La Chouape Cerise Sour 5%

ccsLa cote OO : C

Qui trop mince n’éteint pas suffisamment.

Cerise, probablement marasquin, bien parfumé mais à la limite de l’artificiel; difficile d’attendre quelque chose de posé.  Qu’en est-il du goût?  Sec oui, pas trop sucré oui mais le goût fait un peu trop sirop et moins le fruit qui pousse dans les champs.  Le houblonnage semble de la partie pour l’aftertaste mais c’est un peu trop tard : on a l’impression d’avoir une sour hyper-sèche mais hyper courte, et surtout contenant du fruit qui ne fait pas très naturel.

La Chouape (collab Auval) Galope Assemblage no. 1 6%

cgano1Ça comme bien, même à un pied : quand on ouvre une bière et qu’on la dépose à 35 cm sur la table de patio et qu’elle sent encore, c’est qu’on a affaire à toute une bière… ou tout un échec.  Mais ici déjà ça semble funky et à la hauteur de mes attentes, ce qui est confirmé par le nez laiteux, un peu berliner weisse en fait mais davantage porté sur les bretts.  Vivement la première gorgée donc… pour être amener en territoire plus houblonné qu’escompté, mais soutenue par la bière sûre.  Assez complexe, elle se poursuit en douceur et en acidité avant un beau bordel de bonbon sûrettes.  D’abord recrudescence des houblons en aftertaste, et les bonbons qui reviennent.  Pas nécessairement un incontournable (comme certaines autres bières un peu trop surestimées d’Auval) mais comme c’est un premier assemblage, on ne peut qu’avoir hâte aux prochaines.  De plus, j’aurais beaucoup la goûter en verticale (les deux parties de l’assemblage séparement et ensuite l’assemblage).

La cote : B+

Parce que ça me fait penser à Refused et leur album mythique de ’98 The Shape of Punk to Come : si c’est vers où se dirige la bière sauvage au Québec avec du houblon suranné québécois en prime, le marché québécois n’a pas à craindre pour son avenir.  À quand la QIPA (Quebec IPA)?

La Chouape Belgian Style IPA Agnus Dei 6%

cadC+  Originalité, facilité, balance et agencement.  Il y a 2 absents.

Du gros houblon et du petit sucre, donc plus IPA que belge.  Fraîche en bouche, elle prend du temps à s’installer dans son lit de cassonade pas trop sucrée, réconfortée par une amertume modérée.  Toujours à mi-chemin, ce style hybride est loin de ma tasse de thé malgré que ce soit bien fait.  Mais ce n’est pas parce qu’on mélange 2 styles qu’on a un résultat supérieur à ceux-ci; correcte donc mais on est pas obligé de répéter l’expérience.

La Chouape Édition Limitée Scotch Ale 8%

csaB  Parce que l’Écosse fait toujours parti du Royaume-Uni.

Très douce malgré un côté malt plus que présent.  Ça fait changement du gros caramel du style qui ne se cache sûrement pas très loin. Presque laiteuse, elle prend du temps à s’asseoir sur les papilles et semble toujours gênée… vivement la finale alors on avale et c’est une véritable avalanche de raisin sec en gorge, propulsé par le malt et le houblon qui rendent l’expérience fondamentalement différente d’une stout impérial russe qui partage ce même raisin sec.  L’aftertaste est un retour au calme un peu moins travaillé mais dans l’ensemble cet hybride gustatif scotch ale/stout descends plus que bien.

La Chouape Sarfe Pale Ale belge aux houblons frais 6%

csB+  Sur une île tropicale entre Belgique et USA.

Belle dentelle belge pour une bière avec un nez aussi agrumé.  Loin d’être du houblon herbacé (ou le moindrement subtil) à se fier à la couleur ambrée on peut se permettre d’espérer un liquide au-dela de l’IPA trop directe.  Très fraîche en bouche, le houblon ne tarde pas à se faire sentir mais l’amertume est assez restreinte.  En finale on dirait une belge aux agrumes, alors je parierais sur un dry hopping car l’amertume est à peine perceptible, c’est certainement une bière difficile à classer mais super buvable.

La Chouape Blanche aux Framboises Berliner Weisse 4.1%

cbaf

Malgré tout, j’aime bien (peut-être l’étiquette cool pour mon petit garçon y joue pour quelque chose?)

C+  Parce que les framboises aiment bien pousser sur les digues de roches.

Framboise très sauvage et peu fruitée , pour la bière derrière l’aspect calcaire de l’eau on repassera, car bien peu de grain à l’horizon.  Évidemment en l’achetant, je m’attendais à une bière d’été assez passagère…  La bouche, encore plus calcaire et encore moins fruitée amène peu de développement supplémentaire, or c’est au moment où on l’avale que la framboise très authentique subvient.  Toujours sans vaisseau de grain, on vague sur une rivière de jus de framboise tranquille et acerbe à la fois.  Souvent très sucrées et syrupeuses, sinon profondément acide, la balance est difficile à trouver (mais possible) alors celle-ci n’est que véritablement agréable que lorsqu’il fait très chaud à l’extérieur et qu’il fait très froid dans le verre.