Eviltwin Brewing (Stratford CT) Imperial Biscotti Break Imperial Stout brewed with coffee and with almond and vanilla added 11.5%

etbbEviltwin fait généralement dans l’originalité, avec un brin de démesure.  Qu’en est-il de ce stout avec café, amande et vanille… l’évier de cuisine au complet une fois parti?

La cote OO : B

Le Connecticut a toujours fait un peu aristocratique; À Stratford le biscotti break est toujours respecté.

Moins folle que prévue, c’est un doux nez de stout avec du café tout aussi léger qui nous attend; rien de bien violent mais ca colle avec le nom biscotti break.  Le liquide est plus ajusté pour la langue tandis que l’amande principalement se goute, alors que le café a pris un pas de recul.  On a ensuite droit à une finale de grain, davantage orge que café, et on peut penser qu’une ration supplémentaire de vanille ne lui aurait pas fait de tort.  Tout compte fait, le nom est très réussi : c’est un stout hyper confortable de milieu d’après-midi, en se levant d’un petit dodo.

Eviltwin Brewing Grand Cru Cuvee Double Barrel Edition Maple Bourbon and Marsala Wine Barrel Aged Stout and Barley Wine Ale Blend 12.5%

etgccC’est du titre ça!  Parlant de titre, celle-ci titre à 12.5%, on prévoit quelque chose d’assez chaud merci alors!

La cote OO : B+

Un bel algorithme complexe, c’est de l’art pour geek.  Geek power!

Pour moi, du marsala, c’est un vin pour déglacer une poêlée de champignon, mais un baril rarement rencontré dans le vieillissement de la bière.  Peu de champignons dans cette bière qui fait assez porter merci, avec du bourbon à l’érable et un peu de sel (le marsala?) en bonus.  Puis en mettant en bouche, on est immédiatement d’accord avec le nom Grand Cru : c’est complexe à l’extrême, partageant des goût de grain, de sirop, de torréfaction, de raisin sec, de miel, de moka, de vin d’orge, puis une fois avalé, d’orge encore plus intensément caramélisée… et alcoolisé.  Quand « dangereuse » est un sous-entendu, c’est un mélange judicieusement lourd, très lourd, avec un aftertaste qui n’en finit plus de finir, et qui fait conclure au fait qu’on la laissera bien réchauffer dans le verre pour ne pas trop se réchauffer trop rapidement justement.

Eviltwin Brewing Nomader Weisse Berliner Style Weisse Ale 4%

etnA Comment faire sûr de faire une bonne sûre.

Sûre et acerbe, je m’attendais à plus de fruit mais ce beau calcaire olfactif me le fait oublié.  Avec son effervescence tranchante d’alka seltzer, la framboise pas très mûre semble parfaitement dans son élément avant la finale où l’on booste le fruit comme jamais : salade de fruit, melon vert et raisin rouge.  Clôturé par de l’orge pour nous rappeler que c’est une bière après tout, c’est très certainement une des meilleures d’Eviltwin malgré son apparence conservatrice et anodine.

Eviltwin Brewing (Westbrook Brewing Mount Pleasant SC) The Cowboy Smoked Pilsner 5.5%

etc

Est-ce que ça existe des cowboys allemands?

A-  Il ne risque vraiment pas d’être lonesome.

Howdy Ho que ça sent le maïs grillé sur le barbecue à côté de tranches de bacon canadien; dès le nez on est en terrain très très très lourd.  En bouche, le maïs passe du bacon au jambon avec une carbonation qui pique fortement le dessous de la langue.  La finale est plus typique d’une rauchbier, assez grasse merci, et je ne la servirais peut-être pas sous le soleil de midi, mais enfin Eviltwin me surprend avec une bière de dégustation parfaite quand on feele pour encore plus bizarre que la Schlenkerla.

Eviltwin Brewing (Stratford CT) Low Life Pilsner 5.5%

ebllpC  Pas de sarcasme.

Très agrumée, houblons à profusion mais elle reste douce au niveau du nez, je m’attends donc à une légère IPA.  En bouche, les agrumes dominent toujours le grain qui est presqu’absent.  La finale, un peu amère, est presque savonneuse et feuillue, mais est dépourvue d’un aftertaste le moindrement notable.  Donc pas du surprise ni d’attrait pour cette bière au nom de « Low Life »?  Qui plus est, le texte suivant à l’envers du contenant peut sembler sarcastique mais n’est peut-être pas si faux que ça outre le coût (tout de même autour de 4-5$) : « we threw in a young unacknowledged hoppy pilsner, gave it a limp, wrinkly flavor and finished it off with an insulting high price that will give you a foul feeling in your mouth.  That’s why we name Evil Twin Brewing’s Low Life the Golddigger of Beers”.

Eviltwin Brewing (Stratford CT) Hipster Ale APA 5.5%

ebhaC  On regarde le contenant, on goûte le contenu et on peut passer à la prochaine.

Très herbacée comme APA, il y a plus de terre que d’agrumes.  On reste au niveau du sol pour la paresseuse bouche… je pense que je vais la laisser réchauffer un peu.  En seconde gorgée, l’amertume est un peu plus forte, mais la finale n’est pas très longue et me fait douter de l’efficacité de l’assemblage de houblons.  Le genre qui ne génère peu de mot (surtout des positifs) et qui ne s’inscrit en mémoire que pour les couleurs psychédéliques de la cannette.