Le Castor Lutine Double New England IPA 8%

castorlutinePas tranquille à 8% d’alcool.  Hâte de voir le concept en action…

La cote OO : A

Populaire, pas parce que la première ni la plus légère.

Sans dire neutre, le nez est très retenu et va vers l’ananas, en aromatique probablement.  Elle est de bon répit pour les papilles et semble assez lourde merci, a l’arrivée en bouche du moins.  La finale est exactement dans le même ton et jamais, jamais elle ne fait son taux d’alcool.  Il s’agit donc d’une NEIPA toute à fait normale mais toute à fait bonne aussi.  Peu d’amertume donc, fidèle à son style il s’agit sans contredit d’une NEIPA qui en vaut bien des plus populaires, même plus.

À la Fût Double Kapi Double IPA sûre Prunes jaunes 6.8%

alfdkpjLa cote OO :  A-

À moins de ne pas aimer les fruits, comme dirait le beauceron en moi… « garrochez-vous ».

La prune jaune c’est le bout d’arbres à fruits chez mon père et À la Fût c’est leur levure passablement funky – cowboy pourrait-on dire – servie à toutes les sauces comme dans cette IPA bien ronde bien ronde, surement par le houblon.  Ce qu’on remarquera de la bouche, c’est la transition entre les levures pas très loin de la vanille du fût, ainsi que des prunes jaunes qui sont près du chêne bien mouillé, mais encore plus du verger.  IPA plus ou moins, mais bière de fruit barriqué très bien placée… l’une des meilleures aux fruits des titois, pas au point d’accoter leur Rouge de Mékinac, mais dans la même veine de « déliciosité ».  À ne pas manquer, ce qui désole le plus sur l’étiquette est les mots « Quantité limitée ».

Hex and Hops (Bloomingdale NY) Honey d’IPA Double IPA 8.9%

hh1La cote OO : B

Doubler l’IPA ne veut pas dire choquer le buveur à chaque fois. 

La double IPA est assez tempéramentale par moment; dans cette offrande d’Hex and Hops, c’est le calme, possiblement apporté par le miel qui n’est pas évident à l’olfactive.  Même chose en bouche d’abord, puis le miel monte tranquillement mais semble attendre pour la finale.  Celle-là est bien ronde – le 9% parait passablement – et la finale poursuit l’aspect assez calme de cette double IPA qui se fie sur la finesse des abeilles pour être très approchable.  Les gorgées subséquentes sont bien ciblées et le houblon est bien choisit, ce qui fait conclure à une IPA pour débutant ou plutôt intermédiaires à la recherche d’une bière très confortable.

Brasserie Morin (brassée à la Brasserie Générale) 23 degrés Redux ale sauvage acidulée doublement houblonnée à froid 3.8%

m23La cote OO : A

Les enfants ont presque toujours torts à noël : pas besoin du plus extravagant des emballages pour cacher les meilleurs cadeaux.

Wow!  La balance entre le côté sauvage et le houblon fleuri est parfaitement maîtrisé, ce qui me fait demander à quoi elle goutait il y a 2 ans quand je l’ai mise au cellier.  De toute manière, un nez sec et sexy… sexe?  La bouche non plus n’est pas en reste avec une attaque de lactos suivi de joyeuse levure sauvage acide.  Avalanche de houblons à tendance nectarine, prune mauve et melon de miel en finale.  Si cette dernière a traîné plus de 2 ans dans ma cave, il est assuré qu’il n’en sert pas de même pour la prochaine… me reste à explorer les tablettes reculées de mes débits de bière de micro préféré pour retomber sur cette batch.  Dans les contenants les plus anondins souvent les meilleurs cadeaux.

Idletyme Brewing Company (Stowe VT) Idletyme American double IPA 8%

it1La cote OO : B+

La plus forte par la force des choses.

Coudonc, ils aiment bien le houblon qui fait West Coast chez Idletyme!  Herbes mouillés et agrumes doux, mais où l’on a aussi du grain mis en avantage.  La tenue est solide en bouche : le côté double ne fait doute, mais est bien compensé par l’amertume forestière en sortie.  Peut-être la meilleure chez Idletyme, une double IPA rondelette et bien faite.

