Pit Caribou (Collab Broadway Pub) Black Imperial Berliner Weisse (revisite) 7%

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Toujours de la difficulté à déchiffrer l’étiquette.  Une vache avec une couronne de blé pour célébrer la principale céréale de la berliner weisse?  Peu importe, on aime bien.

On oublie jamais sa première berliner weisse.  Et quel moyen de commencer qu’avec celle-ci, l’une des premières dispos au Québec.  Maintenant, vieillie 3 ans et surtout 3 ans après l’arrivée de la vague des bières sûres au Québec, elle figure comment maintenant?

La cote OO : A

Ce ne sont pas tous les films d’horreurs scandinaves qui sont bons, mais quand ils le sont…

Le cola de l’oud bruin, de la vanille et du yogourt de certaines bières funky et un fond de fruit sauvage indéterminé ouvre les hostilités olfactives et bien que pas du tout semblable en matière de flaveurs, c’est une expérience digne de la Boson de Higgs d’Hopfenstark.  En bouche c’est le fruit qui se précise vers de la mûre… bien mure… et de l’acidité toute à fait appréciable.  La finale colle davantage aux dents, tourne au vinaigre balsamique et s’éteint sur une longue et sèche ascension.  Pour tous les goûts pas du tout, et bien que vieillie environ 3 ans en frigidaire et en cellier, elle n’a pas perdu de sa fraicheur ce qui en fait facilement, très facilement une cible de choix pour qui en trouverait encore.  On ne peut donc souhaiter qu’ils répètent l’une des meilleures collabos de micros québécoises.

Le Naufrageur Raccoon Impérial Black IPA 10%

nribiLa cote OO : B+

Plus de noir que de gris dans le masque.

Crémeuse comme un stout, avec tout juste ce qu’il faut de houblon vert et légèrement agrumé pour savoir qu’il s’agit d’une IPA noire plutôt que d’une bière anglaise noire.  Lourde en bouche – elle fait bien ses 10%, le malt est à la limite de la milk stout mais reste légère malgré tout.  La finale est celle d’une stout bien houblonnée plutôt que d’une IPA, et amène juste suffisamment d’amertume pour mériter l’appelation IPA noire.  Facile et à peine pamplemousse une pale ale pour l’Inde mais qui fera tout aussi bien en pays nordique.  On dit d’elle sur l’étiquette qu’elle se transforme en stout impérial et c’est tout à fait vrai, on aura eu beau bien la houblonner, c’est son orge – et son avoine au niveau de la texture – qu’on retiendra.  Une belle initiation à la couleur noire pour les hopheads.

Le Naufrageur Santa Frambuesa Imperial Berliner Weisse Framboise 7%

nsfBlanche à la framboise? Ouan.  Sûre à la framboise? Ok.  Imperial Berliner Weisse Framboise?  Je suis certainement intéressé. 

La cote : B-

Muscles chétifs mais bonne colonne vertébrale.

Framboise et framboise, je ne peux pas dire que je suis emporté par le fruit de cette berliner weisse qui semble tellement prévisible.  L’arrivée se veut joyeusement lourde, avec du blé qui se sent sans se gouter.  Pour la finale, on rentre plus profondément dans la fraise et si elle est un peu rectiligne sur le fruit, elle es tbien texturée de céréale et surtout bien sèche.  Et bien qu’elle ne fait pas ses 7% on sent que c’est une sûre à la framboise qui dépasse légèrement ses congénères.  Pas certain que je ferais un si gros détour, mais en matière de bière à la framboise il se fait très facilement moins intéressant.

Garrison Brewing (Halifax NS) Wintervention Rum Barrel-Aged Chocolate Imperial Stout 11%

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Ma première bière avec une souffleuse sur l’étiquette.

La cote OO : B

De la royauté proche du peuple.

Si j’avais eû à prévoir le nez qu’elle aurait c’est exactement comme je l’aurais imaginé :  du cola, de l’orge sucré, de la cassonade, un brin de vanille et un mince filet de cacao qui s’intensifie en respirant.  Même à l’extérieur du corps elle semble chaude – normale à 11% d’alcool.  Le grain se révèle passablement plus grillé et à la limite de l’astringence une fois arrivée sur les papilles.  Puis c’est du chocolat liquide pas trop pesant, tandis que l’apport du baril semble assez limité.  Pas trop lourde et spécialement approchable, une stout vieillie pour ceux qui les redoutent; toutefois des points en moins pour ceux qui chercheraient un goût de rhum, car s’il y en a c’est un rum foncé à la Goslings Black Seal.

Pit Caribou Turlupine 2020 Millésime Vintage Imperial Stout 11%

pctLa cote OO : B

Pas d’hésitation une bière chaude dans tous les sens.

Mélange porter et stout vanillé, servie à l’aveugle par ma conjointe savoir que j’aurais une porter finie en fût de cognac j’aurais mis mon argent dessus.  Le grain semble très lointainement fumée puis il y a un certain piquant qui fricotte sur le bon de la langue;  la finale est légèrement plus calme mais on sent très certainement une chaleur pimentée au bout de la langue, plus rien à voir avec une finition en fût de cognac.  Assez longue en finale mais les sens un peu tamisés, on se retrouve avec une porter bien chaude mais pas trop lourde.

