Le Presbytère Messe Noire Coldbrew-stout Choco-Noisette 4.4%

pmnLa cote OO : B+

Velut Luna statu variabilis – elle change beaucoup quoi.

Est-ce que le cacao lorsque trop fort donne l’impression de jalapeno?  Le nez de cette messe noire donne un peu cette impression tandis que le café amène de l’amertume sans amener trop de café en tant que tel.  La bouche est totalement différente : le cacao est à la limite du sucré et l’orge ressort bien aussi.  Une fois avalée… on peut facilement « ne pas être prêt » : le café doux, très doux, se dévoile enfin, puis on a droit à une stout juste assez sucré puis enfin la noisette.  Avec un nom comme Messe Noire, on pouvait s’attendre à quelque chose de sûrement plus violent et moins subtil que cette offrande du Presbytère.  Si vous affectionnez les stouts en général ou les bières aux cafés, difficile de ne pas revêtir la toge et apprendre de bizarre de champs en latin.

Le Presbytère Blanche d’Émilie Blanche Belge 4.7%

pmb-1La cote OO : B

Adaptabilité, franchise et facilité.

Très lilas, et pour le côté céréale on est dans le Sugar Crisp, il faudra donc la boire pour y trouver les levures davantage belge, spécialement avec le côté du pain qui explose en finale.  Simple certes à analyser, la seconde gorgée l’est encore mais ce n’est pas une bière insipide pour autant :  bien houblonnée pour une belge (sans être amère, loin de là), c’est le printemps belge sans contredit.  On enfile ensuite les gorgées e pas une n’est plus compliqué, mais pas une plus désagréable non plus.  Franche et simple, et souple.

Le Presbytère Firebirds Rousse de Style Irish Red 5.2%

pfLa cote OO : B-

Une rapide balade d’auto en automne.

Dans les ambrées, il y a celle qui sont à peine plus foncées qu’une pale ale, et les rouges profondes avec un nez qui tire sur les feuilles brûlées comme cette Firebirds de Saint-Stanislas.  ON pouvait donc s’attendre à une bouche très maltée, pas trop sucrée et dont le houblon est plus ou moins au rendez-vous.  La finale est presque mielleuse, et la finale peut-être un peu trop tranquille après la puissance de la céréale en bouche.  Plutôt attendue (dans le sens d’inattendu) on ne parle pas ici de la bière la plus prisée (ou « prisable ») du Presbytère, à moins de ne vraiment pas vouloir se casser la tête.

Le Presbytère À ma Blonde Americain Pale Ale 5.1%

ppaambLa cote OO  : B

Bien foncée.

Belle couleur assez rouge merci, bon présage au malt des plus intenses qui amène la franchise si typique du Presbytère.  Du caramel oui donc, mais davantage d’orge parfaitement léché par la flamme sans toutefois le brûler.  Dans les terrains de l’oktoberfest, c’est hyper malté et la pointe d’amertume est bien justifié pour contrebalancer un peu le sucre naturel du grain.  Pas mal à l’opposé d’une Rickard’s Red, à savoir une bière fait pour goûter de la bière, pas de l’eau,et dont la recette de pale ale surprendra alors qu’on croirait plus facilement à une rousse traditionnelle (à l’aveugle j’étais certains qu’il s’agissait de leur rousse Firebirds)., dont l’amertume serait un peu plus boosté avec du pamplemousse américain (du houblon et non du fruit).

Le Presbytère Fond de Tonne II Blend de Porter Baltique et Rousse vieillie 8 mois en fût de Scotch Laphroaïg lot #148 (revisite) 8.5%

pfdt2Bien que très bien, le fond de tonne avec porter baltique m’avait laissé un peu de recul versus la version « rousse seule ».  Il faut néanmoins conclure à nouveau pour être sur… pas nécessairement un mal, l’édition avec porter baltique quoique moins bonne est certes très valable.

La cote OO : B

La magie est  brisée mais pas le bon goût.

Moins senteuse que leur Marche Impériale, le moka est au rendez-vous, d’abord chocolaté puis franchement vanillé (malgré que le séjour est en fût de Laphroaig, vraisemblablement en fût de seconde main de bourbon auparavant).  À la gustative, elle apporte le raisin rouge de certaines porter, mais pas assez de malt à la rousse.  Le Laphroaig, avant la finale, est plutôt tranquille, mais sort… en sortie… de manière plus distinguée et plus maîtrisé que les bières en finition de Laphroaig habituel (par exemple, celles de la Brasserie Générale).  Une bonne sortie du Presbytère, mais pas autant que leurs versions plus simples, à savoir leur Rousse des Islays et Marche Impériale.

