Flora Hall (Ottawa ON) Fresh Dry Hopped Kettle Sour 4.8%

fh2La cote OO : B+

Plus de lactos que de bière sûre, difficile de se trouver un pied sur lequel danser dans ce nez somme tout assez neutre.  Par contre la bouche est tout ce que l’on peut s’attendre d’une sour, peut-être un peu inférieure à la promesse d’une Dry hopped car on cherche un peu la puissance des houblons.  La finale est dans le même ton mais une incursion encore plus profonde en territoire sour.  On regoutera donc pour s’assurer d’une sour rappelant la gose de Big Slide Brewery à Lake Placid, le sel en moins.  En relisant les dernières notes de cette sour de Flora Hall, force est de constater que les batches se suivent et ne se ressemblent pas, dans ce cas-ci pas mal plus pour le meilleur que le pire.

Flora Hall (Ottawa ON) Citra-Sabro Double Dry Hopped IPA 7.3%

fh1La cote OO : B

Parce qu’elle est un peu à l’image de la brasserie : bruyante mais super conviviale.

Bien que remplie d’orange, souvent le nez évidemment très houblonné on y retrouve un côté rond qui ouvre très certainement la curiosité.  Tout comme sa teinte totalement opaque et blanchâtre.  L’amertume monte rapidement en bouche mais derrière la langue, toujours ce poids omniprésent et indéterminé.  La finale est suprenamment douce après la bouche plus affirmative, et l’aftertaste, très très doux, vient expliquer pourquoi parmi les offrandes Flora on pouvait me la recommander en premier.  Et ce n’est pas parce que c’est la première qu’on la remarquera moins!

Nickel Brook (Burlington ON) Duplicitous Citra Dry-Hopped Sour 4% 0 IBU

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Comme on peut y lire sur la canette : « Beer Down To A Science ».

Zéro IBU pour une dry-hopped c’est du rarement vu, il sera intéressant de constater…

La cote OO : B+

Parce que cette bière de soif est peut-être légère d’alcool mais lourde de goûts.  Et d’ingrédients.

Au nez elle se veut forte qu’intéressante cette sour avec le fond de blé de la berliner weisse, un peu des lactos et une abondance d’agrumes (principalement le pamplemousse) qui vient lui conférer un côté sec franchement intéressant.  En arrivant sur la bouche de manière un peu salée on se rapproche davantage de la gose mais toujours de manière calculée; c’est une bière qu’on aime garder longuement en bouche.  Côté finale, c’est toujours le houblon qui a main mise sur le sel, ce qui conclue une très bonne sour entre berliner weisse NEIPA et gose.  De plus, en y lisant le contenant on découvre qu’elle contient de la coriandre, et des delbruecki et de levues d’ale californienne… on reconclue donc à un savant mélange d’un peu de tout qui fait très concerté.

Lagunitas Brewing (Petaluma CA) Aunt Sally Dry-Hopped Sweet Tart Sour Mash Ale 5.7%

lasLa cote OO : B

Parce qu’au travers d’une mer de bières sûres à la mode, on peut faire aussi savoureux mais autrement. Le groupe Crystal Lake pour les amateurs de Metalcore.

Peut-être c’est la traduction erronée de “sweet tart” mais au nez on y trouve beaucoup de lime sucrée et un brin de pamplemousse qui vient fort probablement du houblonnage à crû.  Même chose en bouche où le jeu du houblon est encore plus à propos pour garder un sentiment de bière et non de jus.  Pour la finale c’est l’amertume plus typique d’une bière qui éloigne finalement cette ale de la gose ou de la berliner weisse.  Par goût personnel, on pourrait préférer ces styles plus simples mais avec cette « Dry-hopped sweet tart sour mash » sait intéresser les papilles juste comme il se doit.

RVK (Reykjavik Islande) Sömmer Lövin Dry hopped Wit 4.7%

rvk4Ça donne quoi le houblonnage à crû?  Un petit « sniff » nous démontre la technique en fournissant à l’olfactive un côté américain d’agrumes et néo-zélandais de raisin.  Bien sûr, ça amène un côté pas 100% réglo mais on est en Islande dans une microbrasserie qui fait de la bière au yogourt, il fallait s’en douter.  On se rapproche toutefois de la tradition allemande malgré un houblon poussé mais pas trop amer, et on termine le tout sur la même vaque.  Bonne et facile, mais pas celle qui nous fait rentrer dans l’établissement.

La cote OO : B-

Parce que sömme töute, dans toute sa buvabilité ça manque de blé.

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North Coast Brewing Puck the Beer (A weeja-beba) Petite Saison Dry-hopped (Fort Braggs CA)

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Bizarrement belle comme étiquette.

B-  Y’a pas juste sur la côte sud qu’on se repose.

Pas mal ce qu’elle annonce : on sent la saison poivrée derrière le houblonnage très citronné.  En se battant avec la forte carbonation, le même fruit laisse un peu de place à la saison plus typique qui ne traîne pas éternellement en bouche.  Poivre blanc et petit citron résume l’expérience assez simple, mais il n’y a pas nécessairement de mal à la simplicité non?  Rien de grandiose donc mais c’est bien se reposer.

Kreb Brewing Co (Oklahoma) Prairie Artisan Ales Funky Gold Mosaic A dry-hopped sour ale

fgmA-  Aussi délurée que dénaturée, c’est une limonade très sucrée sans concession.

Super citronnée, on pourrait en dire que c’est du jus de meringue au citron, unidimensionnel mais dangereusement puissant… et alléchant. En bouche le citron persiste et signe malgér un manque de carbonation, avant la finale un brin amère où les levures sauvages et sûres se réveillent.

New Belgium Lips of Faith Series Le Terroir 2015 Dry hopped sour ale 7.5%

nbltB+  Loin d’être une bière traditionnelle, même si ça reste une espèce d’IPA dégénérée de grande soif, il faut être prêt pour la chose.

Sour Ale à plein nez, l’apport des houblons parfumés d’agrumes et de fleurs est évident sous le couvert compact de mousse, d’où s’extirpe même de la fraise.  Toujours aussi sûre en bouche, les grains sont éloignés et les houblons demeurent en arrière-plan.  La finale démarre sur les chapeaux de roue en amertume avant d’être compensée par l’aspect sour.  Pour un mélange hors du commun, c’était prometteur et ça livre… de manière merveilleusement mélangée.

Stillwater Artisanal Smoke Signals Dry Hopped Smoked Sour Wheat Ale 4.4%

sssA Avec juste le bon coefficient de viandeux, c’est une méchante division de style qui donne un très beau résultat.

Pale pour une bière fumée (mais peut-être pas pour une bière de blé), en olfactive c’est une blonde très intense bien houblonnée mais muette du moindre signe de fumée. Au goût, on peut découvrir ce que donne le dry hopping alors que c’est à peine amer, entre la saison et l’IPA, toujours bien loin de la fumée qui se montre finalement le bout du nez de bacon en aftertaste (je gagerais du grain traîter à la fumée de hêtre). Ne pas se fier à la première gorgée ou à l’étiquette car c’est une bière qui profite d’une longue analyse, bien au-delà que quelques simples volutes de fumée.