque initiale des houblons belges puis du sucre candi, avec le miel qui s’active finalement non pas pour amener du sucre additionnel mais plutôt du trèfle.  Loin d’être les plus flasheux, au fil des découvertes (spécialement de la série des Brasseurs) on voit qu’il y a un certain haut talent en haute Mauricie.