La Fosse Flammen Sticke Alt 6.5%

Cote OO : B+

Habituellement, la recette de la sticke alt n’est jamais la même. 

Il est bien de briser les habitudes aussi.

Derrière ses effluves d’abord austère, le malt semble immédiatement langoureusement caramélisé.  Pas de surprise alors de gouter un liquide très lourd, qui saura à grain coups d’orge de convaincre la langue que les céréales sont les ingrédients principaux à une bière.  Comment réagir alors face à ce mur de sucre?  Par du houblon, assez fort et certainement européen (ou d’Inspiration européen, ne pensez pas vraiment du côté des agrumes).  Puis on recommence le cycle sucré-amer, en y découvrant des notes d’orge sablé et de houblon feuillu assez résineux.  Puis on recommence et recommence, et le verre est presque vide avant d’avoir parvenu à identifier un tant soit peu ce vieux secret.

La Fosse Nocturnité #3 Stout au caramel salé et cacao 7.5%

Cote OO : B-

Un jour de ligne offensive qui ne se fie pas seulement à son poids.

Pour certains c’est le café et pour d’autre le cacao.  Ici le caramel en plus du cacao pourrait faire peur pourtant le nez est assez neutre outre le fait que la torréfaction semble plus lointaine qu’à l’habitude.  C’est certes une bière lourde d’abord mais en la gardant plusieurs secondes en bouche le côté de grain très bien grillé l’allège, le tout avec le cacao salé sur le bout de la langue.  Le caramel se gardait pour l’arrivée en gorge mais ne pèsera pas trop, il ne s’agit pas du genre de stout qui pèse trop lourd sur le cœur (ou le fait trop monter) pour n’en boire qu’une seule.  L’amateur de bière au café n’y sera peut-être pas rassasié (surtout face à la Nocturnité #1 qui avait un peu plus de punch) mais à tout le moins il ne sera pas écoeuré.  

La Fosse Pangea Blonde

Non pas la chanson d’August Burns Red mais le continent, un nom très judicieux pour une bière « un peu allemande, un peu tchèque, un peu anglaise » et brasser à Dôôôna.

Cote OO : B

Pour une rare fois, le genre « blonde » nous amène quelque chose de varié et de gouteux.  Et de bon.  J’ai presqu’envie de changer l’appelation pour bière fusion.

Blonde et légèrement trouble, elle fait visuellement penser à certaines bières au maïs, tandis que le reste du côté agraire peuple le nez de plantes vertes (agricoles il va sans dire). On trouve ensuite le côté bière de soif dans les levures plus « goûtables que sentables » dans un élan plein malt mais plus variée que les Super Dry nippones.  Ce sont les mêmes céréales qui collent aux joues, tandis que les houblons font assez tchèques ou alors très européennes continentales (Saaz ou Hallertau), légèrement citronnée.  Une bière assez sèche mais qui viendrait très bien mouiller le gosier à la fin d’une grosse journée dans un champs plat du comté de Portneuf. 

La Fosse Floe Pilsner Québécois 5%

bfloeLa cote OO : B

Encore une fois, la bonne vieille expression « si la Bud était bonne c’est ce que ça gouterait ».

Bien que pilsner, la première chose qui monte au nez est le houblonnage entre pamplemousse et gazon.  La bouche est cependant beaucoup plus dirigée vers la céréale, et immédiatement c’est la fête tchèque en bouche.  La finale est orangée, puis blondement maltée et enfin, les fruits tropicaux un peu aigres reviennent s’éteindre tranquillement sur le bout de la langue.  Une pilsner très franche qui plaira à un large éventail de personnes, et avantageuse pour les buveurs de bière grand marché.

Brasserie La Fosse Moins Quart Sour (bue à l’Emporium) 5.5%

emp_mars_2020La cote OO : C+

Une chance qu’il est bon ce jus… cette bière je veux dire.

Avec une liste d’ingrédients plus long que le serveur ne se rappelle, difficile de savoir à quoi s’attendre.  Pas surprenant ainsi de la voir aussi peu transparente, avec un nez qui est le même qu’un sorbet aux fruits des champs.  La texture en bouche est un peu la même chose, ça n’a plus rien à voir avec de la bière en fait, crémeuse à la manière d’un smoothie fraiîchement fait aux framboise.  La finale est un peu plus claire avec un bout d’agrume (je dirais de la clémentine mais je me laisse probablement influencer par la Clément Gingras), mais c’est « too much », très froide comme un smoothie peut-être mais pas comme bière.

Brasserie la Fosse Portneuf Open Dry Strong Ale 7.1%

lfpodLa cote OO : B

Strong non pas comme le style anglais plus foncé, mais probablement comme le pourcentage d’alcool et l’approchabilité.

Étant habitué aux English Strong Ale du nord de l’État de New York – avec la UBU ale de Lake Placid Pub & Brewery en tête de liste – disons que la couleur paille me surprend beaucoup.  Heureusement, malgré que le nez ne soit pas très malté/caramélisé le côté céréalier est très bien installé, avec de l’orge pas très mûr mais très puissant.  Bien houblonnée, spécialement en bouche où l’amertume de pamplemousse et de gazon est modérément élevé, et la finale de grain poussiéreux poursuit bien le style aussi.  On peut douter de l’appelation Strong ale, mais pas du goût de pale ale à l’anglaise, bien sèche et modéré, et très traître.

