Emporium Burke On Wheels Bière Blonde 5.2%

ebowLa cote OO : B+

Blonde profonde.

Avec son caractère citronné et vanille, c’est une blonde dont le nez détonne immédiatement… c’est quoi le hopbill?  On a beau se demander quels cultivars de houblon y sont, on y goût rapidement pour y retrouver une blonde sautillante sur l’amertume tranchante mais limité de ceux-ci.  C’est encore le caractère du citron que l’on retrouve en finale, comme si le grillage du malt avait su lui conférer ce goût vif mais loin d’être trop amer.   La finale est bien commode, toujours de fruit jaune, pour conclure une édition où l’Emporium vise rudement au centre pour plaire autant à l’amateur de micro que de Jos-caisse-de-24-de-Molson moyen.

Le Castor (bue à l’Emporium) Saison 5%

emp_sept19_2La cote OO :  C+

Parce que l’on nomme une bière par son style, elle doit bien représenter son style.  Comment ne pas faire alors.

Le Castor n’est pas la microbrasserie qui présente le plus de nouveautés alors quand on peut voir – ou plutôt gouter – ce qu’elle a à offrir du côté d’un style simple comme la saison, il est facile de se prêter au jeu.

Facile d’être déçu par le nez certes trop peu volubile : le nez qui trempe dans le liquide on ne peut que sentir un peu d’orge mielleux, sans plus.  Et heureusement sans moins.  Pour les papilles elle est également peu discernable; sans parler de déception on peut penser qu’elle devrait parler plus par le poivre et les levures.  Même chose en finale : trop peu.  En résumé, trop résumée.

Brasserie Générale (bue à l’Emporium) NEIPA 6.5%

emp_sept19_2La cote OO : B-

Parce que correcte.  Juste correcte.

Bien opaque (comme il le faut), cette NEIPA se présente aux narines avec de l’orange et de la nectarine, pas trop sucrée sans être amère… pour l’instant.  Mais encore, le style ne doit pas avoir les IBUs dans le piton aussi.  La bouche est plus verdoyante : sans oublier les agrumes, on lâche le fruit pour monter dans les feuilles de l’oranger.  Pour conclure, on a droit à un élan de fraîcheur, et comme si l’amertume se bombait le torse, ça reste un peu « grosse vitrine petite magasin ».  Ce qui est tout à fait convenable pour une NEIPA en fait.    Toutefois, il faut en revenir à l’argumentation « qu’est-ce qui la détache du lot ? » et à ce point les réponse sont plutôt limités.

Emporium Alma Latina Session IPA 4%

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Un peu orange fluo mais pas au goût.

La cote OO : B

Parce que la Californie se révèle légère parfois.

Si vous vous attendiez à une IPA agrumée pensez à autre chose : ranky, du gros chanvre mouillé et de la quenouille.  En bouche pas de surprise, une IPA de session mais assez amère et mi-légère, où les saveurs de sapin se développent lentement.  La finale est tranquille – encore une fois, c’est une session – et de très bonne longueur pour le style.  Session au niveau de l’alcool ne veut pas dire légère au niveau du goût et j’aime où l’on a amené cette bière qui fait certainement très « west coast session ».

Emporium Dr. Who Rousse Irlandaise 5%

emp_sept19_2La cote OO : B-

Parce que l’austérité peut avoir autant de mal que de bien.

Rousse fonçée oui!  Remplie de malt aussi.  S’il existe un milieu entre Belfast et Munich, on l’a trouvé.  Sur la langue toutefois on se retrouve avec un liquide plutôt peu bavard et à développement limité.  La finale voit l’orge reprendre le dessus.  Légère déception après un nez aussi intense, mais la force du grain de la finale est juste assez soutenue pour en faire une bière qui sort de l’anonymat… sans pour autant que l’on s’en rappelle très longtemps.

Emporium (Collab Le Prospecteur) 50 nuances de fudge Stout orange 5%

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Celle du milieu.  Qui sentait tellement qu’on devait l’éloigner des autres pour les évaluations.

La cote OO : B-

Parce que les desserts, c’est délicieux mais c’est lourd.

Creamsicle à l’orange qui trempe dans une stout à peine chocolatée; dénaturée vous dites?  La bouche frappe par sa mollesse, et son élan d’orange sur-sucré.  Rien qui agresse en bouche mais pas nécessairement un coup de cœur avant de l’avoir avalé.  La finale est très chocolatée, et le cacao sucré en fait une bière dessert qui n’a pas la moindre des nuances de subtilité.  Est-ce que ça en fait un mauvais drink?  Limite.  Mais je la verrais très bien en beer floater (tel que celui de Big Slide Brewery de Lake Placid).

Barberie (bue chez Emporium) Rosée d’hiver Sure aux raisins 10%

emp_sept19_1La cote OO : B-

Parce que difficile d’être lascive quand elle ne sait pas sur quel pied danser.

Sur les bords bleutée, à 10 pourcents ça fait un peu peur.  Le nez n’a pas grand-chose d’une sure: ronde et raisineuse comme une stout russe avec un brin de levures belges.  La bouche est lourde (normal a 10%!) et est longue pour livrer une bonne ration de houblon.  Toujours loin, très loin de la berliner weisse, l’acidité est proche du 7 et la finale est toujours sur le raisin mais celui du Quench, servi chaud par contre.  L’aftertaste est sur le grain mais lui aussi assez mélangé tout comme le reste de la bière qui reste agréable mais un peu anxieuse.