Labrosse You had Me at Merlot Quadruple Belge 10%

lyhmamLa cote OO : C

Bière sucrée + raisin sucré = sucré.  Trop.

Même pour une quadruple, c’est une belge qui en impose visuellement avec sa couleur très foncée et teintée de rouge; c’est peut-être le mot Merlot dans le titre mais c’est comme si on s’attendait à y trouver du gros raisin charnu.  Sans totalement être dénué de raisin, c’est un nez d’orge caramélisé qui se profile, camouflant ce qui semble être réservé pour les papilles.  Celles-ci seront récompensées par la même orge, pas trop sucré pour une belge, pas loin de la stout même.  Or, sur le bout de la langue l’astrigence est détectable et on ne sait toujours pas ce qui résultera.  On profitera donc de la finale, plus fidèle au style tout en présentant un peu plus de levures que dans la plupart des belges et finalement, après plusieurs gorgées, un indéniable moût de vin, qui finit par être trop lourd.  Valant certes la peine d’être bue un peu plus chaude pour en tirer toutes les subtilités du grain et du raisin, bien qu’adéquate même si trop costaude, ce n’est pas celle que je recommanderais en premier chez Labrosse.

Labrosse Mango Creamsicle Milkshake IPA 7.4%

lmcLa cote OO : B

Sorbet à la bière.

Moins foncée que cela et on croirait vraiment à un flotteur à l’orange qui aurait fondu.  Puis à y plonger le nez, on a la même impression : crémeuse comme peu, l’orange est hyper veloutée et difficile à ce point de croire à de la bière dans le verre.  Quand y goûte, on est surpris de l’amertume – faut simplement se rappeler que c’est une IPA avant tout – malgré que l’orange subsiste, puis la vanille vient aplanir le tout en finale.  On conclue enfin l’expérience avec une ascension finale de l’amrtume puis du picotement de vanille sur les lèvres.  « Oui, mais c’est du creamsicle à la mangue non? » .  D’accord, la mangue est évidemment perceptible mais le sucre et la vanille sont tellement puissant qu’on en vient à oublier la nature véritable du fruit.  Excessive donc?  Certainement.  Heureusement que l’amertume est là pour nous rappeler qu’elle contient du houblon (et mérite malgré tout de s’appeler IPA) alors le plaisir y est même pour certains un peu plus puristes.

Labrosse Et Tu, Brute? IPA 7.1%

letb

Les jeu de mots sur les bière, c’est du dépassé.  Ça l’a toujours été. SAUF des jeux de mots basé sur des locutions latines.  Bravo.

La cote OO : B

Une petite brute qui ne tuerait pas personne, tout le contraire.

Pas de surprise, à l’olfactive au moins : une IPA de pamplemousse, de cerfeuil et d’ananas bien punché par l’aspect assez sec merci de la levure brut.  Pimpante au max en arrivant sur la langue et les joue, c’est léger, éthéréellement simple et peu amer.  Tandis que la finale est l’affaire du cerfeuil et du green de golf, dans une amertume somme toute très modérée.  La finale est peut-être son piont un peu faible car elle s’étire peu (pas surprenant pour le style) et de manière monotone sur le vert de golf.  Satisfaisante, simple, une brut IPA facile à comprendre, sans surprise quoi.

Labrosse Le Pionnier Farmhouse Ale 6%

llpLa cote OO : B+

Le coteau de mon oncle Gaétan, en campagne bien sûr et coiffé d’épinette et de sapin.

Le genre de bière qui fait prendre le verre et sentir.  Déposer, re-prendre le verre et re-sentir.  Puis redéposer, re-re-reprendre le verre et re-re-re-sentir.  C’est quoi ça?  Oui, le poivre noir de la sentir, un brin de brett et du floral, mais dans un mélange certes très… mélangé.  Mais dans le bon sens.  En bouche, toujours les levures – pas très loin de la helles – et une bonne amertume, spécialement pour une farmhouse.  Puis du cuivre à la vienna lager.  En gorge, elle se veut plus douce et montre à nouveau le bout de brett même si on serait surprise de les voir à la recette (elles ne sont pas explicitement mentionnées).  L’aftertaste vient ceinturer le toutefois pas les aiguilles de sapin, pas très loin de l’arbre de noël, qui fait comprendre enfin ce qu’on avait du mal à comprendre.  Vraiment c’est bien fait et le choix de l’aiguille de sapin pour s’assembler avec la farmhouse était certes risqué, mais à la fin payant.  Pour l’une des 4 premières bières originales de Labrosse, c’est très bien parti.