Hopfenstark Boson de Higgs Berliner Weisse Rauchbier Saison vieillie environ 3 ans en cellier 3.8%

hbdhLa cote OO :  A+              

Whatever.  Fraiche, un an, deux an, trois ans.  Whatever.

À quel point une sour ale peut-elle tenir en cellier?  On poursuit l’expérience à 3 ans avec l’une des meilleures bières au monde selon l’auteur de ces lignes.  On y trouvera un nez autant fumé que légèrement vanillé, comme s’il avait séjourner en barrique de chêne neuf un certain moment.  C’est fraîchement et franchement alléchant mais assez différent de la version fraîche.  La bouche est sûre, c’est évident, mais c’est le houblon et les levures qui ressortent plus à ce niveau… sans oublier la fumée pas très dense mais bien visible.  Pour conclure, c’est l’explosion du bois de pommier qui a chauffé l’orge, et qui me raccorde à mes anciens sentiments.  Plus amortie… pour une rauchbier… mais certainement à la hauteur de mes attentes, quoique légèrement plus houblonnée.  Un succès renouvelé donc, même après 3 ans.

Hopfenstark Gose 3.2%

hgC+  Le sel devrait concentrer les saveurs, pas le contraire.

Avec sa mousse hyper fuyante, son sel lointain et son citron qu’on retrouve dans certaines blondes de soif, ça fait très bière d’été, spécialement avec 3.2% d’alcool, difficile de penser que ce ne sera pas très ou trop léger.  C’est donc le cas en bouche, peu intense peu ensuite aqueuse qui rappelle la finale de la Asahi Super Dry.  Bien que le grain s’en sorte bien, j’aurais aimé plus de sel dans cette gose correcte sans plus qui pourrait satisfaire ceux pour qui les berliner weisse trop sèches pourrait faire peur.  Pas dans les meilleures d’Hopfenstark.

2016 en revue

Ma petite revue pour l’année qui vient de se terminer…

Commençons par les fleurs.  Mes petites fleurs, en fait, mes petites préférées de 2016, dans un ordre aléatoire, affublé de commentaires sur certains aspects du marché purement non objectifs.

slkSchoune Lambic Kriek :  Ma nouvelle préférée après leur Spontanée qui serait l’une dont je vais le plus m’ennuyer (celle-ci étant remplacée par le P’tite Gueuze, vraiment pas mauvaise, plus constante mais moins extrême aussi).  On m’a aussi vanter la cassis de Schoune qui était bien, mais pas à la hauteur de cette kriek, facilement l’une des meilleures du genre.  Et ça fait du bien de voir que Schoune est passée d’une instutition douteuse (tel qu’entendu « ah moi la Schoune c’est pour leur spontanée, le reste c’est douteux ») à  une microbrasserie à surveiller.  Le rebranding de leurs bouteilles n’a certes pas nuit non plus.

bdjvBroadway Pub Don Juan Rhum + cognac : c’est fou ce qu’un pourcent de plus d’alcool et un vieillissement en fût de chêne peut faire à une bière, alors que l’édition régulière de la Don Juan m’avait laissé plus que neutre (avec une note de C+) ici on est en total terrain de succès, avec une profondeur vraiment difficile à égaler.  2016 a vu un nombre encore plus élevé de brasseries artisanales faire le saut au vieillissement en fût de chêne, souvent avec de très bons résultats.  Toutefois, j’ai toujours de la misère à justifier une bouteille à 8$, 10$ voire 20$ (spécialement celle de la Réserve du Picoleur à 375ml) alors que la Stout Impériale Russe de Frampton Brasse se détaille toujours à environ 4$ (heureusement celle de Broadway a un prix respectable).

ecsL’Esprit de Clocher La Surnaturelle Berliner Weisse :  MA bouteille tout aller, et en compagnie de la Nuit d’Automne de Frampton Brasse celle que j’ai le plus acheté en 2016.  Difficile d’ignorer la mode des bières sûres cette année, mais ici au lieu d’y aller dans la facilité et de la mélanger à des fruits, on a opté pour une levure particulière qui arrondit la bière sans pour autant la rendre ennuyante.  Un brassin sur ma liste de chasse dès qu’il revient l’an prochain (ça serait un crime de ne pas la refaire!), trippant autant pour le beer geek que pour les amateurs de petits drinks d’été.  L’Esprit de Clocher ne sont peut-être pas les plus volubiles en terme de nouvelles sorties, mais il est difficile de trouver des défauts aux potions qu’ils concoctent.

