Microbrasserie de Bellechasse Lévis Bière-Vapeur à l’érable 4.4%

mblLa cote OO : B-

Pour du sirop d’érable foncé, doux.  Pour une bière à l’érable, douce.  Douce quoi.

Pour l’ambrée à l’Érable, il faudra réussir à battre l’Étoile du Nord de l’Esprit de Clocher.  Pour Bellechasse, ça commence de manière pas très érable, pour une steam beer selon les attentes que l’on peut en avoir après un séjour en Onario où la chose semble légion (l’érable en moins).  Le malt est bon donc mais édulcoré et le tout semble assez léger.  L’érable n’est par contre certainement pas dilué en bouche quoiqu’elle disparaît vite derrière le houblon à tendance anglaise.  Subtile, à grande buvabilité mais on ne la sert pas à un amateur de Désérables.  L’érable autrement.

Ruisseau Noir Scotch Ale à l’érable 7.5% 20 IBUs

rnseLa cote OO : B

« Notre scotch ale est une bière dominée par le malt ».  Tout est dit…

Ayant crû y détecter une odeur inhabituelle de malt très cuivrée à la Vienna Lager, on l’a ensuite servi dans une coupe ballon à cognac (notre classique pour la scotch) mais le verdict est identique : du sucre oui de l’érable aussi mais surtout du malt qui semble très fort.  En bouche elle se veut molle, voir trop peu vivante, et l’érable se retient, ou plutôt semble se battre avec le grain tonitruant.  La finale est plus près de l’arbre mais surtout de la cabane alors que le sucre dur d’érable vit de belle manière jusqu’à l’aftertaste ou le malt cuivré revient.  C’est justement un retour aux sources, et bien qu’en ajoutant un ingrédient c’est celui principal de la bière (outre l’eau) sur lequel on compte ici.

L’Esprit de Clocher L’Arbre de Vie Scotch Ale Fumée à l’Érable 2019 7.5%

ecavscf2019Avec son nez à mi-chemin entre la torréfaction du grain et la râche d’érable, on sent immédiatement qu’on est en territoire bien balancé.  La bouche l’est sûrement toute autant : le grain perce à travers l’érable et ça peut donner l’envie de goûter au copeaux de bois qui sortent de l’arbre lorsqu’on entaille.  La finale est encore plus boisée, toujours sans être sucrée et c’est l’orge qui revient en finale pour indiquer que le sirop n’est pas le maître à bord.  Là où cette bière fonctionne foutument bien, c’est dans les secondes, troisièmes et subséquentes gorgées où le bois est encore plus perceptible et où on est loin de s’écoeurer d’une bière trop sucrée.  C’est donce une bière 100% sylvicole peut-être encore mieux réussie que la version 2018.

La cote OO : B++

Parce que c’est aisément la bière que je vais amener chez l’ami Claude pour qu’il l’ouvre avec moi devant la bouilleuse.  Probablement la meilleure bière au sirop.h

Korrigane Croquemitaine DC Pale Ale Erable & Bourbon 8.5%

korrig1Après l’édition normale assez désastreuse, à quoi s’attendre de cette version vieillie?  Et bien, le nez est pas mal plus tempéré et le bourbon (je dirais du Wild Turkey) ressort bien.  La bouche aussi est plus abordable : d’accord, on est loin de la IPA très amère mais comme pale ale, mais ça fait beaucoup plus balancé qu’avant.  Malheureusement, malgré un bien meilleur départ on se retrouve dans le champs à la même courbe en finale où le sucre est encore trop fort.  On parle donc d’une balance limitée mais présente.

La cote OO : B

Parce que c’est loin d’être ma meilleure bière à l’érable mais le progrès par rapport à l’édition normale est indéniable.  Ce que peut faire un baril…

Korrigane Croquemitaine Pale Ale Érable 8.6%

korrig1À l’érable vous dites?  Ça ne fleure que ça, le sucre dur en fait mais qui semble très loin d’être naturel.  Presqu’autant sucrée en bouche, le houblon de cette pale ale a totalement été anéanti… quoiqu’avant de l’avoir avalé viennent certaines effluves d’amertume.  Ce qui est totalement le cas, et qui fait conclure à une expérience donc la dualité sucre-amertume doit tomber sur le cœur avant longtemps.

La cote OO : D+

Parce que trop c’est trop.  Le total exemple de non-balance dans une bière.

Microbrasserie de l’Île d’Orléans Bière à l’Érable Ambrée forte au sirop d’Érable 6%

iosm

Semblerait-il qu’elle serait exportable.  À leur place, elle ne serait pas en tête de liste.​

B-  Pour faire plaisir…

Sucré et imposant, le grain digne d’une belle ambrée caramélisé pourrait faire penser à un mélange d’american red ale et de scotch ale.  Toutefois, la finale plus aqueuse et courte ne rend pas justice au sirop d’érable qui reste tout en subtilité.  Agréable certes, mais de là à dire que c’est une très bonne bière à l’érable pas vraiment.  Mais lorsque servie par une personne proche de son coeur ce n’est pas trop difficile à vendre qu’on l’aime beaucoup.