Le Presbytère Marche Impériale Stout vieillie 75 jours en fût de bourbon 8.5%

pmiLa cote OO : A

Régularité ecclésiastique à tous les dimanches.

Oooooooooooouh!  Ça pue le bon bourbon ça!  Du gros raisin sans subtilité qui se mélange à de la vanille, que même un vent de 30 km/h ne parviendrait à disperser; on est en même territoire que la russe impériale stout de Frampton Brasse ce qui est loin d’être un mauvais signe.  Dès qu’elle arrive en bouche, elle explose de tout son chocolat et de son bourbon (je dirais de Buffalo Trace) qui devait être très mouillé sur l’ancien fût.  La finale est légèrement plus poussiéreuse et longue, longue… il faut les aimer assez sucrée, mais si c’est le cas, c’est une offrande du presbytère que je prendrais en eucharistie à tous les dimanches!

Le Presbytère Ste-Trinité Triple Belge Blonde 8.7%

pstCote OO : A

Vague et ressac; une lente marée où le courant est très fort.

Sous le nez, le froment de la blonde d’abbaye sait immédiatement remplir les attentes avec le côté crasseux et sucré à la fois du seigle, dans ce qui se veut l’un des meilleurs nez du genre, une Grimbergen sur les stéroïdes.  Liquoreuse et visqueuse à la fois, le blé est tellement sucré qu’il en vire au sucre de prune et un peu de pêche, ce qui se veut alors certes pas une expérience légère, il n’y a pas 32 goûts différents en bouche mais le grain et le fruit sont en aller-retour et durent vraiment longuement.  En sachant que les céréales viennent principalement de la Mauricie, à l’instar de la Sir Wallace d’À la Fût, une superbe démonstration de la force du grain et des micros de la région Mauricie/Portneuf.

Le Presbytère F2R Smash Pale Ale au Houblon Calypso 6.1%

pf2rLa cote OO : B                   

Trop souvent, smash devient sash.  Ici, c’est sMash, avec le Calypso simplement pas en majuscule.

Du profile habituel calypso normal, c’est le profil de lime et de goyave qui sort principalement, dans une smash très aromatique, pas très portée sur l’orge.  La bouche est pourtant très anglaise, bien installlée sur le pale malt, toujours aussi houblonnée mais pas très amère, tandis que la finale voit l’aspect mielleux du grain prendre une part importante.  Une bonne colonne vertébrale est important pour une pale ale et ici, le Presbytère semble avoir très bien compris (comme dans d’autres de leurs bières d’ailleurs.

Le Presbytère Senorita Colada Session Milkshake IPA Pina Colada 4.4%

pscLa cote OO :  B-

Le hophead (ou le hipster) qui regarde la rivière et le pont de St-Stan bien à l’ombre sur la terrasse du Presbytère.

Pour une IPA, juste au visuel l’ananas semble rès avec sa teinte orange cuivrée, pour ensuite avoir droit à une grosse bouffée olfactive de noix de coco, de sucre de palme et d’abricot – ce dernier semblant venir du choix de houblon.  Plus discrète en bouche, c’est un peu crémeux et l’amertume semble vouloir garder son tranchant pour l’aftertaste, qui livre en effet une bonne rasade de houblons bien appuyé par l’amertume qui se bats avec le sucre.  Pourtant, en seconde gorgée le tout se calme passablement pour retrouver principalement la noix de coco, donnant à l’ensemble un meilleur équilibre.  Pour les amateurs de bières fruités, ceci ne sera probablement pas la vôtre; pour le hophead voulait un drink brassicole qui fait summer, n’hésitez pas.

Le Presbytère Fond de Tonne 11 Blend de porter baltique et rousse vieillie en fût de scotch Laphroaig 8.5%

p_d2009_1La cote OO : B

Comme la stellaire rousse en fait partie, on est assez haut.

Ça c’est un nez qui me plait tout à fait; les bières finitions Islay sont souvent trop fortes, mais ce n’est pas le cas de ce porter intense qui se veut principalement un trip d’orge (une orge overdose quoi).  Rien de l’hôpital du Laphroaig… pour l’instant.  Liquoreuse en bouche mais toujours légère sur le scotch (peut-être n’en sont-ils pas à la première utilisation de ce fût, elle se termine doucement, dans la tourbe jaune d’où ne sort beaucoup de fumée.  Pas ma meilleure version de leur finition d’Islay mais une belle offrande en retenue.