La Fosse Clément en Bermudas bière hypothétique (mélange growler de 50% Clément Gingras 50 Bermudas) 4.5%

fcebUne expérience avant tout : dans un growler, prendre une moitié de gose clémentine-gingembre et une moitié de berliner weisse melon d’eau à même la ligne de fût, on fait vieillir une semaine et on goute : ça donne quoi comme cocktail?

La cote OO : B

Au beau milieu.

A quoi s’attendre avec ce mélange multi-fruit?  De par la force de la clémentine de la Clément Gingras, on est assez surpris de voir le melon d’eau de la Bermudas être aussi évident.  Pour commencer donc on a un mélange qui tient vraiment la route, il faut donc y goûter pour y découvrir une bière sûre mi-clémentine mi-… difficile à dire.  Le melon est moins évident qu’au nez et c’est le gingras… euh gingembre qui fait picoter le bout de la langue.  La clémentine éclipse donc tout le reste en finale qui se veut plus laiteuse que la gose proprement, et peut faire demander à quoi ressemblera la Clément Gingras sans le sel.  Est-ce qu’elle tient la route donc?  Il faut la comparer avec ses parties : meilleure que la Bermudas, moins bonne que la Clément Gingras.  Elle fait donc demander aussi à quoi ressemblerait la Bermudas Salée (en mode gose quoi) mais certainement, répond par l’affirmative à la question « est-ce que je peux mélanger ces deux restes ensemble? ».  C’est un growler qui ne finira que par être vide.

La Fosse (Donnacona)

fosse6La seconde en moins d’un an à Donnacona, or si la Shed n’avait pas déplu avec aussi peu de nouveauté depuis son ouverture le bièrophile de Portneuf (où le beer très très geek de Québec) en est peut-être resté sur sa faim.   Après plusieurs mois de retard, enfin en décembre 2019 la Fosse arrive juste avant noël.

À quelques centaines de mètres l’un de l’autre, La Fosse est plus petite, mais l’équipement ne pourrait être plus visible et la micro fait pas mal plus palpable.  Sans savoir pourquoi, elle peut rappeler la Boite à Malt de Lévis.  On s’approche donc au bar et drame!  Pas de palette pour ceux qui se .  Heureusement depuis leur ouverture, la Fosse a corrigé le tir et à peine un mois plus tard, palettes, growlers et canettes sont déjà dans le frigos à l’entrée.  Et parlant de l’entrée, derrière le bar juste à côté, la carte, offrant 8 bières locales dès l’ouverture.  Deux sûres, une rousse, une blonde, une IPA, une Stout, etc, si j’avais à partir une microbrasserie c’est un peu comme ça que j’aimerais la partir, avec de la variété quoi.

fosse2Dans le verre, ça donne quoi alors?  Après 2 visite et la carte complètement essayé, faut l’avouer, la Fosse semble avoir fait ses devoirs avant d’ouvrir ses portes, de ses bières plus aventureuses (gose clémentine gingembre par exemple) à ses plus sages (leur blonde d’entrée de gamme).  Dans l’assiette puisqu’on y est?  Un menu assez court (que 4 plats principaux plus des entrées) mais pas trop cher (comme ses bières d’ailleurs) et bien fait.

En leur souhaitant la meilleure des chances, avec 3 nouvelles micros dans la région (en comptant la Shed de Donna et la Ferme du Tarieu de St-Anne-de-la-Pérade) l’explorateur brassicole a maintenant plusieurs nouveaux choix le long de la 40 en direction Trois-Rivières.

Alors, elle vaut le détour?  En toute franchise, certainement plus que sa rivale de village, qui devra maintenant monter son jeu d’un cran pour ne pas perdre à celui des comparaisons.

On essaie quoi?  Leur rousse pour la tradition, leur gose pour la facilité et leur stout comme dessert.

La Fosse Domtar Shift de nuit Blonde houblonnée 5%

fosse5La cote OO : B+

Bon choix pour Jos-Caisse-de-Bière et pas une note autant pour le goût que du bon choix pour une nouvelle micro.

Pour le style, le nez présente davantage de notes de bière blonde que de bière particulièrement houblonnée; simple mais efficace je serais d’ailleurs curieux de connaître leur hopbill.  Propre pour les papilles, le côté houblonnée est indéniable, comme la finale à la hauteur d’une IPA hyper simple d’une blonde un peu plus travaillée.    Si la fosse ne fait (pour l’instant) pas les bières les plus avant-gardistes mais ils couvrent très bien la base.

La Fosse Colibri IPA 5.7%

fosse4La cote OO : B-

Bref.  Pour commencer.

Plus prévisible mais plus lourde que leur NEIPA, le houblon n’est pas tant agrume que prévue.  Pour la bouche, cette IPA se veut plus légère, et le grain est semi-transparent tandis que la finale est un résumé de cette bière qui se veut déjà courte.  Pour un premier jet d’IPA c’est très mais très facile, mais avec une arrivée en bouche qui est présente un certain mystère difficile de mettre en ça demandera d’y regoûter, ce qui ne sera pas une torture.