Le Trèfle Noir Trèfle Noir Stout 5.8%

tntnLa cote OO : B-

Parce que si vous cherchez une stout sans casse-tête, c’est un no-brainer.

Pour une « vieille » microbrasserie ce n’est pas très surprenant d’y trouver un nez si prévisible de moka brun et de café faible.  La bouche est guère plus originale alors que le moka se noircie mais si l’on cherche une stout bien balancée il y de quoi dire mission réussi, surtout en finale où du gâteau on passe à l’orge qui se torréfie avec les secondes.  Prévisible, mais pour autant pas nuisible, simplement paisible.  Pour une fin de soirée dans la facilité.

Le Trèfle Noir Série 10e anniversaire Kékéko Assemblage 6.5%

kekekoLa cote OO : B+

Parce que trop d’originalité pour les moins originaux c’est de la belle originalité.

Faut le dire, malgré une très bonne distribution Le Trèfle Noir n’est pas la micro qui flashe le plus du Québec.  Certains produits solides (la Tempête Nocturne et surtout leur Chernoe Pivot) mais plus souvent des produits un peu innatendu… que peut-on attendre d’un assemblage de gose vieillie en fût de chêne (une bière qu’on gouterait volontiers en version inassemblée), de pale ale 100% brett et de triple belge sûre?

Orangée à la limite du rouge, le nez pas pour les moins imaginatifs alors qu’il faut départager de la lime (de la gose), des houblons qui semblent presque surrannés ainsi que toute la sauvagerie que peut amener les bretts.  La bouche s’ouvre davantage sur le gose encore une fois, mais le côté plus rond de la triple vient égaliser les choses en laissant de la place aux mêmes bretts qui sont alors beaucoup plus à l’arrière-plan gustatif qu’à l’olfactive.  La finale est un joyeux mélange, avec une touche de belge supplémentaire et un aspect assez sec qui fait belle opposition à l’acidité.  Ça serait tout de même lui chercher des poux car c’est une belle bière anniversaire comme le Trèfle Noir devrait en faire plus.

Tous les goûts y sont donc, mais le but (ou alors le défi) d’un assemblage est de garder sa cohésion, alors est-ce que celle-ci réussi?  C’est définitivement le genre de bière qui prend plusieurs gorgées d’analyse et d’acclimatation, et si je dois lui trouver un défaut c’est peut-être de laisser trop de place à la gose.

L’Espace Public (brassée chez Oshlag) Brett, Pas Brett bière de cachette (collabo Le trèfle Noir) 5%

epbpb

Dans ce cas-ci, « bière de cachette » signifie black session IPA.  Pas fort comme nom de style de bière mais  contrairement au Trou du Diable avec certaines de ces bières, la description nous présente à qui on a à faire.

Pour une bière brettée, le nez reflète passablement plus celui d’une black IPA bien houblonnée (probablement l’influence de la couleur de la canette, mais oui on pourrait croire à des mûres).  La bouche aussi est fruitée mais l’orge bien torréfié vient s’allier au houblon pour apporter une amertume assez soutenue quoique pas très variante.  ON conclut avec l’orge un peu plus nue en gorge, et s’il manque le côté brett qui semble trop subtil, c’est un beau rappel que l’orge reste à la base de toute bonne IPA.

La cote OO : B-

Parce qu’il y a double erreur dans le nom avec les mots « brett » et « brett » mais que Guy Mongrain dirait qu’ils n’ont pas bretté sur l’orge.

Le Trèfle Noir California IPA Citra et Citron 6%

tncJoli nez, quoique non surprenant, d’agrumes qui ont laissé une belle place aux levures et au grain de la bière.  La bouche est très très affilée et piquante, sans retenue ni excès avec un citron qui se veut poli.  La finale est davantage houblonnée et amère, mais surtout longue toujours en flirtant sur la corde raide entre l’amertume exubérante et le généreux houblonnage.  Préférant les IPAs plus tranquille, la variété me convainc un peu plus, de là à y revenir plus souvent je ne suis pas certain mais c’est un verre qui va se vider rapidement.

La cote : B

Parce que c’est un verre amer qui ne rendra pas amer ceux qui aime l’amertume.

Lagabière (collabo Le Trèfle Noir) Collabro IPA boréale 6.3%

lcB  Un jack-in-the-box qui surprend à chaque coup de crinque.

En territoire de houblon résineux (sapin baumier y compris) au niveau du nez, une fois en bouche l’amertume très faible peut surprendre, mais il ne faut pas penser pour autant qu’il s’agit d’une bière peu goûteuse.  À la fois florale et végétale, la finale est encore plus variée, légèrement plus amère, et se conclut dans un aftertaste trop court et qui fait regretter la bouche davantage travaillée.   En soulignant principalement sa bouche qui même à la 10e gorgée garde des surprises, ça fai très changement des APAs et IPAs qui ne contentent que d’aller les odeurs d’agrumes.