hbdh2015Hopfenstark Boson de Higgs 2015 :  Encore un brassin de malade pour une microbrasserie qui fait souvent bien mais jamais stellaire… outre son boson de Higgs.  Un mélange de berliner weisse, de rauchbier et de saison… c’est un hasard s’il s’agit de 3 de mes types de bière favoris?  Dommage – un autre crime – qu’elle soit si difficile à trouver.  Toutefois, ça paye parfois de sortir des sentiers battus; d’ailleurs, mention honorable ici à Oshlag avec ses bières de maïs bleu, on se demande où la folie va se terminer, mais sûrement l’une des micros à surveiller pour 2017.

alfevgA la Fût Vieille Gueuze Assemblage III 2011-2015 :  d’un côté des gueuzes, la Spontanée de Schoune, sèche et ô combien efficace.  De l’autre celle d’À la Fût, plus ronde et un peu plus variée.  Une bouteille sur laquelle on peut aussi se permettre d’attendre avant de déguster et pour laquelle la déception est presqu’impossible.  Seul défaut : son prix autour des 20$, mais avec une partie de la bière datant de 2011, ça explique en partie.  Avec celle-ci, leur Rouge de Mekinac maintenant en rotation plus régulière et leur Weizen sûre, À la Fût n’ont peut-être pas la reconnaissance qu’ils méritent.  Par exemple, Auval fait de bonnes bières, mais le hype les entourant devrait être tout aussi mérité pour les cowboys de St-Tite.

Mentions honorables.  Certes, Unibroue n’est pas la plus risqueuse mais avec Dave Mustaine et leur A Tout le Monde, ils ont sû prendre une belle tangente avec probablement l’une des meilleures collaborations musicien-brasserie.  Dans le sempiternelle combat Megadeath/Metallica, une saison hyper buvable est 100 fois meilleure qu’une pseudo-bière spéciale, de toutes les sortes peu originale possible une Budweiser.

Un beau salut à Beau’s aussi, qui continue de s’acharner à percer le marché du Québec.  À ce jour, je n’ai rien essayé qui m’a fait dépasser la note de B+ mais leurs efforts – redoublés par des lois ontariennes encore plus contraignantes qu’ici – vaut des applaudissements.

bcblhEnfin, comme j’ai trop de favorites sur un pied d’égalité au Québec cette année (Esprit de Clocher, À la Fût, Oshlag, et j’en oublie), je vais donner mon titre de microbrasserie hors Québec à Brothers Craft Distilling d’Harrissonburg en Virginie.  De la variété (ma première Sour Stout), de la solidité dans ses classiques (comme sa Helles) et de la retenue jusqu’à dans sa bière d’automne où l’on a sû se modérer sur la cannelle.  Et surtout ma première – et probablement la première au monde – « french toast ale ».  Qui goûte les french toasts mais avec une bonne dose de houblons pour bien équilibrer le tout.

Alors, on prend une pause de quelques jours, et on repars en force.  Les fermenteurs ne risquant pas de chômer en 2017, avec la nouveauté qui reste toujours un plaisir renouvelé, votre humble serviteur continue son exploration.

Hopfenstark Boson de Higgs Berliner/Rauchbier/Saison brassée Septembre 2015 3.8%

hbdh2015

Encore une fois en 2015, vive la science d’Hopfenstark!

A++ Entre fait et fiction, les plus belles choses de la vie sont souvent les plus mystérieuses.

Plutôt saison quand on s’y colle le nez, la fumée est timide mais bien là sous l’orange, la coriandre séchée et le sucré du blé; dès le nez on s’attend à un retentissant succès.  Douce puis piquante, la fumée de feuilles séchées est presque rafraîchissante, comme les Berliner Weisse mais intense comme les rauchbiers.  La finale est rapidement précédée de coriandre avant une grosse vague de fumée qui ne finit plus de finir.  Quelle balance!  Jamais même approchée, cette fille bâtarde entre les meilleures blanches, les plus rafraîchissantes Berliner Weisse et les plus douces Rauchbier vaut plus que jamais le détour, spécialement qu’avec un taux d’alcool aussi faible que 3.8% on peut s’en permettre plus d’une dans une superbe soirée de découverte.  Et si je dois y collé qu’un seul mot, c’est SATISFAISANT.

Hopfenstark Ostalgia Blonde 5%

hobB  Loin d’être belge, pas vraiment allemande, plus ou moins tchèque, elle représente la force des micros québécoises, spécialement la force d’Hopfenstark d’ailleurs : l’originalité.

