Von Trapp Brewery (Stowe VT) Dunkel 5.7% 22 IBUs

vt1La cote OO : B-

L’ennui croit en se multipliant.

Trop claire pour un dunkel, et pas beaucoup de nez non plus; aucune surprise donc de trouver dans cette dunkel un développement de saveur lent et méthodique.  Qui dit dunkel ne veut pas nécessairement dire trop sucrée, même qu’en finale on peut y trouver un peu de beurre.  Avec un petit croche, assez traditionnelle, bien mais sans plus.

Boca Negra (Tijuana Mexico) Dunkel 5%

bocanegradunkelLa dunkelweizen n’est probablement pas le premier style qui vient à la tête quand on pense à la Revolucion Avenidad de Tijuana.  On se la sert donc pour y découvrir une couleur à la hauteur des attentes du style, et d’un nez de caramel épais et lourd en paire avec le visuel.  Derechef en bouche : c’est épais, un peu teinté de blé, pas du tout amer mais surtout de bon goût.  Enfin, une fois en gorge le houblon est discernable sur la langue, mais sans plus pour conclure l’expérience de grains plutôt que de plante verte.  Sans avoir un côté de banane et de clou de girofle propre aux weizens plus sobres, on a toutefois droit à une dunkel qui à yeux grands fermés pourrait sembler parvenir directement d’Allemagne.

La cote : B

Parce que ce n’est vraiment pas une bière pour les chaudes journées crevantes à Tijuana, mais assez parfaite pour ses soit-disants froides soirées d’hiver.

Brugghús Steđja (Islande) Steđji Icelandic Northern Lights Dunkel 5.3%

stedji3« Caramélisée » est le mot crié par le nez de cette bière, et c’est peut-être la teinte de rouge mais elle peut faire penser à une rousse avec un petit accent sur le sucre (naturel, Steđji mettant l’emphase sur le « no added sugar 100% natural »).  Le caramel s’avance ensuite d’un pas méticuleux sur les papilles, prenant son temps pour se faire sentir.  Le confort est ensuite exceptionnel en finale où rien ne choque, rien ne surprend mais malheureusement, ce n’est pas la corne d’abondance pour l’aftertaste où tout semble suspendu avant qu’on ait pris plusieurs gorgées et que le sucre d’orge ne se fasse découvrir.  Probablement trop facile, une bonne bière de dimanche soir par exemple.

La cote OO : B

Parce que l’Allemagne a sûrement son petit côté doux aussi.

stedji_package

Four Fathers Brewing (Hespeler Village ON) Shevchenko Ukrainian Dunkel Euro Dark Lager 5%

ffs9

Au lieu d’une histoire incomplète sur le numéro 9, on aurait aimé une explication sur ce qui constitue une « Ukrainian Dunkel » ou une « Euro Dark Lager ».  M’enfin.

Une lager “qui fait bien du bon sens” pour ceux qui aiment leur dunkel super maltée sans être trop trop caramélisée.  En bouche c’est un peu plus fruité mais si elle contient de la banane celle-ci est bien mûre, toujours dans du malt de bonne intensité qui précède une finale où c’est le tour du houblon d’ajouter son grain d’herbes vertes.  Assez prévisible dans le style, on est toutefois surpris de ne pas voir de blé à la recette car par moment il serait facile de la prendre pour une weizen.  Une bonne bière bien mousseuse qui n’a comme défaut d’être un peu trop anonyme.

La cote OO : B-

Car on focus peut-être plus sur le style que le goût, mais bue simplement elle remplit bien son mandat.

Urban Farm Fermentory (Portland ME) Munich Dunkel 5%

uffB-  Le malt seul ne peut pas toujours porter une bière.

Peut-être pas la plus excitante, mais parfois au milieu d’un salon de degustation il faut se reposer un peu.  Super maltée donc au nez, on oublie le houblon pour se concentrer sur l’orge dans toute sa splendeur.  Faisant toujours rage en bouche, le grain avance plus lentement, mais ça manque un peu de torque pour nous mener à une finale à peine caramélisée (je dirais crystal malt).  Bien, mais seulement comme bière de début de soirée.

Maltström Dunkel Lager Bière brune 5%

mdlC+  Dunkel de noël.

Petit pain d’épices, de muscade et de noix, avec plus de blé que d’orge, céréale certes douce et gênée.  Collante, c’est dans le style muscade tout en restant léger.  La finale est toujours dans les épices brunes avec une belle pointe d’amertume, mais somme toute ça ne joue que 3 ou 4 notes sans vraiment varier la mélodie.  Une bière qu’on ne peut qu’apprécier que si on « feele » vraiment pour le style Dunkel, ce qui en tout honnêteté ne m’arrive pas très souvent.