Emporium Battaglia Sûre aux abricots et à la mangue 6.4%

Cote OO : B-

Simplement ça.

Bien pâle à l’olfactive, mais principalement pour le côté bière et mangue; j’ai l’impression d’avoir un bon vieux Ju-Tel à l’abricot sous les narines.  Le liquide est particulièrement pétillant et frais, exit l’aspect laiteux qu’on aurait pû détecter au nez alors que la finale est en gras mangue.  Défaut à noter principal : le manque de longueur.  Pour une édition un peu plus spécial de l’Emporium, on pouvait s’attendre à mieux.  Ça reste heureusement une bière de fruits agréable, mais simplement ça.

Brasseurs du Moulin Jenny Sûre aux fruits Mangue et Ananas 4.7%

bdmjmaPas la première fois qu’on croise Jenny, qui ne nous avait pas fait retourner la tête à son premier passage.  Mieux habillée cette fois?

La cote OO : B-

Pas vraiment plus remarquable, mais c’est toujours mieux en habit d’été.

Bon, d’accord.  Aux fruits en premier avec un beau mélange 50/50 ananas et mangue, puis sûre ensuite avec du blé dur et plutôt vert.  La mangue est plutôt lourde en bouche mais le liquide se veut plus cinglant, mitigant le sucre naturel du fruit.  C’est d’ailleurs principalement la mangue dont la finale jouit, quoique l’ananas œuvre toujours dans le sens de procurer une bière estival pas trop perdue dans les calories.  La définition même de la bière que l’on boit sur le patio ou autour de la piscine, qui rafraîchit mais qui ne pique pas vraiment la curiosité.

Le Castor Fructus Brassée avec goyave, mangue et fruit de la passion 6.3%

cfLa cote OO : B+

Rigaud est au sud du Québec.

On s’habitue à la levure sauvage du Castor, mais on ne s’habitue pas;  car en s’habituant j’en deviendrais moins ravi mais le nez sauvage et le côté un peu âpre de la goyave a de quoi charmé.  Ronde à l’arrivée, cette bière à fruits à noyau et ronde, que j’essayerais d’en faire un sirop pour verser sur de la crème glacée ou la mélanger à du yogourt.  La finale est davantage vanillée, et amène plus d’horizontalité aux 3 fruits qui la peuple sans la dominer; elle me fait penser à bien des bières à fruits à Noyau qui se laisse emporter et celle-ci triomphe par sa simplicité et sa balance.  Dieu que le Castor sont pas assez reconnus au Québec; si le Trou du Diable a bien réussi avec ses bières de toutes les sortes, la moins volubile Rigaudienne le fait aussi bien mais de manière plus discrète.

Brasseurs du Monde : Les Jus ou Jũ

juAvec un nom comme Jũ, disons que Brasseurs du Monde partent avec un préjugé de « ça ne goûtera pas la bien ça.  Faut laisser la chance au coureur mais disons que je m’attends davantage à boisson de matin que de soir.

On commence donc avec celle au melon d’eau, où même l’illustration fait « eau avec colorant ».  Très peu senteuse au nez, on semble garder dans la subtilité, mais le grain se cache aussi bien que le fruit.  On en reste donc à l’appelation « bière légère ».  Ce qui se poursuit en bouche où heureusement la bière semble bien calcaire, mais encore là le grain (surtout le blé) ne semble qu’un « aftertought ».  On terminera donc ce jus avec la légèreté du melon, qui fait d’abord très artificiel mais qui se naturalise avec les secondes.  Certainement pas une grande bière, outre pour les filles autour de la piscine on repassera. Regardez ainsi la cannette et dites-vous qu’elle n’en sera aucune plus subtile.

La cote OO : D+

Parce que c’est le party de piscine sans substance.

Vient ensuite la mangue, pour qui avant de le sentir on peut se demander « en version sucrée modérée ou débridée ? ».  Olfactivement, en apportant presqu’aussi peu de présence que la version melon d’eau on semble opter pour le modéré, mais après avoir essayé une autre de la gamme on peut craindre la suite.  En bouche en effet on découvrira une bière (si c’est le bon mot) où la mangue semble très peu naturelle.  La finale est toute autant puérile, servant d’insulte à n’importe qui ayant déjà goûté une mangue fraîche ceuillie.  À tout le moins la finale est courte ce qui est le point fort d’une bière qui n’était-ce de sa facilité à boire en canicule se serait facilement retrouver dans le fond de l’évier.

La cote OO : D-

Parce que si vous cherchez l’antonyme d’ « authentique », vous l’avez trouvé ici.

Le constat de la comparaison : pas un mais deux échecs.  Quand on vente les couleurs flamboyantes d’une bière sur le contenant avant de parler du goût, il y avait à craindre.  Et les craintes ont été confirmées.  Pour rester poli, je dirais des bières d’épicerie pour les matantes.