St-Ambroise (McAuslan) New England IPA 6.2%

Cote OO : B-

Intéressant.  Pour McAuslan.

Votre bonne vieille IPA en effet : de l’orange crémeuse, du pamplemousse sucré et beaucoup de chaleur pour une IPA.  Pour la bouche, c’est assez soutenue (toujours pour une NEIPA) et frôle l’acidité et l’amertume, et restant bien sèche.  Sinon, pas grand-chose à dire, une NEIPA qui passe correctement et un pas de côté intéressant de la conservatrice McAuslan, mais en frais de New England, on trouve plus original.

McAuslan Saint-Ambroise Ale noire à l’avoine (2018) 5%

msaosL’avoine amène la rondeur à la bouche d’une bière, mais même encore dans le verre c’est la rondeur olfactive que l’on retient : du grain doux à peine torréfié d’un café au lait.  On pourrait même assez facilement croire qu’elle est veillie en fût de bourbon avec son soupçon de vanille.  L’attaque en bouche est préliminairement du cola, puis du gros chocolat pas trop amer.  Enfin, ça se transforme en une grosse bouchée de moka au chocolat en finale, le tout dans une aisance presque déconcertante et un brin de raisin sec, évidemment toujours des plus confortables.

La cote OO : B

Parce que lorsque bien faite comme dans cette St-Ambroise, malgré que ça peut paraître contre-intuitif, certaines bières noires peuvent très bien se débrouiller par temps chauds.

McAuslan St-Ambroise Ale de Blé à l’Abricot 5%

msaabaGrosse démonstration olfactive de bière où le fruit l’emporte sur le grain… après tout il s’agit ici de « bière aromatisée » et non de bière au fruit.  Le parfum ne fait pas très naturel en effet, on se doute que c’était du fruit dans une version purée ou sirop un peu loin de l’arbre.  En bouche le blé est plus fort, l’abricot ayant pris un pas de reculons avant de revenir en version monotone (ou mono ton) en aftertaste.  À la limite du tolérable.

La cote : C

Parce que trop rectiligne, trop artificielle, alors on en boit pas trop.

Belle Gueule Originale Lager Blonde (Brassée par McAuslan pour Brasseurs RJ) 5.4%

bgo

Originale peut-être dans le sens de précurseure.

C+  Belle gueule qui attire l’œil, mais la conversation pourrait être mieux.

C’est en effet une belle blonde et pour une bière souvent vue en fût, comparée à d’autres elle semble avoir beaucoup plus de personnalité avec son orge bien soutenue par un houblonnage non excessif, entre Angleterre & Allemagne.  En bouche c’est malheureusement trop mince, quoqiue citronné et floral dans une intensité « bieres grand marché ».  Au moins l’aftetaste est supérieur à ces dernières, mais somme toute, ça manque de substance.  Correcte sans plus.

McAuslan Brewing St-Ambroise bière de blé à l’abricot 5%

D  Une bière qu’on peut terminer mais qu’on ne reprend pas.

L’abricot en avant de l’avant-plan, au nez j’ai l’impression d’avoir une vodka trop fortement aromatisée au fruit, donc de la confiture d’abricot ou à tout le moins un espèce de concentré d’où le blé est dans le meilleur des cas approximatif. Un peu plus posé – l’espace d’une seconde – avant le boom du fruit qui revient en bouche dans une très bonne carbonation (faut bien lui trouver des qualités) et finale dans le même concept où en gorge on peut éventuellement croire à de la céréale, non sans peine. Et s’il y a houblon (l’avant dernier ingrédient de la liste loin derrière « essence naturelle d’abricot ») ce n’est que pour l’aspect conservation.

McAuslan Griffon Rousse 4.5%

gar

Une belle recette, mais elle manque de corps.

C+  Une belle carrosserie sur un frame mou.

De sa belle onctuosité olfactive hyper caramélisée, elle est très opaque au nez comparativement à sa couleur qui démontre une filtration à froid très non subtile.  Forte en bouche, le grain est toujours caramélisé et boisé mais la tenue, outre le fait qu’elle colle aux joues, est beaucoup trop liquide.  L’aftertaste, trop court n’a que de positif l’orge rôti qui se goûte.  En résumé, je conclue en une belle recette mais elle manque de corps.

McAuslan St-Ambroise Baltic Porter 8.2%

sabpB-  Pour petit public.

Porter baltique standard avec ses effluves modérées de torréfaction et son raisin sucré, le tout est sans surprise aucune.  Sans dire que le houblon est perceptible, il joue son rôle au goût en accompagnant le caramel profondément brûlé et le sucre bien retenu.  La finale passe par l’orge tout aussi intensément que brièvement et s’éteint sur de la douce torréfaction d’un stout plutôt que d’une porter.  Très facile mais peu mémorable, un peu plus d’épices lui aurait été profitable.

McAuslan Saint-Ambroise Oatmeal Stout 5%

saosB+  Mon meilleur oatmeal stout non, le plus représentatif non plus mais peut-être la plus approchable.

Belle mousse compacte qui laisse passer un impressionnant bouquet de grain sucré caramélisé sans être vanillé, puis en s’approchant le nez du moka très sucré.  Le sucre cette fois-ci d’érable se présente en bouche en se voulant un tantinet plus fruité, avec une pointe d’amertume bien contrôlée qui se poursuit en finale alors accompagné de moka.  À l’image de sa texture c’est moins lourd que votre oatmeal stout régulier mais un peu plus rafraîchisssant aussi.

McAuslan Saint-Ambroise Stout Impériale Russe Réserve Spéciale 2015 9.2%

msasiB- Rien de très distinctif alors on vise une intro aux impériales russes plutôt qu’un approfondissement.

Un peu de cola et du raisin, l’olfactif est assez torréfié mais il n’y a rien de bien méchant dans cette stout à la cassonade. Belle arrivée bien fruitée, c’est toujours le raisin, le cola et la vanille qui passe avant l’explosion du grain de café autant amer qu’astringent. Avec un aftertaste à la portée de tous, ça reste une stout peu mémorable mais qui a prix raisonnable fait très bien le travail.

Autant le cylindre a un beau design, quand on regarde la bouteille on se dit que c’était aussi bien de cacher le contenant de verre. De plus, quand je lis « Brassée avec du bois vieillie dans le bourbon » difficile de croire que le liquide a reposé dans un baril mais plus facile de croire que des copeaux de barils a reposé dans la bière.

McAuslan Saint-Ambroise Collection Barrique Scotch Ale 10.2%

msasaA- Une scotch ale en fût d’american bourbon : le contraste de l’équilibre (où l’équilibre du contraste?).

Belles & fines bulles avec un bon collet qui cache dès le nez une bière intéressante : pas seulement du caramel mais les épices de la porter et l’orge torréfié de la stout. Assez noire en bouche, la vanille vient équilibrer le mélange pour lui donner des notes de pouding au pain, puis la finale livre du grain brûlé, de la vanille, de l’extrait de lavande et du bourbon en aftertaste (j’avancerais du Buffalo Trace). De la bonne carbonation à la rondeur du liquide à la balance entre grain et finition, enfin un resplendissant succès d’une macro-microbrasseries.