Dieu du Ciel! La Païenne Ale blonde 5.5%

ddcpLa cote OO : B+

De la musique minimaliste qui pourrait plaire à tous.

On ne suit pas la recette de la blonde désinvolte habituelle : le grain est très présent, tandis que les houblons semble un peu absents de l’équation.  La bouche est un peu plus aqueuse avec un brin d’orange lointain et de biscuit sablé, qui précède encore plus d’orge mielleux en finale, somme toute assez long.  Une bonne définition d’ale blonde qui démontre que Dieu du Ciel maîtrise bien ses classiques.  Cependant, il est à demander qui elle vise en fait (je dirais l’amateur de micro qui veut servir quelque chose d’assez facile mais bien goûteux à son beau-frère.

Dieu du Ciel Immoralité IPA américaine impériale Edition DDH Cryo 9.2%

ddciddhcD’emblée, je dois dire que l’Immoralité standard ne m’a jamais été de bonne augure, à un point tel que je n’ai jamais compris le buzz autour de celle-ci.  Vivement les nouvelles éditions de ce genre pour remettre le status quo en question.

La cote OO : B

Parce que l’appetit vient en mangeant?

Double Dry Hop et joyeusement parsemée de sédiments, bien qu’au visuel on a plus que l’IPA traditionnelle avec un nez bien arrondi qui démontre bien la hauteur du 9.2%.  Les IBUs ne font pas de doute sur les côtés de la langue non plus, on se prépare donc à rentrer les lèvres par en dedans, ce qui ne survient que partiellement en milieu de finale, tandis que l’aftertaste a un poids d’abord léger, puis modéré.  Très franchement rien qui ne mérite un méga-buzz mais bien faite, à la hauteur de la moyenne faites par les micros qui penchent par-dessus tout pour le houblon (le Noctem par exemple).  Sa force se trouve également dans les secondes et troisièmes gorgées où le sucre fait bien le travail aussi.

Dieu du Ciel P’tit Blanc Bière blanche brassée avec baies de genévrier et lime 4.3%

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Lime et poivre?  Un beau petit miracle.  Lime et genévrier, faudra encore me convaincre.

C  Le fruit avant la baie.

Immédiatement content en la sentant, car on semble avoir agit avec parcimonie avec le genévrier, et le côté lime donne un côté agrume en général pas trop acide.  Le blé arrondit aussi le tout.  Par contre en bouche l’amertume attaque rapidement pour s’amenuiser après quelques secondes.  Du côté de la finale heureusement que le blé est là mais la lime n’est pas des plus agréable et manque beaucoup trop de subtilité, enterrant ici le genévrier.  Une bière qui me présentait un challenge, challenge accepté mais qui ne sera sûrement pas répété.

Dieu du Ciel Sentinelle Ale blonde de style kölsch 5.1%

ddcs Quand le fou devient sage, on peut être déçu.

Super simple comme nez avec du grain mais pas grand-chose autre sauf une touche de maïs.  La bouche est quant à elle semi-sèche et assez intense pour la simplicité inhérente au style; le sentiment est aussi le même pour la finale un peu plus légère avec un feeling de Super Dry nippone.  Une fois l’aftertaste court et léger ne reste que le sentiment d’une bière avec peu de punch, qui venant d’une originale comme Dieu du ciel est une déception.  La vie sur un haut phare est monotone après tout.

Dieu du Ciel Belgian style IPA Dernière Volonté Brettanomyces 7%

C+  Un ptit jeune qui se garroche partout.

Beaucoup de houblons timidement tropicaux sur le fond de levures sauvages, après quelques minutes le tropical vire au floral et un je-ne-sais-quoi de brett.  Asséchante en bouche, l’amertume monte et ne laisse que le bout de la langue pour les bretts.  On conclut enfin cette bière de manière davantage IPA et les bretts, à peine palpables, viennent à peine couper l’amertume.  Trop jeune, je crois que je vais me l’acheter pour la faire vieillir un peu.

Sur lie?  Nooooooooon.

 

Dieu du Ciel Brise Vent Saison aux baies d’argousier

C+  Un vent de fruits plus humide que rafraîchissant.

 

Le style saison n’est pas évident à détecter tellement c’est fruité et peu subtil, mais ça fait changement des petites bières d’été à la lime.  C’est donc fruits d’abord, houblons ensuite, à la limite du jus de fruits tropicaux, et si je ne savais pas que c’est de l’argousier j’aurais opté pour un mélange goyave/ananas/mûres.  Finalement on retrouve la saison en l’avalant ce qui amène un peu de dynamisme et malgré que je pourrais l’adopter au coin d’une sympathique terrasse, j’ai goûté mieux côté argousier (avec celle des Beaux Prés).

Dieu du Ciel Rosée d’Hibiscus 5.9%

ddcrhB+  Fine, forte, fabuleuse.

Un beau petit fond de bière bien maltée mais dotée d’un parfum si délicieusement féminin.  Et un peu de framboise qui s’incruste en bouche même si la recette n’en contient pas.  Côté texture la carbonation est un peu trop faible à mon goût, mais la finale qui livre à nouveau le parfum d’hibiscus est accompagnée de goyave, de fraise et de melon de miel.  Ne serait-ce d’une meilleure effervescence, on parlerait de la parfaite bière d’été.

Dieu du Ciel Chemin de Croix India Porter à l’ancienne 6.3%

ddccdcB-  Quand on est brûlé, est-ce que l’on cherche davantage les bières basic/old style?

Le puissant café attaque rapidement les narines, juste assez épicé pour mériter le titre de porter.  Crémeuse malgré la bonne carbonation, il y a un peu de cuir mais c’est le café de la finale qui livre un grain très carbonisé.  En aftertaste il y a un beau jeu de grain et de houblon qui dure longtemps, dans une amertume contrôlée mais qui n’a rien de spéciale.  Un peu trop brûlée toutefois.

Dieu du Ciel Rigor Mortis Style Abbaye 10.5%

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D+  En un mot : INTENSE.  En majuscule, gras, souligné et italique s’il le faut.

Au nez, un belge où l’orge domine le sucre, avec un fond de bonbon au caramel devenu très dur.   Puis qui devient si puissant qu’on croirait avoir une scotch ale sur les papilles.  La finale est un concentré de bière belge, violent, très franc, trop franc.  Trop fort pour moi, accompagné d’un taux d’alcool en montagne russe, ce n’est pas une bière que je rachèterais, mais bravo pour le courage.

Bravo pour l’étiquette, un domaine que Dieu du Ciel réussit de manière admirable au moins une fois sur deux.

Dieu du Ciel Grande Noirceur Imperiale Stout 9%

ddcgnB-  À réserver aux avancés pour soir sans challenge.

Très moka et caramel, le nez indique davantage une scotch ale qu’une stout, impériale par surcroît.  Mais toutefois définitivement plus stout que porter, avec du clou de girofle lointain, du moka et du café où l’amertume s’intensifie.  La finale est toute autre:  un gros morceau de gâteau au chocolat, très sucré mais tout de même un peu amer, comme on aime les stouts.  Manque seulement un peu d’originalité mais ça reste une grande facile sympa.

Un beau petit point bonus pour l’étiquette.  Une bière qui séduit par les yeux d’abord, ça part toujours bien.