Maltstrom Scotch Lager Assemblage de lagers fortes ambrées élevées en fût de chêne américain 8.2%

mslLa cote OO : B+

Grosse réunions d’écossais un hétéroclites mais ça finit par faire un beau party; comme le festival écossais de Gould où tripeux whiskies, gens de GNs, descendants écossais et gens du 3e âge se rassemblaient.

Bien que pâle pour une scotch ale, le profil de ce nez très sucré ne fait de doute : c’est d’inspiration scotch ale très certainement… mais à la maltstrom qui affectionne particulièrement les lagers.  C’est donc du scure brun tout juste suffisamment propulsé par les levures caramélisées et un peu sauvage.  La bouche est un peu hors norme par contre : un peu amère et plus clean/moins lourde que votre scotch ale habituelle, on l’avale donc sans trop savoir où l’on va et on y découvre de la fleur et du caramel, agrémenté de la vanille et de chêne en sortie.  Elle choquerait le traditionnaliste, mais une très bonne bière de fantaisie qui plaira sûrement à l’amant de bières brunes en finition de baril de bourbon.  Maltstrom semble vraiment savoir ce qu’ils font en ce n’est vraiment pas la première microbrasserie que je suggérerais pour les néophytes, pour le pire mais surtout le meilleur.

Broadway Élixir de Belphégor Bière brune extraforte (vin d’orge) vieilli en fût de chêne Extra Old Stock 10%

bwebLa cote OO : B-

Pas toutes les bières sont comme les bons vins.

Quesséça?  Old ale en version extra, extra extra old stock, où le grain semble avoir pris un drôle de tournant, à la limite du sanitaire… malgré son séjour contrôlé en cellier, je me demande un peu qu’est-ce qu’il lui est arrivé avant d’atterrir à la maison.  On passe outre le nez étrange de bois mouillé mais encore à l’intérieur, la old ale puissance 10 détonne; heureusement derrière la langue le liquide semble plus posé et on peut espérer mieux pour la finale et les gorgées subséquentes.  En effet, la finale est pas mal plus à la hauteur de mes attentes, ronde et très liquoreuse, même si je reste avec certains questionnements pour le piquant étrange sur le bout de la langue.  Le genre de bouteille à trouver à nouveau pour voir s’il lui est arrivé quelque chose de plus ou moins bonne.

À la Fût Brettiscawin Sûre vieillie en fût de chêne (assemblage) 7.7%

alfbrLa cote OO : A-

Parce que « there is no such thing as TOO satisfying ».

Ne vous méprenez pas, c’est certes un joli nez mais peut-être trop régulier pour les bières sûres et sauvages des cowboys de Saint-Tite.  Du doux funk et du sour qui « fait la job » donc.  On passe à l’étage supérieur du funk une fois en bouche où c’est sûrement hostile pour le néophyte, mais heureusement la finale orge et orange est plus riche et chaleureuse.  Là où elle est un peu prévisible, la balance remarquable tout comme le pH assez fort donne une bière sûre et ronde, confortable pour un vendredi soir d’une semaine folle.

La Boite à Malt Highlander 5e anniversaire vieillie en fût de chêne 7%

bam2019La cote OO : B

Parce que c’est une vlimeuse slimeuse de scotch ale à la Québécoise.

Bois, sucre et érable, ce Highlander a tout d’une scotch ale où le caramel serait remplacé par la tire d’érable.  Gustativement elle se révèle très maltée, en continuant de jouer sur des teintes d’érable, de chêne et de râche.  On conclut avec de la rondeur goulue, et un aftertaste un brin plus sucré et du caramel funky.  Somme toute, une bière tranquille de dimanche de matin de tempête.

Broadway Lord Sherlock Stout Impériale vieillie en fût de chêne 9%

bwlsPour l’amateur de profil olfactif de stout impérial velouté, sucré et rempli de raisin sec, de dattes et de pruneaux, on est très bien servi.  Toujours aussi douce pour la langue, le grain est un peu plus torréfié – et par le fait même moins sucré – ce qui corse l’expérience sans choquer.  La finale est un retour définitif de la vanille qui reste le chef d’Orchestre de cette symphonie de stout où l’alcool sait chauffer sans brûler.   Il ne reste donc qu’à dire Bravo à Broadway, malheureusement pas assez volubile.  Toutefois, quand ils parlent, ce n’est pas pour dire des niaiseries ou mièvreries.

La cote : A-

Parce qu’elle est certes excessive mais bien balancée.  Trop peut être mieux que pas assez.

