Ferme du Tarieu 2 laits 1 sucre 5.6%

silosLa cote OO : B

Un café arrondi mais non sucré.  2 laits 1 sucre en effet.

Milkstout, mais loin d’être sweet stout : de l’orge grillée pas à peu près bien sentie, très noire de nez et de couleur.  En bouche la texture est certainement à la hauteur de la milkstout, enveloppante, et plus méthodique que décapatante.  La finale est courte mais l’aftertaste est plus long, ce qui en fait davantage une bière de feeling que de goût.  La bière de fin de soirée avec un six ou un 12-pack de la Ferme du Tarieu, comme un café après une long partie de bridge.

Ferme du Tarieu Jersey Brown Ale 5.5%

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Un nom que seul les fermiers comprendront : la Jersey se voit en effet habituellement de brun vêtue.

La cote OO : B+

On peut dire la vérité dans un ton mièvreux après tout.

D’un brun intense autant du côté couleur que brun c’ est intensément caramélisé et superbement rond.  Plein de belles nuances de… brun?… dans ce qu’Il y a de plus profond que j’ai senti dans le genre.  C’est ensuite agricolement punché de grain pour les papilles, et gardant une certaine frivolité qui colle toutefois au palet et aux joue.  La finale est plus simple et houblonnée, et alors moins sucré; on a donc droit à du grain plus pur et certainement plus intense que de la Newcastle Brown.  La franchise des chenaux, pas à peu près.

Ferme du Tarieu Power Steering NEIPA 5.6%

ftpsLa cote OO : B-

Thé en vrac : correct à la suite du repas chez le resto Apportez votre Vin, mais un peu anodin pour le tripeux thé.

Avec son aromatique entre le sapin, la violette africaine et l’orange sanguine, il s’agit ici d’Une NEIPA bien variée qui se présente bien.  Passablement amère sur la langue, elle démontre par ailleurs peu de développement, du moins avant qu’on ne l’avale pour y trouver du houblon encore plus vert mais moins amère qu’auparavant.  La finale est bien pétillante et les gorgées suivant l’initiale est plus ronde et plus simple, davantage touchées par les agrumes.  Bonne oui mais rien d’extraordinaire, elle pourrait passer un peu inaperçu au travers du reste de la gamme bien variée de la Ferme du Tarieu.

silos

Ferme du Tarieu Récolteuse Session IPA 4%

ftrLa cote OO : B

La bière de session ne devrait l’être que par sson pourcentage d’alcool et non sa légèreté gustative; ici, une démonstration de comment bien le faire.

Pour la côté récolte, pensez à celle de fruit plutôt que de l’orge dans le champs : de la pêche laiteuse et de l’orange navel tranquille e un brin de persil séché.  Et malgré cet aspect laiteux, l’arrivée en bouche est celle d’une IPA et non d’une NEIPA, généreusement amère sans l’être trop… pour l’instant.  On aura enfin droit à une finale un peu plus verte (du lilas qui pousse sur le bord de l’allée de golf), assez courte et plus goûteuse que bien d’autre session IPA.  Si on récolte ce que l’on sème, ici c’était de la petite graine mais bien concentrée.

silos

Ferme du Tarieu Hache-Paille Grisette 4%

fthpLa grisette… pas assez connu comme style au Québec.  Pour l’instant l’espère-t-on.

La cote OO : A-

Quand on s’entend avec tout le monde, c’est généralement qu’on est très sympa.

Plus ronde qu’une saison, plus funky qu’une belge d’abbaye, cette grisette apporte du beau poivre blanc et un bouquet garni frais.  On dénote ensuite une extrême fraicheur à l’arrivée en bouche, dénué de houblon mais plutôt rempli de bel orge frais.  La finale se veut exactement dans la même voix avec du cerfeuil et de l’estragon, tandis que le poivre blanc revient en finale, assez longue mais plus douce aussi.  Immédiatement, une bière que je servirais autant avec une salade avec agrumes qu’un chop suey pas trop épicée, certainement une superbe grisette exactement comme je les aime.  Les torieux du Tarieu l’ont franchement bien réussi.

Ferme du Tarieu Chiendent saison fermière (brassée chez Broadway) 6%

tcsfLa cote OO : B+

Parce que c’est le savoir-faire québécois en matière belge.  Comme de quoi le style s’apprend bien quand il y a de bons professeurs.

La farmhouse avant la saison avec une bonne ration de levures sauvages.  L’orge mielleux s’en sort bien aussi, pour une première édition du Tarieu le nez me de bons espoirs sur la suite…  Pour la bouche, on se rapproche un peu de celle de la Duvel grâce a un sucre candi un peu débridé qui a un peu trop raison des levures.  La Belgique est vraiment près…  et le poivre noir sur le dessus de la langue aussi.  Une fois avalée… tient, retour des bretts, suivi de sucre d’orge et finalement d’une pointe d’amertume.  Pour un premier essaye du Tarieu c’est plus que réussi et l’on ne peut qu’espérer qu’ils puissent faire la même recette dans leurs propres equipements.