Mast Landing (Portland ME) Johnas Double IPA

ml2On a beau être aux USA, mais pour ce qui est d’une IPA toute américaine les houblons sont sur le côté sylvestre du pin, en étant tout sauf citronné.  Gustativement tranquille pour une double, le liquide est ample et consistant, approchant même le terreux et à l’avis de certains s’approche des boulettes suédoises.  Bien équilibrée (spécialement pour le style) c’est une IPA où la main légère sur le houblon ne résulte pas en une bière insipide.

La cote OO : B

Parce que c’est une IPA où le terme double prend tout son sens.

Two Goats Brewery (Burdett NY) Floggen Schloggen Belgian Golden Double 8.5%

2gfsAvec un bar rempli au bouchon et le band qui joue de la musique dans le tapis, on était venu pour la dégustation de palette mais party oblige, on va y aller à la pinte directement.

Senteuse mais plus ou moins belge, l’orge est doux et se laisse désirer.  En bouche elle se veut sûre mais encore plus surprenant c’est le caramel qui se prête au jeu estival de cette bière.  La finale est très confortable et tranquille, maltée comme il se doit et pour une belge ça fait à la limite bière anglaise.  Difficile de trouver son registre, mais on va s’essayer avec une belge de confort non sucrée.

La cote OO : B

Parce qu’avec un nom comme Floggen Schloggen on pourrait s’attendre à plus violent, mais c’est seulement doucement bizarre.

2gfs2

Valcour Brewing Company (Plattsburgh NY) Big Ben double IPA 9.2% 97 IBUs

valcour3La cote OO : B

Parce que cette Big Ben peut sonner le glas de la pensée qu’avoisiner ou dépasser les 100 IBUs est excessif.

Pleinement IPA américaine avec un bon 2 tiers d’orange et un tiers d’herbe qui cache le houblon aux narines.  Pas très aggressive une fois sur la langue, mais l’amertume monte et monte avec les secondes, pour attendre un plateau confortable.  On reste ensuite tout aussi stable en finale alors que le contrôle de l’amertume est bien démontré, tout en donnant un petit bec d’orange en aftertaste.

Common Roots Brewing Company (South Glens Falls NY) Snowy Night American Double Stout (with vanilla beans & lactose) 8%

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L’étiquette parle de saveur de crème glacée à la vanille et c’est pas fou… simplement plus chocolaté que cela.

La cote OO : B

Parce que… regarder l’étiquette et vous comprendrez.

Le titre est approprié pour le nez: une nuit de neige, probablement fort tranquille comme l’ofactive doucement stout et à peine vanillée, mais on sent que sous le nez le lactose peut agir comme un épais couvert de neige.  En bouche c’est une stout dans tout ce qu’on peut trouver de stout avec du grain carbonisée arrondi par le lactose et la vanille.  La finale est encore tranquille… peut-être trop finalement.  Par contre après plusieurs gorgées on finit par aimer cette simplicité et le fait qu’elle est rafraîchissante malgré un haut taux d’alcool.  Le titre est donc encore plus à-propos, même si l’appelation « american » du titre ne veut pas dire nécessairement haut en amertume.

Vrooden Signature Champagne du Nord 2017 Berliner Weisse 7% 3 IBUs

vcdnBerliner Weisse.  Double.  Vieillie.  Le tout sous la barre des 10$, quel amateur de bière sûre pour résister?

Avec sa mousse un peu plus serré qu’à l’habitude, on pourrait s’attendre à un nez bien retiré, ce qui n’est pas du tout le cas avec son odeur de petit muguet (à l’aveugle on croirait que le sirop vert typique allemand a été ajouté) et de gingembre rose.  La bouche est très expansive – l’appelation Champagne du Nord n’est pas simplement un lien à Bonaparte qui l’aurait inventé – et donne des notes complexes de pomme verte, de blé vert, avec un goût presque syrupeux.  Les pommes explosent encore plus en finale avant de retourné se cacher derrière le fleuri (encore une fois le muguet).  Pour ce qui est de l’alcool, malgré qu’à 7% on soit presqu’au double de la marque habituel, la bière ne parait pas trop alcoolisée outre un aftertaste à peine plus chaud.  Certainement à classer dans le top 3 des meilleures berliner weisses québécoise, ne reste qu’à retourner en acheter une autre pour la faire vieillir… à condition de ne pas l’ouvrir.  Souffrir.

La cote OO : A+

Parce qu’après la « Champagne du Maine » de Dirigo Brewing Co aromatisée au syrop de petit muguet, c’est un seconde idylle vécu avec la sûre de Berlin qui restera gravé dans ma mémoire.  Vivement que d’autres québécoises l’imite!