Tête d’Allumettes (collab Dunham) Bye Tab Assemblage collaboratif 4.4%

ta_2019_1La cote OO : B+

Bien entourée.

Bien qu’on a pas indiqué il s’agit d’un assemblage de quoi au juste, le nez crie BRETTS!  Légèrement pale ale herbacée aussi.  Le genre d’olfactive qui fait dire au tripeux de bretts « fait soif! ».  La bouche est en effet assez amère et très rafraîchissante mais ne jouit pas d’un développement énormément long.  La finale est joyeusement funky, surtout après la bouche amère… une belle surprise que pourtant le nez annonçait.  Et en retournant en bouche pour une seconde gorgée, c’est toujours l’amertume qui surprend.  Une collab qui assemble le funk de Dunham et les champs autour de Tête d’Allumettes.

Dunham No Tahoma Farmhouse Pale Ale Sauvage 5.9% 58 IBUs

dntfaParce que oui, les pales ales sont parfois assez pâles, celle-ci dès le visuel mais spécialement à l’olfactive qui ramène aux farmhouse beers (ou à tout le moins, la définition que je leur donne).  Le parfum d’houblonnage d’agrume survole donc un fond de levures funky modéré, qui fait penser aux meilleures de l’Américaine Green Bench.  L’amertume détonne mais aussi se calme rapidement en bouche et laisse toute la place à la gazéification et au grain frais, toujours funky.  Côté finale, c’est celle d’une IPA peu amère qui migre enfin sur la Farmhouse, spécialement au fil des gorgées subséquentes où elle devient de mieux en mieux balancée.

La cote OO : B+
Parce qu
’à défaut d’être hyper standard au niveau du goût, elle est aussi sinon plus ensoleillée que son étiquette.

Dunham Berliner Framboise Noire 4.2%

dbwfnÀ l’image d’Auval, Dunham est une de ces microbrasseries pour laquelle il y a une admiration sans borne et qui en bon québécois « ne chie pas de m*rde ».  Dunham est l’une de celles-là et mis à part une bonne stratégie marketing pour leurs « beer releases » je me demandesqu’est-ce qui est à la base de tout cet émoi.

Dans cette Berliner Weisse aux fruits, la couleur n’est pas sans faire peur car même si ce sont les framboises qui sont noires le liquide est assez opaque lui aussi.  Le nez encourage par contre l’esprit en amenant une bonne partie de levures et des fruits retenus et assez secs qui me rapellent les berliner weisse traditionnelles teintées de sirop de fruits ou de plantes.  La bouche se débute de manière assez sèche mais le fruit est surpuissant et ne laissent pas passer d’autres couleurs avant la finale où encore là c’est plus sec.  La framboise s’emparent enfin de l’aftertaste et c’est certes une bonne, voire très bonne bière, mais rien pour ne partir une secte non plus.

La cote OO : B

Parce qu’elle surprend par sa sagesse relative gustative par rapport à sa couleur débridée.  Ça revient donc à savoir si l’on aime les bières fruitées et la framboise noire.

Dunham Bracia W Dymie Grodziskie 3.7%

dbwdB-  À savourer en oubliant le prix mais en se souvenant de ne pas en acheter d’autres.

En arrière-plan, la fumée fidèle au style s’ajoute à l’onctuosité qui semble se cacher sous la mousse.  En effet très ronde (sinon trop) on croirait presque que le liquide reste en suspension au-dessus de la langue, il conviendra donc de garder le liquide longuement en bouche pour profiter d’une finale mieux balancée avec la fumée minérale (mine de plomb) qui s’intensifie en gorge.  Certes pas désagréable, à un prix avoisinant les 15$ c’est la facture qui est le plus difficile à avaler, mais en considérant l’originalité on pardonne, malgré qu’il se fasse meilleur en moins onéreux dans les bières sûres et fumées (comme la Lichtenhainer de Brasseurs du Monde – au tier du prix).

Dunham Berliner Mango Weisse 4.2%

dmbwB+  Unir la tranche du style et l’onctuosité du fruit tient du mystère.  Ou du savoir.

