Maltstrom Scotch Lager Assemblage de lagers fortes ambrées élevées en fût de chêne américain 8.2%

mslLa cote OO : B+

Grosse réunions d’écossais un hétéroclites mais ça finit par faire un beau party; comme le festival écossais de Gould où tripeux whiskies, gens de GNs, descendants écossais et gens du 3e âge se rassemblaient.

Bien que pâle pour une scotch ale, le profil de ce nez très sucré ne fait de doute : c’est d’inspiration scotch ale très certainement… mais à la maltstrom qui affectionne particulièrement les lagers.  C’est donc du scure brun tout juste suffisamment propulsé par les levures caramélisées et un peu sauvage.  La bouche est un peu hors norme par contre : un peu amère et plus clean/moins lourde que votre scotch ale habituelle, on l’avale donc sans trop savoir où l’on va et on y découvre de la fleur et du caramel, agrémenté de la vanille et de chêne en sortie.  Elle choquerait le traditionnaliste, mais une très bonne bière de fantaisie qui plaira sûrement à l’amant de bières brunes en finition de baril de bourbon.  Maltstrom semble vraiment savoir ce qu’ils font en ce n’est vraiment pas la première microbrasserie que je suggérerais pour les néophytes, pour le pire mais surtout le meilleur.

Maltstrom

maltstrom1Après un arrêt à l’Albion, pour le curieux Orge Overdose recommande de faire environ 5 minutes d’auto pour trouver Maltstrom, dans un milieu totalement différent, celui d’un quartier commercial et industriel qui n’a pas grand-chose de bucolique.

Pour ce qui est du salon de dégustation, c’est simple mais efficace, mais les fûts bien en vue compense un peu.  Derrière le comptoir, le microbrasseur.  Qui au fil des minutes transfère sa passion des bières lagerisées, et une belle philosophie de recettes bien focusées.  Définitivement le genre de visite qui transforme, et qui fera facilement des adeptes fidèles – chose que d’autres microbrasseries devraient faire elle aussi.  D’accord, c’est bien parler à de jolies serveuses, mais pour l’explorateur brassicole (ou même le beergeek occassionnel), rien ne peut dépasser la passion et les connaissances des artisans.

C’est donc une heure passée très rapidement avec 6 ou 7 bières et le plat de popcorn offert gracieusement, où à l’instar d’une visite semblable chez The Beer Diviner, les notes de dégustations bien précises ont laissé place à la discussion.

On visite?  Oui, spécialement si le brasseur y est.

On boit quoi?  La bière sûre, celle à la licorne, et leur IPLs qui sortent de l’IPA standard québécoise.

Maltstrom Custom American Pilsner 6.8%

maltstrom1La cote OO : B
Parce que
pour une bière « custom », ça devrait devenir la normale générale.

Si le nez est un peu prévisible avec son houblon à l’américaine, le grain qui colle sur les dents est d’abord frais puis migre sur le miel.  Ça prépare donc très bien à la finale tout grain qui ne pourrait déplaire qu’aux amateurs de bière à l’eau.  Voici ce à quoi devrait ressembler un pilsner qui s’inspire des pale ales américaines tout en gardant l’esprit tchèque.

Maltstrom Jour de Fête au village des couleurs Bière sûre Hibscus Framboise et cassis 4.8%

maltstrom1La cote OO : B+

Parce que le party peut lever mais sans trop de décibels.

C’est la fête mais plus champêtre que beuverie, avec les lactobaciles qui me font penser à l’Islandaise Olvishölt grâce au nez de yogourt.  Bien fruitée en bouche, si l’on doit mettre des fruits dans la bière c’est de cette manière que j’aime les voir apparaître, bien accompagnés par les micro-organismes.  Pour amateur de sour, parfaite pour l’été.

Maltstrom India Pale Lager Seigle 6%

maltstrom1Une autre IPL de Maltstrom, un autre succès?

La cote OO : B+

Parce que ça goûte la grange.

Début des hostilités olfactives par le gros grain juste assez épicé pour une bière au seigle.  En bouche, cette même céréale est plus légère, ce qui n’est pas le cas de la finale où c’est une véritable « volée de grain » un brin boisé.  Dans les meilleures bières au seigle au Québec, si le blé a la cote pour l’été, pour la saison des récoltes le seigle semble particulièrement approprié.

Malstrom !Coconut! Lager 5.2%

maltstrom1La cote OO : B

Parce que l’orge peut aussi pousser sous les tropiques québécois de Joliette.

Du coconut oui, mais la balance est bien respectée car on y trouve de l’orge bien tassée au travers de l’écorce de la noix de coco.  Pas très large et lente, on semble opter pour une lager méthodique, ce qui est pas mal mieux que celle de la mode de l’an dernier où l’excès était trop souvent de mise.  La finale est quant à elle « écorcée », puis boom! la noix de coco et enfin de l’orge.  Rien d’extraordinaire mais très bien faite.

Maltström Pilsner Lager 4.5%

mplA-  Dehors les désinvoltes.

Pour une pilsner, avec sa mousse semi-tenace avec des impuretés en suspension dans le liquide, on se croirait facilement en terrain de bière de blé.  Au nez les houblons sont de mise, entre fruits tropicaux et la banane, et l’orange qui complète bien le processus aromatique.  Du nez, on transige vers des saveurs ni IPA ni Weizen (malgré une lointaine gomme balloune) et ensuite dans une finale un tantinet amer, juste comme il le faut et qui se conclut sur la Bazooka Joe.  Comme la sieur de Léry de Frampton Brasse, une blonde d’expection qui réussit à impressionner dans un style qu’on ne peut difficilement plus austère.

Maltström Farmhouse Blanche Bière de blé dorée 5.3%

mfb 100% belge, pas très blanche et simplement 100% bonne.

Passablement saison comme nez, les houblons sont très belges et le blé, à part d’arrondir un peu l’olfactif, est sous contrôle.  Les levures amènent quant à elles amènent le poivre et la mangue dans une bouche assez pesante et dotée d’une bonne carbonation.  Le blé est par contre plus évident dès qu’on l’avale (sans tomber dans la weizen) et offre une bonne variation à l’ouverture du nez.  Avec une franche amertume qui accompagne le poivre en finale, en alignant les gorgées on y découvre de l’orange qui amène la touche finale à une belle expéricence variée.

Maltström Dunkel Lager Bière brune 5%

mdlC+  Dunkel de noël.

Petit pain d’épices, de muscade et de noix, avec plus de blé que d’orge, céréale certes douce et gênée.  Collante, c’est dans le style muscade tout en restant léger.  La finale est toujours dans les épices brunes avec une belle pointe d’amertume, mais somme toute ça ne joue que 3 ou 4 notes sans vraiment varier la mélodie.  Une bière qu’on ne peut qu’apprécier que si on « feele » vraiment pour le style Dunkel, ce qui en tout honnêteté ne m’arrive pas très souvent.