Belle petite blonde plutôt légère au nez, entre orange et citron. Tout doucement, elle s’incruste assez solidement dans un plancher d’orge ferme et teint d’orange. La finale amène du houblon à tendances végétales (herbe et pin), mais elle demeure sucrée spécialement après les gorgées subséquentes. Encore la coriandre, l’épice et les fines herbes, la touche typique secrète d’Hopfenstark quoi, qui se prête très bien à la déclinaison blonde avec juste la bonne longueur pour un liquide onctueux, simple et efficace. En restant standard, on reste originale.

Hopfenstark La Framboise Bière de blé brassée avec framboises 5%

hostC+  Beau one-line-punch, mais un seul punch aussi.

Jus de framboises fraîchement pressé du côté olfactif; les fruits sont toutefois très frais mais il faut oublier le blé ou l’orge, ce n’est que du jus.  Même chose pour le goût et la finale, puis en aftertaste, où peut-être, peut-être seulement il y a de l’orge.  Qui disparait dès qu’on prend la deuxième gorgée.  Pas désagréable, ni fâchante ou impolie; pas très variée non plus.

Hopfenstark Blanche de L’Ermitage Bière de blé brassée avec coriandre & curaçao 5%

hbdlB  Un petit spectre facile.

Difficile de dire le contraire par sa couleur assez pâle mais orangée; c’est une belle blanche où l’odeur de l’orange est bien là.  Mais comme dans bien des bières du même genre, la coriandre est assez subtile.  En se déversant sur la langue, elle ressemble beaucoup plus à une bière forte en orge, pas trop sucrée et à peine amère.  C’est en aftertaste que l’on rencontre la coriandre qui ne reste qu’un fantôme sous son grand drap blanc.

Est-ce que c’est une erreur ou de l’allemanglais?  Lu sur l’étiquette : « witbeer » au lieu de « witbier ».

Hopfenstark Saison 16 Bière brassée avec du seigle 6.5%

hs16B  Caliente, non pas l’énigmatique hispano en robe noire mais la petite tex-mex bien fringuée.

Olfactivement je m’attendais à plus d’épices étant donnée le seigle qui fait partie de la recette, mais c’est de l’orge et un fond de gruau brûlé qui dominent.  Assez piquante en bouche, la carbonation est bien choisie mais on reste encore sur des thèmes de grain et de citrouille.  De son côté, la finale est tantôt pilsner blonde, tantôt saison, et presque brett par moment.  Rafraîchissante, le seigle est très bien maîtrisé, mais facilement à sa place.  Une bonne bière sans detour, mais rien pour écrire à sa mere.

Hopfenstark Boson de Higgs (brassée en 2013) 3.8%

hbdhA++  Par quelle physique Hopfenstark a réussit ce choc atomique je ne saurais dire, mais vivement qu’on ré-ouvre le Large Hopfenstark Collider (LHC), j’en veux une caisse.

Avec des notions de physique quantique, de berliner weisse et de rauchbier, j’étais fait, il fallait que je l’essaie, un peu en craignant quelque chose de beaucoup trop bizarre.  Au nez, ça commence un peu normalement entre une saison et une rauchbier, avec l’acidité de la première compensée par la gentille fumée de la seconde.  Au goût, pour ce qui est de la berliner on s’éloigne, surtout pour les premières gorgées; c’est la fumée timide et les levures saison qui mènent jusqu’en finale où la fumée devient plus subtile.  Oranges carbonisées en prime pour l’aftertaste.  Titrant à 3.8% c’est probablement l’une des meilleures bières de session possible, et plus que sûrement un must.  En espérant la recroiser un jour, c’est à mon top 10 qu’elle figure maintenant.

Lorsqu’à l’étranger j’aime bien essayer les bières locales, mais qu’est-ce que fais cet unique Hopfenstark dans une épicerie spécialisée de Myrtle Beach, South Carolina?

Hopfenstark Ostalgia rousse 5%

horB  La nostalgie sans le N, c’est confortable mais ça ne va pas très loin dans le passé?

Au nez c’est une rousse qui me semble très houblonnée, avec du caramel bien caché derrière l’amertume mi-agrume mi-herbeuse.  En bouche c’est la contre-balance du caramel qui est extrêmement tranquille, et on oublie le houblon.  Toutefois la finale, mieux balancée, voit la plante mélangée au grain malté et légèrement toasté.  Douce quoique légère et courte expérience, sans grande faute mais trop gênée, on retient la balance et la dichotomie caramel-houblon.  Manquerait juste de la profondeur.