La Pécheresse M. Yahoo NEIPA sûre 4.5%

pmyLa cote OO : B

Parce que le gingembre n’a jamais fait dans le subtil.

À la recette poire-gingembre mais au nez, NEIPA à houblons tropicaux et peut-être, peut-être du gingembre, mais je dirais qu’au moins à 75% le message vient des yeux qui l’ont lu sur le contenant plutôt que de la tache olfactive.  Gingembre qui déboule en bouche de manière presqu’excessive, demandant aux papilles d’avaler, afin d’y retrouver la recette, à peine ralenti par la poire dont le sucre n’est pas suffisant pour qualifier cette bière de balancée.  L’acidité est bonne toutefois et bue comme bière sûre, quoique trop poussée elle peut s’apprécier malgré tout.  Malgré qu’on y préférera leur Miss Ghost Lime-Poivre, c’est une bière que l’on peut adopter facilement.

Lion Bleu Lichtenhainer Bière sûre légèrement fumée (collabo La Pécheresse) 4% 7 IBUs

lblAprès celle magnifique des Brasseurs du Monde, le choix fût très facile alors que la Lichtenhainer n’est certes pas le style le plus rencontré au Québec (bon, on peut peut-être compter la somptueuse Boson de Higgs d’Hopfenstark).

Au nez pour une bière dont la fumée serait légère, celle-là n’est certainement pas subtile ce qui est loin d’être un défaut malgré que le blé se trace une forme dans le nuage.  Pour le goût en effet la fumée se calme pour laisser la place à l’aspect sûre de la bière, mais subsiste néanmoins un fond de bacon à la Schlenkerla Rauchbier.  La finale est bien goûteuse mais toute aussi viandeuse; on se demande alors si l’on doit lui enlever des points pour non-respect de style. Puis on y regoute et le grain fumé à ce qui semble être du bois de pommier (c’est au bois d’aulne finalement) nous charme à nouveau.  Certes pas une bière que l’on devrait servir à celui qui n’a jamais gouté de rauchbier, si elle perd finalement des points pour un manque de balance, elle en gagne en charme irrégulier.

La cote OO : B+

Parce que pour une bière brassée le surlendemain de noël, c’est tout sauf une bière de lendemain de veille.

Et parce que comme Saiki Atsumi du groupe Band-Maid, elle a beau ne pas avoir un visage typique, suffit de la voir en scène pour être charmé.

La Pécheresse Serie des Brasseurs Triple Belge Miel 8.6%

ptb Le côté sucré de la haute Mauricie.

Très standard du côté du nez à peine orangé mais bien vanillé, l’orge y est bien mais très arrondi par les levures à tendance boulangère.  Avec une tenue en bouche digne des plus solides européennes, on reste dans le très belge avec une attaque initiale des houblons belges puis du sucre candi, avec le miel qui s’active finalement non pas pour amener du sucre additionnel mais plutôt du trèfle.  Loin d’être les plus flasheux, au fil des découvertes (spécialement de la série des Brasseurs) on voit qu’il y a un certain haut talent en haute Mauricie.

La Pécheresse Miss Ghost Gose poivre lime 4.5%

lpmglpA-  Les tropiques de La Tuque sont chauds aussi.

Bien limée, dès le nez il pourrait être facile de croire à une boisson citron-lime, malgré une touche d’orge.  Franchement sexy, on passe rapidement à la bouche où le grain se veut plus assertif, sec sans trop l’être et accompagné d’un soupçon de poivre.  Finalement franche de son poivre, la longueur en aftertaste est limité mais l’équilibre rondeur du grain et accent du poivre noir (qui pique le bout de la langue) est très bien faite.  Sans aucun doute dans les meilleures goses du Québec.

La Pécheresse Poudre Noire Oatmeal Stout 5.5% 30 IBUs

ppnB-  Ça vogue doucement, très doucement, trop doucement.

Feutrée et douce, je dois littéralement m’y tremper le nez avant d’avoir une odeur franche de vanille fruitée mais très peu de grain.  En bouche, l’amertume se fait sentir et le raisin se fait plus ou moins gêné, avec une finale plutôt neutre.  Légèrement épicé au niveau de l’aftertaste, pour la balance c’est exemplaire mais on attend qu’elle descende du bois pour la visiter.

La Pécheresse Saison Seigle 6.5%

pssB+  La nostalgie d’une saison beauceronne.

Claire comme une belle pilsner j’ai hâte de goûter à ce mélange souvent peu réussi.  Au nez, un seul mot, fort : la pomme.  La pomme verte.  La pomme verte dans le verger de monde grand-père paternel.  D’où ça sort je m’en fous éperdument, ça me rappelle trop quand j’en donnais aux chevaux.  En bouche le seigle se goute davantage avec une amertume qui semble se tapir dans l’ombre de la gorge.  Mais non.  Retour de la pomme plus sucrée en finale.  Une bière un peu difficile à cerner (comme je les aime) ou le poivre en finale sort juste assez pour croire à l’aspect saison de celle-ci.  Pas que je n’étais pas déjà conquis.

La Pécheresse (La Tuque) La Wayagamac Kölsch 5.6% 23 IBU

ltwkB  Au grand vent dans la chaloupe.

Je ne sais pas si c’est parce qu’on y mentionne « Cette bière se déguste particulièrement bien à pêche », mais après le sport c’est le fruit homonyme qui y est présent, ou sinon de l’abricot alors.  De l’autre côté, le houblon est plus fort que dans la moyenne du style, qui se rapproche peut-être plus d’une IPA que d’une kölsch.  Pas très amère, le fruit persiste sur la langue mais est remplacé en gorge par le grain, spécialement du grain en aftertaste.  Ma première de La Tuque mais pas la dernière, elle saura plaire aux amateurs d’IPA, de bière grand marché mais aussi aux beer geeks.