HopEra Puptarts Fraise-Rhubarbe 5%

hopera1Accroché par le nez, quel parfum!  Super fruitée peut-être mais super sexy aussi, de l’olfactif envoutant on migre facilement à la bouche où le goût du fruit prime sur le sucre.  On en vient ensuite à la gorge où la fraise domine même si la rhubarbe garde les rennes du pH à un bon niveau.  D’accord, la Berliner Weisse est plus en retrait – on ne saurait détecter des lactobaciles ici – mais l’aspect plus sec est très bien démontré.  Facilement une des meilleures bières aux fruits du Québec.

La cote OO : A-

Parce que de la tête aux pieds, tout est magnifiquement proportionné, autant pour l’œil que les papilles.

HopEra Wit aux fraises 5%

hopera2Le fruit dans une bière peut prendre plusieurs formes : l’arôme, le goût, transformer la bière en un jus, mais ici c’est la couleur qu’elle semble impacter, car le nez est davantage prononcé par sa coriandre.  Elle est toutefois prenante en bouche sans être sucrée, pour plus tard jouer un mélodieux concert dichotomique avec la fraîcheur de l’amertume en contrepartie à sa texture veloutée.  Depuis quelques mois les wits aux fruits se déclarent au Québec et c’est ici un des bons exemples où le fruit un peu plus sec est, selon Orge Overdose, la bonne manière d’exploiter le fruit.

La cote OO : B+

Parce qu’elle est bien dosée et démontre que le mélange fraise et coriandre fonctionne très bien parfois.

HopEra Belgian Wit 5%

hopera1Belge de levures d’abord et blanche de coriandre ensuite, le grain est bien sûr orangée tout autant au nez qu’en bouche où l’on a droit à un rafraîchissement pas compliqué.   Côté finale on aurait peut-être aimé plus de gazéification, mais la pointe d’épices et d’amertume soutenue en finale et dans le long aftertaste plaira à l’amateur d’IPA qui commence à trouver que ça goûte souvent la même chose.

La cote OO : B

Parce qu’on vise la blanche belge, mais en se permettant un peu de fantaisie houblonnée.

HopEra IPA 5%

hopera1Après avoir goûté à plusieurs autres bières « régulières » de l’HopEra, ça devrait être une de leur force les IPAs.  Peu de surprise donc d’y retrouver du houblon très puissant qui peut faire penser à certaines IPA américaines génériques (ou la 60 Minutes IPA de Dogfish Head).  La bouche est ensuite dominée – on ne sera pas surpris – par le houblon qui n’est pas seulement agrume mais un peu feuillu et herbeux, puis on termine le tout avec une finale encore plus de amère qui laisse même de la place au grain.  Somme toute, une IPA assez longue qui ne joue pas seulement sur l’amertume.

La cote OO : B

Parce qu’elle est parfaite quand on feeles pour une bonne vieille IPA.

HopEra Brown Ale 5%

hopera2Pour une brown ale, la couleur pâle mais le nez respire le grain flatté par le chauffage; après quelques bières plus houblonnées de l’établissement, ça fait du bien de revoir l’orge en avant-plan.  La céréale se poursuit aussi tout en confort et en lenteur – lire ici que le développement gustatif est limité mais agréable – avant de tomber dans une finale un peu plus hors norme de fleurs de trèfle beurrées.  En gorgées subséquentes, elle se veut plus sèche mais encore là, le fleuri vient très bien compenser le grain poussiéreux.  Juste assez originale pour le confort.

La cote OO : B

Parce que dans le style des bières brunes anglaises, c’est une belle balance entre l’originalité et la tradition.

HopEra American Jesus Pale Ale 4.5%

hopera2Dès le nez, on peut se douter que l’aspect houblonné sera au centre de cet élixir où le grain vit très bien et où l’orange du houblon citra est bien prononcé.  En bouche par contre c’est plus tranquille, alors que l’orge nage en faisant très peu de vague.  Toute houblon, on conclut le tout avec une amertume moyenne (encore quelque chose que je recherche dans une pale ale anglaise) et un aftertaste malheureusement un peu trop court.

La cote OO : B-

Parce que le nez est la finale est tout ce que je recherche d’une pale ale, mais peut-être un peu trop atténuée.

HopEra Bitter 5%

hopera1Parce qu’une bitter ça devrait toujours être biscuitée à mon humble avis… on retrouve donc la pâtisserie sur un fond d’orge et d’houblonnage légèrement supérieur à la moyenne, qui amène des saveurs de fraise et d’orange.  Gustativement, l’amertume appuie sur la pédale (après tout, une bitter, c’est bitter) mais roule en territoire anglais.  Cependant, au fil des gorgées l’amertume qui fait davantage American Pale Ale fait son travail pour charmer les amateurs d’IPA (comme leur pale ale d’ailleurs).

La cote OO : B-

Parce que malgré qu’elle n’est pas très anglaise pour une bitter, ça reste bien fait.  Un choix éditorial peut-être?

HopEra IS Radical 10% (Imperial Stout)

hopera2Comme Imperial Stout, le café est très évident avec l’orge caramélisée mais encore plus le grain de café naturel, qui se distingue en bouche tout en prenant un pas de recul.  La finale est par contre totalement et uniquement l’affaire du café avec un aftertaste des plus longs et modérément amer.  Presque végétale et terreuse, c’est certes une bonne bière mais avant tout pour l’amateur de ce style.

La cote OO : B-

Parce que c’est radicalement, mais presque ridiculement café aussi.

HopEra Burton R Double IPA 8%

hopera1Assez anglaise, c’est le nez que j’attendrais d’une mild… mais pas à 8%, et pas à ce niveau de houblon.  Assez amère on oublie l’Angleterre en bouche pour finalement réaliser que le Burton n’est pas pour Burton-Upon-Trent mais peut-être Burton Air et les rocheuses pas très loin de la côte ouest américaine.  Avec son aftertaste un tantinet trop court, c’est une double IPA « facile » disons, parfait pour l’exploration néophyte.

La cote OO : B-

Parce que ça semble davantage comme un nouvel album d’AC/DC :  un exercice de style que d’une bière fait avec passion.

HopEra Stout 4.5%

hopera2À l’image de certaines autres bières de l’HopEra, assez pâle comme couleur même si elle est assez crémeuse aussi.  Le nez est on-ne-peut-plus doux, avec un caramel un peu plat et une certaine monotonie qui déclenche une recherche de saveurs autre que le grain.  On en retrouve justement avec le moka et le café dans une texture qui fait presque nitro stout, mais un aftertaste moyen et plus crasseux ce qui amène un peu de vie.  Assez sec comme stout mais trop peu distinctive.

La cote OO : C+

Parce que c’est comme le troisième ou le quatrième album de bien des groupes musicaux, correct mais loin des premiers.