L’Alchimiste Imperial Stout Bière noire 7.9% 30 IBUs

aisLa cote OO : C

Il y a une limite d’expression des sentiments lorsqu’on utilise que le noir.

Le nom « bière noire » immédiatement à la suite des termes imperial stout sont plus appropriés : de l’orge bien noire et pu d’autres choses, même pas de moka on de caramel.  Les papilles amèneront ensuite du chocolat et encore là, pas grand-chose d’autre.  Puis on conclut par… la même chose, sans surprise et encore moins, sans excitation.  Une stout trop prévisible et trop peu large au niveau de son éventail de saveur, et être méchant je dirais que c’était le genre de bière annonciatrice de la vente de la microbrasserie, à des gens plus passionnés on le souhaite.

Eviltwin Brewing (Stratford CT) Imperial Biscotti Break Imperial Stout brewed with coffee and with almond and vanilla added 11.5%

etbbEviltwin fait généralement dans l’originalité, avec un brin de démesure.  Qu’en est-il de ce stout avec café, amande et vanille… l’évier de cuisine au complet une fois parti?

La cote OO : B

Le Connecticut a toujours fait un peu aristocratique; À Stratford le biscotti break est toujours respecté.

Moins folle que prévue, c’est un doux nez de stout avec du café tout aussi léger qui nous attend; rien de bien violent mais ca colle avec le nom biscotti break.  Le liquide est plus ajusté pour la langue tandis que l’amande principalement se goute, alors que le café a pris un pas de recul.  On a ensuite droit à une finale de grain, davantage orge que café, et on peut penser qu’une ration supplémentaire de vanille ne lui aurait pas fait de tort.  Tout compte fait, le nom est très réussi : c’est un stout hyper confortable de milieu d’après-midi, en se levant d’un petit dodo.

Pixel (Brassée chez Oshlag) Dark Side of the Stout Stout Impérial 10% 30 IBUs

pdsotsLa cote OO : B-

Le côté noir est celui avec le moins de details.

Peu bavarde, même après une bonne dizaine de minutes elle ne dégage rien de plus en se réchauffant outre du raisin d’impérial russe et du grain noirici à la stout.  La bouche surprend de son malt bien affirmé, qui coule sous la langue et qui approche le chocolat, tandis que la finale est réservé uniquement pour ce même grain qui démontre bien qu’on peut faire amer sans goûter le gros houblon.  Sa particularité?  Elle ne fait pas vraiment ses 10%, et garde une bonne tenue en bouche malgré son manque d’avoine.  Un stout correct mais peu d’originalité, peu mémorable quoi.

Big Slide Brewery (Lake Placid NY) Barrel-aged Imperial Juniper Berry Blonde Ale 9.4% 19 IBUS

bsbjbbLa cote OO : A

Eurk.  Peut-être pas finalement.  « Another berry blonde please ».  Coudonc.  C’est bon.  Non, c’est très bon.  « A last one please ».  C’est génial.

S’attendant à du genièvre, le nez ne surprend pas, et le fond de bière sûre boisé à la gomme de sapin est agréable, le tout sur un fond assez lourd (normal à 9.4%).  Cette blonde explose rendue en bouche, de bonbon sûrette d’abord et de genièvre ensuite.  Et si l’on pourrait penser que la baise s’arrêterait là… ouch la gorgée.  À la limite de l’amertume, il s’agit d’une expérience pour ceux qui ne ferment pas les yeux devant la peur.

D’accord, c’est une bière hyper typée, de type « mad scientist ».  Là où l’on commence à comprendre la folie toutefois, c’est lorsqu’elle se réchauffe dans le verre et que les notes de vanille venant du fût sortent pour amadouer le reste.  Et ça devient franchement intéressant, à un tel point qu’au cours de la semaine passée à quelques centaines de mètres de Big Slide Brewery, c’est celle que j’ai commandé le plus souvent.  Malheureusement, je ne peux la rapporter à la maison pour la faire vieillir encore plus mais selon Kevin (le brasseur), ça sera possible plus tard dans l’année.  Le détour semble un peu incontournable alors.

Pour conclure, c’est une bière définitivement pour public averti, comme un bon film un peu bizarre.  Donnie Darko vient rapidement à l’esprit.

Pohjala (Estonie) ÖÖ Imperial Baltic Porter 10.5%

pooibpLa cote OO : B

Parce qu’à force de les voir passer, les estoniens ont bien appris la recette.

Si l’Estonie pourrait difficilement être plus entre l’Angleterre et la Russie, au nez aussi on est sur les bords de la Baltique avec cette orge sucrée et touchée par le raisin rouge et sec.  C’est le moka qui frappe immédiatement la langue, doucement chocolaté et assez lourd merci.  La finale aussi est lourde – comment faire autrement pour une bière à 10.5%?  Bon, d’accord, elle est estonienne mais on aurait souhaité la voir plus originale, mais plus goûteuse non.