Le Grimoire Désérables Ambrée à l’Érable 7%

gd

Une bière qui semble être restée prise dans les débuts kitschs du renouveau de la micro au Québec, dans tout ce qu’il y a de plus kétaine.  Et ordinaire.

C+  Quelque chose de trop mince devient transparent.

Sans être trop érable pour les narines, au premier plan on trouve davantage les houblons anglais et l’orge ambrée qui y sont; il convient donc de la laisser respirer longtemps pour finalement y sentir un peu de sucre dur.  On retrouve ce même élément en bouche, somme tout anodine, avec une finale decevante au pas possible, un peu sucrée et où les houblons sont perdus dans le lot.  Quoique semi-agréable, comme beaucoup d’autres produits du Grimoire ça reste une bière facile à ne pas voir (malgré son étiquette ringuarde) où l’on peut la rencontrer.

Le Grimoire Désérables Ambrée à l’Érable 7%

gd

Désirable / Désérables, t’as pognes-tu?  Une bière qui semble rester prise dans les débuts commerciaux de la micros au Québec, dans ses aspects les plus kétaines.

C+  Quelque chose de trop mince devient transparent.

Sans être trop érable pour les narines, au premier plan on trouve davantage les houblons anglais et l’orge ambrée qui y sont; il convient donc de la laisser respirer longtemps pour finalement y sentir un peu de sucre dur.  On retrouve ce même élément en bouche, somme tout anodine, avec une finale decevante au pas possible, un peu sucrée et où les houblons sont perdus dans le lot.  Quoique semi-agréable, comme beaucoup d’autres produits du Grimoire ça reste une bière facile à ne pas voir (malgré son étiquette ringuarde) où l’on peut la rencontrer.

Esprit de Clocher L’Arbre de Vie Scotch Ale Fumée à l’Érable 7.5%

ecave

Difficile de faire plus « à propos » que de l’essayer en attendant que la batterie de la drill recharge avant de retourner entailler.

B+  Les feuilles de l’arbre sont toutes de la même couleur, jouant sur la subtilité plutôt que la fluorescence.

Par soucis de comparaison (ou excès de zèle épicurien) il faudra évidemment la comparer au bon vieil arbre de vie de l’Esprit de Clocher qui n’est ni la plus fidèle des scotch ale ni la plus fumée des bières fumées, mais qui tient très bien la route aussi.

Au nez donc, le grain (et la torréfaction de celui-ci) semble avoir pris un petit pas de recul derrière un petit élan sucré, qui ne tombe pas dans le gros sirop outre mesure.  Pour la bouche, on répète l’expérience du nez : rien de trop lourd, on ne torde pas la bouilleuse de tout son sirop.  Puis on avale et encore là, même si on pénètre un peu plus profondément dans l’érable, on reste léger au niveau du sucre, se permettant même un passage aqueux avant de retomber dans la finale longue et paisablement réconfortante.  À 0.3% d’alcool supérieure à l’Arbre de Vie sans sirop, force est à penser qu’une certaine partie du sirop ait été injecté en fermentation plutôt qu’en conditionnement, ce qui enfonce davantage dans le bois plutôt que le sucre; seul désavantage c’est la fumée qui y a peut-être perdu au change.  Cependant, bière pour bière, elle est tout autant engageante que sa prédécesseure sans sirop; difficile ainsi de mettre une note bien bien différente, ou d’être moins charmé.

Il serait sûrement intéressant de la comparer aux autres bières à l’érable.  Gagnerait-elle devant celle de l’Île d’Orléans, la UBU Maple Sap de Lake Placid Pub and Brewery ou la Allen’s Mill du Roquemont difficile à dire – ça serait un bon sujet de thèse horizontale – mais pour quiconque cherchant la subtilité dans sa bière à l’érable, à essayer.

Microbrasserie des Beaux Prés (collab La Souche) La Dérive de Limoilou Imperial Stout à l’Érable 9.5%

 

B  PBS disait « The More you Know ».  Dans ce cas-ci, c’est peut-être « The Less you Know ».

 

Visuellement très profond et nuancé de teintes de rubis, c’est un stout très régulier au nez avec du grain bien rôti qui cache bien l’érable qui s’y trouve.  En bouche toutefois le sucre attaque la torréfaction et le match est presque nul pour les papilles, avant la finale vanillée où le grain noir l’emporte définitivement.  L’aftertaste n’est pas trop puissant et de très bonne longueur, or (et c’est rarement le cas dans ce type de bière) j’aurais préféré plus de sucre.  Le beauceron acériculteur à ses heures en moi n’est pas satisfait de ce stout à l’érable, mais lorsque servit en tant que stout impérial normal, il es tout de même plus que rassasié.