N’Étant pas dans les très nombreux fans de Dunham et n’étant pas parmi les fans de leurs étiquettes trop disparates, c’est une bière dont le concept a sû attiser ma curiosité, et bien que la couleur orange pâle ne fasse pas très berliner weisse, le fruit laisse une belle place au grain et à l’aspect sec que je recherche dans toute bonne berliner.  En bouche c’est la même chose: calcaire, juste assez piquante et gouteuse de mangue.  La finale quant à elle voit le même fruit s’étirer dans un aftertaste plus long que le style présente habituellement.  On ne crie donc pas au génie mais bien maître qui a sû assembler ce style et ce fruit en sachant ne pas tomber dans le piège de l’excès.  Ça ne prendra pas de temps avant de regouter à Dunham finalement.

Dunham Ping Pong Wizard Grisette de blé (collab Cambridge Brewing) 4.9%

dppwB  Pas les fruits sucrés de l’été ni les bons légumes d’automne mais bien le printemps où la terre se réveille.

Belle couleur pour une grisette avec une odeur entre la blonde anonyme et la saison plus sèche.  Au goût, le jus de pamplemousse n’est pas trop sûr puisque les levures viennent ajouter leur grain de sel ou plutôt de poivre qui me fait rentrer dans la régionalité des belges de campagne.  Presque fleuri c’est très dans le ton et me rappelle ma première grisette de Green Bench en Floride, donc beaucoup de beaux sentiments.

Dunham Red Sashes 2015 Vin de seigle 11.9% 125 IBU

drsB  Courage d’abord, goût ensuite.

Ok, 125 d’IBU ça fait un peu peur, probablement que c’est buvable mais est-ce que ça va être agréable?  Le parfum est tout de suite bizarre avec du seigle mais aussi des amandes de citrouille et des graines de tournesol, sous une couche de mousse à couper au couteau.  Visqueusement agréable, les grains se poursuivent au travers de l’alcool qui attaque juste assez fortement.  La finale es très puissante et amère, bien contrebalancée par de l’orange.  J’ai vraiment l’impression que le choix du seigle était judicieux car du maïs ou du blé n’aurait pas sû amadouer le houblon.  Donc bravo, cool pour la découverte mais pas une bière de tous les jours.

Dunham IPA Anglaise 5%

dia

Mousse généreuse vous dites?

C+  Tant qu’à compenser, surcompensez.

Au nez les céréales sont aussi fortes que les levures (ces dernières étant même visibles sur la mousse), au travers duquel les houblons tropicaux, floraux et herbeux ne donnent pas leurs places non plus.  En début de bouche l’amertume est modérée mais monte et monte et monte, ce qui prépare fort bien à la finale tout autant excessivement amère que grain.  Beaucoup plus équilibrée que prévu c’est une IPA anglaise qui saura plaire aux hopheads d’IPA américaines.

Dunham Stout Impérial Russe vieillie en barrique de tequila 9%

dsirtB  L’invasion mexicaine de Red Dawn.

En silence, déjà en arrière-plan olfactif sur un fond de stout à tendance de moka, le fond de jouet de plastique délavé au soleil, de poivre blanc et de peinture pas toute à faite sèche témoigne déjà du bizarre de la chose.  Pesante et indéterminée, sans goûter l’agave cette bière a quelque chose de la tequila (les aiguilles d’un cactus disons).  Pour la finale, c’est un peu plus normal pour ce qui est du moka un brin amer, même s’il y a une pointe de l’aspect terreusement bizarre de la mezcal.  Une belle curiosité où il ne faut pas avoir peur des émotions fortes, c’est le maximum où l’on peut aller dans l’impact de baril avant que ça tombe dans l’aromatisé.

Dunham La Orange de Dunham Bière sûre en baril de vin rouge 6.5%

oddB+ J’aime mieux 10 grands succès sur 25 essais que 7 réussites sur 10.

Influencé par le nom ou cette bière a des odeurs d’orange sanguine? Le tout est mélangé à du vin rouge qui me fait anticiper un bière un peu trop influencée par le baril de finition. En bouche toutefois l’aspect sûrette s’inscruste lentement au milieu d’une bière fraîche, légèrement funky, fait de grain et d’orangeade. Juste assez sûrette, à faire découvrir aux néophytes, spécialement avec son petit côté vanille plus tranquille en aftertaste. Heureusement, malgré certaines appréhensions, , le vieillissement n’est pas omniprésent et laisse place à un mélange Orangina et pinot noir. Dunham font souvent dans les brassins bizarres, parfois erratiques mais ici c’est réussite.

Une bonne bière, mais sûrement une des plus laides demoiselles d’étiquette que j’ai vue.