Le Presbytère Père Trappiste Dubbel inspiration trappiste 7.5%

presbytere_juin2019La cote OO : A-

Parce que c’est le Québec de région qui sait sortir aussi bien que la ville.

Couleur brun pale intéressante, même si la dubbel n’est pas le premier style qui vient en tête un matin de journée chose d’été sa robe longue a de quoi attirer l’œil.  Pour l’odeur on a droit à du prévisible sucre candi et du caramel bien peaufiné, qui précède une bouche puissante mais où rien ne choque.  De retour dans le caramel en sortie, elle laissera un souvenir en dehors de la bière trappiste traditionnelle, mais par ses beaux atours elle est facilement aussi bonne que celles de l’autre continent.

Ommegang Abbey Ale Dubbel 8.2%

oaadChampêtre avant tout, au dela de l’intensité habituelle du genre, on peut y sentir des cerises, des fraises et des épices de noël.  La bouche quant à elle très costaude dévoile des oranges très sucrées mais est dépourvue (une chance) de sucre candi au profit de présenter un punch de houblons assez marqué.  La finale est toujours sucrée et marquée par le grain rôti de manière assez intense, en ajoutant finalement une petite touche de funk.  Bière d’abbaye double peut-être mais les moines sont certainement venus faire un tour en Amérique avant de mettre le houblon.

La cote OO : B-

Parce que ça prend plusieurs gorgées pour s’habituer au houblonnage un peu particulier, mais une fois acclimatée ça peut faire une belle belge fruitée d’été même si on est loin de la dubbel de tous les jours.

Frontibus Dubbel aux framboises 7.5%

fdafVive les mélanges en dehors de la « fusion facile » : ici oui une X-ième bière à la framboise mais non pas une bière sûre ou une blanche mais plutôt une double belge.  Foncée, sous lumière intense elle laisse voir des reflets rougés qui préparent au nez moins subtil de framboise, qui semble toutefois atténué par la belge.  En bouche, le fruit est d’abord calme – on sent beaucoup le sucre candi – mais il finit aussi par s’emporter jusqu’en aftertaste où la cassonade s’ajoute pour assécher un peu le tout.  Et difficile d’y croire, mais au court des prochaines gorgées, la framboise détonne encore plus.  Une bière pour les soirées d’été plus froides donc.

La cote : B

Parce que ça fait changement, c’est bon mais ça reste dans les (bonnes) curiosités à essayer.

Le Bockale Généreuse Dubbel Belge6.2% 20 IBUs

bgdb

Généreuse, mais variée aussi.  On apprécie.

B-  Donne beaucoup.

C’est un grain assez bien rôti qu’acceuille les narines, et l’espace d’un instant j’ai l’impression d’être en territoire allemand au lieu de belge.Pourtant au goût est elle d’abord très ronde, mais là encore ce sont les houblons, anglais cette fois-ci, qui amène une dimension supplémentaires.  On ne se trompe par contre définitivement pas en finale avec du caramel un peu sauvage et du sucre assez sec.   Rien d’extraordinaire mais rajoutez qu’à l’achat 1.50$ est remis à la fondation Sainte-Croix/Heriot  et ça ne fait très certainement pas mal d’y gouter.

MonsRegius Crepuscula Dubbel avec malt fumé 6.3%

mcB  Après cuisine fusion, bière fusion?

Après plus de 1000 bières, toujours intéressant de ne pas avoir à quoi s’attendre du bière.  Dubbel et malt fumé : une schlenkerla caramélisée, une belge au sucre d’érable brûlé?  Au nez on vend ce qu’on annonce, soit un fond de sucre candi sur un avant-plan de fumée (qui semble de bois de pommier).  En bouche la fumée puis le bois sont mordants et coupe le sucre de manière assez abrupte, avant une finale qui se rapproche de la Schlenkerla en version Urbock.  L’aftertaste est mieux balancé, plutôt amer mais surtout asséchant.  Pas une bière de tous les jours comme l’allemande rauchbier mais un beau style que cette brasserie québécoise devrait explorer encore plus.

Le Castor Dubbel d’Hiver avec raisins à vin rouge 6.5%

cdhB-  Les beaux hivers québécois ne sont pas les chaudes saisons belges.

Immédiatement frappées par les raisins, les narines déclarent une bière très nettement traffiquée, à quelque part entre sucre d’orge et canne de jus Quench avec un soupçon d’épices (cannelle et cassonade).  Bien pesante avec un fruit plus reculé, son goût est plus standard et la finale encore mieux avec une balance grain/fruit bien dosée et savamment accompagnée d’une légère amertume.  Une belle création fantaisiste qui vaut l’essai, bien que je préfère un peu plus de conservatisme dans ce style qui se prend bien l’hiver mais difficilement l’été avec un aftertaste aussi pesant.

Saint-Arnould L’Évêque Dubbel belge 8.5%

saeB+  Bruges ou Londres, anglaise ou belge?  Le goût dépasse toutefois la confusion.

Entre belge et stout, la couleur presque rouge est un bon indicateur d’une stout sans torréfaction presque sour en fait.  Plus stout en bouche, on croirait que de la cerise y a été ajoutée, et par sa finale un peu amère, je me demande toujours si cette bière est une stout ou une belge.  Et malgré du miel subtil, la finale est plus stout; l’évêque est plus noir que brun.  Toutefois, si on se détache d’avoir à le classer dans un style, pour l’ensemble de l’œuvre elle se mérite une très belle note.

La Souche St-John Double Belge 6.3%

souche2B  Une grande voyageuse.

Pain perdu au caramel, avec 8 milimètres cube de confiture à l’orange et encore moins d’épinette.  Trop subtile en bouche, elle est bien présente mais indéfinie, avec un peu de torréfaction et de pain aux raisins.  Toutefois, la profondeur et la longueur de sa finale sont appréciables, et témoigne d’une belge qui a flirté tantôt avec les barleywines, tantôt avec les stouts.