La Chouape Saison Fût de chêne Chardonnay 6.5%

csfccÀ peine poivrée mais surtout citronnée, déjà à ce point on peut espérer que le mélange des levures saison fassent bon ménage avec le chardonnay.  Tranquille mais bien vivant donc, on passe au rafraîchissement de la bouche avec anticipation, pour y retrouver un peu de pain, des houblons qui font très belge et la chaleur de la vanille du baril.  On avale ensuite pour cette fois-ci faire passer à une petite pointe d’amertume qui vient se perdre dans le grain de la finale.  Il faudrait enfin quelques gorgées supplémentaires pour regoûter aux levures qui sont finalement un peu trop subtiles derrière l’amertume.

La cote : B-

Parce qu’un nez superbe et un bon concept ne pardonne pas tout d’une bière qui en théorie aurait pû être tellement mieux.

Bénélux Nébulose 6.3%

bnAu premier respire, c’est la grisette qui vient à l’esprit, le tout avec un fond fermier et un houblonnage assez distingué, agrémenté d’un peu de pain pour être sûr d’être bien en Belgique.  La bouche est beaucoup moins tranchante, continuant le périple funky en faisant une percée sur l’arrière de la langue ce qui pourrait faire croire à une bière plus surette en finale.  Ça se révèle à peine vrai car si le papina se goûte, ce sont les mêmes houblons qui concluent l’expérience.  Peut-être davantage pour l’amateur d’IPA que de bière sûre ou funky, mais chose sûre ça manque de direction.

La cote : C

Parce que le résultat final est inférieur à ses deux parties (une saison levure maison et une saison en fût de chêne sur brett et houblonnée à crû).

Broadway Elixir de Belphégor Vin d’Orge en fût de chêne 10%

bedbA-  Belphégor est russe?

Avec un nez d’orge et de raisins secs autant poussé, surprenant d’aussi y trouver de la noisette, spécialement pour un vin d’orge.  Même chose en bouche: avec l’orge encore plus fort et la vanille du fût, on est facielemnt prêt pour une finale fruitée très longue en aftertaste.  En matière de style, on est peut-être plus près de la stout russe, mais avec un tel goût c’est un vin d’orge approchable (même malgré son taux d’alcool) qui en texture est assez fidèle à ce dont on peut s’attendre.  Un barleywine dans le style des meilleurs barleywines, simplement pas dans la même gamme de goût.

La Chouape L’Égaré Fût de Chêne Triple vieillie en fût de whisky 9.5%

cefcÀ l’instar de cette nouvelle étiquette, les bières de la Chouape sont véritablement pas celles qui s’illustrent le plus dans le paysage brassicole québécois.  Ils ont toutefois des produits très bien construits, et comme leur noire à l’avoine l’Égaré version régulière est l’une des meilleurs dans son style au Québec.  Qu’en est-il de la version vieillie maintenant?

Au nez, le pain et le bré (froment) tout belge qu’on retrouvait dans l’édition se retrouve opposés à la vanille du fût de vieillissement.  Et à l’image du monstre égaré, elle semble aussi très profonde.  On retrouve ensuite la même orange que la version originale, encore une fois plus texturée qu’à la normale par le baril.  Débutant sur une note de whisky (les vieux Ben Nevis par exemple), on ne revient pas totalement en territoire belge en gardant un fruit plus prononcé et attendri par la vanille, qui cache totalement un taux d’alcool assez festif.  Quand une bière fait demander quelque chose du genre « pourquoi les belges vieillies en fût sont si rares? » c’est qu’on est certainement sur un bon filon et en plein G7, on peut se demander pourquoi la microbrasserie de Charlevoix n’a jamais essayé de faire ainsi avec ses Dominus Vobiscum.

Mais pour en revenir à la Chouape, en étant loin d’être la plus volubile des micros au Québec on voit par cette somptueuse belge qu’ils sont très certainement capables du génie, du nez aguichant jusqu’au chaleureux aftertaste qui colle sous la langue.  Une bière qui s’inscrivera facilement dans les meilleures du Québec en 2018, qui a sû jouer d’un baril pour transformer le déjà confortable en ultraconfortable .

La cote :

Parce que si en 2018 les bières en fût de chêne sont supposément dépassées de mode, vive le kitsch.

Broadway Elixir de Belphégor Vin d’Orge en fût de chêne 10%

bwdbA-  Belphégor est russe?

Avec un nez d’orge et de raisins secs autant poussé, surprenant d’aussi y trouver de la noisette, spécialement pour un vin d’orge.  Même chose en bouche: avec l’orge encore plus fort et la vanille du fût, on est facielemnt prêt pour une finale fruitée très longue en aftertaste.  En matière de style, on est peut-être plus près de la stout russe, mais avec un tel goût c’est un vin d’orge approchable (même malgré son taux d’alcool) qui en texture est assez fidèle à ce dont on peut s’attendre.  Un barleywine dans le style des meilleurs barleywines, simplement pas dans la même gamme de goût.