Nightmare Brewing (Brewed by Dorchester Brewing Boston MA) Blood Eagle Scandinavian-Style Sour ale 7.5%

nbeaBrewed with Lingonberries, hawthorn berries, cloudberries, strawberry, plum, pear and tart cherries.  Trop complexe?

La cote OO : B-

Il faut croire que j’aime mieux les levures scandinaves que leurs petits fruits

Pas si mélangeante que ça pour le nez : oui un peu n’importe où olfactivement, mais se résume bien en pointant à quelque part entre la framboise et la cerise sûrette.  Peu d’orge et de houblon pour l’instant donc, juste du gros fruit crasseux qui se poursuit aisément en bouche en délaissant la framboise et en tombant dans la baie des champs un peu inconnu (est-ce le lingonberry, le hawthorn, le cloudberry?) tandis que la finale se joue entre le pruneau et la fraise.  Exclusivement portée sur le fruit (ou presque) on ne peut pas dire que c’est raté, mais on ne criera pas au grand succès non plus.  Un autre cas de less is more habituellement.

Mayflower Brewing Company (Plymouth MA) Cooper’s Series Limited Edition Standish Imperial Stout 9%

msisProfond et à la stout russe, le grain est passablement torréfié et assez vanilla, en donnant à l’olfactive une teinte de breakfast stout.  Gustativement puissante, on a pas lésiné sur la puissance du grain qui ne se développe toutefois pas beaucoup.  La finale est assez sèche et pas vraiment fruitée – on voit donc que la Russie non mentionnée à l’appelation est elle aussi manquante.  Une petite stout réglo avec du grain bien travaillé, qui marque davantage les papilles que le souvenir.

La cote : B-

Parce qu’il y a erreur dans le nom « standish » mais que ça reste agréable.

John Harvard Brewhouse (Hancock MA) Smooth Hoperator IPA

jh2B  Ce qui manque à cette micro.

Pour une microbrasserie aussi conservatrice, je m’attends à une IPA pleinement agrume, mais non, le choix de houblons semble porté autant sur les orange que les feuilles de quenouille.  Il faut par contre dire adieu à la quenouille car seules les oranges y sont, avant que l’amertume ne monte et monte et monte, pour atteindre un plafond de confort.  On l’avale donc pour se retrouver avec un APA moins subtile, rejoint par le goût d’aiguille de pin.  Avec un mélange de houblons dont on aimerait connaître la composition, cette bière est dotée d’une bonne variété, supérieure à la plupart de ses congénères de microbrasserie.

John Harvard Brewhouse (Hancock MA) Zephyr Pale Ale

jh1B-  Nommé en l’honneur de l’éolienne surplombant la microbrasserie, c’est une pale ale qui ne fait pas beaucoup de vent.

Au nez une seconde et on gage déjà que ça sera une pale ale houblonnée à crû, pas trop amère, et un peu hors norme avec du melon d’eau, du kiwi des roses.  À la limite du cidre de pomme légèrement houblonné, le malt est aux abonnés absents alors sans être désagréable, on la garde pour les néophytes à la recherche d’une pale ale plutôt anglaise qu’américaine.

John Harvard Brewhouse (Hancock MA) Blueberry Bliss Ale

jh3

B- Un bon souvenir n’est pas mieux qu’un bon temps présent.

Il y a de ces bières qui semblent bien fitter avec les crêpes, celle-ci sûrement.  On échappera donc pas au fruit, hors ça tombe dans l’assaisonné plus ou moins subtil dans une texture laiteuse (on passe aux céréales, ou encore directement sorti de ma jeunesse d’un bol de pain blanc, de bleuets, de lait et de sucre).  Dans le même genre en sortie, l’orge tente de vivre mais c’est trop peu trop tard.  Bravo pour l’appel à la nostalgie mais comme bière ça score moins fort.

John Harvard Brewhouse (Hancock MA) Left Bank Light

jh1C+  Légère en bouche et en souvenir.

Avec sa couleur particulièrement pâle, on peut s’attendre à une bière désinvoltement commercial, mais non le blé est le bienvenu.  La bouche est lente, bien sucrée mais la couleur rattrape le goût avec une texture un peu trop aqueuse.  Retour du blé en finale, d’un départ sobre ça se termine termine bien mais avec un aftertaste moyen et un peu trop simple, mais pourquoi pas pour les débutants.

John Harvard Brewhouse (Hancock MA) The People’s Pour (“kind of a cream ale”)

jh2D+  La bière qu’on boit pour l’effet plutôt que le goût.

Très dorée, bien que semblant être faite de céréales nobles le tout semble un peu mince, n’étant poussé que par le malt.  Totalement dépourvue de vigueur en bouche, peut-être que la ligne de fût est à blâmer, mais le goût tout aussi plat présente une grosse déception sur la langue.  Enfin, la finale est toujours maltée mais n’amène absolument rien de nouveau; la conclusion est alors simple, il s’agit ici d’une bière totalement soporifique qu’on boit sans réfléchir ou apprécier.

John Harvard Brewhouse (Hancock MA) Black Widow

jh1D-  “Taste amazingly light”.  On  ne pouvait pas moins dire.

Du rubis moins foncé que le noir annoncé à son nom, visuellement elle a beau me faire penser à la UBU ale de Lake Placid mais olfactivement c’est une stout toute à fait dans les règles avec du grain torréfié et laiteux.  Molle en bouche, le grain est très simple, transparent à la limite; cette veuve noire paraît donc toute à fait inoffensive.  En finale, on retombe dans l’aqueux pour conclure un échec pas trop retentissant (dans le sens qu’elle n’est pas imbuvable), mais pour une bière noire il faut livrer plus qu’une désinvolte foncée.

Jack’s Abby (Framingham MA) Framinghammer Baltic Style Porter 10%

jabpC+  La fine ligne entre paisible et ennuyant.

D’accord, un peu de café doux mais beaucoup d’amertume pour cette baltic porter qui ne semble pas veiller en eaux calmes.  La bouche est aux antipodes du nez alors qu’on goute une bière trop discrète, sans développement et qui heureusement se termine un peu mieux avec un aftertaste de grain carbonisé.  Quand on vise trop l’amabilité conservatrice on risque de tomber sur l’ennui.

Clown Shoes (Ipswitch MA) Evil Crawfish Imperial Red IPA)

csecB  Vivre intensément mais selon les standards.

Le style commande du malt et du houblon; ça tombe bien, il y en a une barge de chaque, avec le caramel pour le premier et l’orange pour le seconde, dans une olfactive où le taux d’alcool semble assez élevé.  Intense que ce malt au goût, mais avec l’orange qui se poursuit on est certainement en territoire Red IPA, avec le caramel qui se bats contre l’alcool pour confirmer le côté impérial.  Dans la même intensité et les mêmes saveurs, l’aftertaste respecte sûrement le but visé; de là à lamer que c’est une excellente bière, non à la recherche d’une bonne IIPA on est pas en misère de tomber sur cette crawfish.