Noire et Blanche Microbrasserie L’!!! Triple Exclamation Triple IPA brassée avec le miel verge d’or d’Intermiel (vieillie 15 mois en cellier) 10%

nbteLa cote OO : D

Live and Learn.

C’est probablement parce qu’elle a traîné trop longtemps en cellier mais le houblon semble fatigué mais puissant, poivré et un peu rance.  Même chose en bouche, le pissenlit est assez présent mais heureusement, l’orge qui colle sur les dents est mieux balancé.  Çoté finale, le miel assez fleuri est de mise, mais très peu sucrée comme si la seconde fermentation en bouteille avait tout emporter.  Je ne peux malheureusement pas dire que c’est une expérience agréable et même s’il s’agit d’une triple je n’aurais peut-être pas dû attendre si longtemps.

Mikkeller Série Limbo Primitive Flamande avec Framboises Sans Alcool (0.3%)

mikfraLa cote OO : D+

Pas dans le bon rayon.

Très portée sur le fruit, mais celui-ci est indéterminé entre la framboise et la cerise.  Ouch en bouche, pas une surprise de voir qu’elle est 4 fois plus haute en calorie versus leur bière sûre normale.  Fruitus maximus, trop en fait, et c’est peut-être le manque d’alcool mais à l’aveugle mais on serai facilement convaincu qu’il s’agit d’une liqueur au fraise.  La bière sans alcool flirte parfois de ce côté lorsqu’elles contiennent du fruit et c’est sans contredit le cas ici.

Brasseurs du Monde : Les Jus ou Jũ

juAvec un nom comme Jũ, disons que Brasseurs du Monde partent avec un préjugé de « ça ne goûtera pas la bien ça.  Faut laisser la chance au coureur mais disons que je m’attends davantage à boisson de matin que de soir.

On commence donc avec celle au melon d’eau, où même l’illustration fait « eau avec colorant ».  Très peu senteuse au nez, on semble garder dans la subtilité, mais le grain se cache aussi bien que le fruit.  On en reste donc à l’appelation « bière légère ».  Ce qui se poursuit en bouche où heureusement la bière semble bien calcaire, mais encore là le grain (surtout le blé) ne semble qu’un « aftertought ».  On terminera donc ce jus avec la légèreté du melon, qui fait d’abord très artificiel mais qui se naturalise avec les secondes.  Certainement pas une grande bière, outre pour les filles autour de la piscine on repassera. Regardez ainsi la cannette et dites-vous qu’elle n’en sera aucune plus subtile.

La cote OO : D+

Parce que c’est le party de piscine sans substance.

Vient ensuite la mangue, pour qui avant de le sentir on peut se demander « en version sucrée modérée ou débridée ? ».  Olfactivement, en apportant presqu’aussi peu de présence que la version melon d’eau on semble opter pour le modéré, mais après avoir essayé une autre de la gamme on peut craindre la suite.  En bouche en effet on découvrira une bière (si c’est le bon mot) où la mangue semble très peu naturelle.  La finale est toute autant puérile, servant d’insulte à n’importe qui ayant déjà goûté une mangue fraîche ceuillie.  À tout le moins la finale est courte ce qui est le point fort d’une bière qui n’était-ce de sa facilité à boire en canicule se serait facilement retrouver dans le fond de l’évier.

La cote OO : D-

Parce que si vous cherchez l’antonyme d’ « authentique », vous l’avez trouvé ici.

Le constat de la comparaison : pas un mais deux échecs.  Quand on vente les couleurs flamboyantes d’une bière sur le contenant avant de parler du goût, il y avait à craindre.  Et les craintes ont été confirmées.  Pour rester poli, je dirais des bières d’épicerie pour les matantes.

Cerveza Modelo (Mexico Mexico) Especial 4.5%

modeloAu Mexique, 5 choix: Modelo, Sol, Corona, Tecate… ou chercher beaucoup.  Il fallait donc s’attaquer aux Classiques et en toute franchise, ici ce sera presqu’une réussite du simple fait qu’elle ne goutera pas trop l’eau.

Le nez est un peu bizarre : l’orge semble présente, pas trop diluée, mais il y a quelque chose entre le cactus et le miel qui arrive aussi aux narines.  La bouche est teintée du même goût mais de rien de plus, laissant peu à l’imagination.  La finale est quant à elle plus normale, et l’orge ne manque pas trop.  C’est donc au-delà des espérances en autant que celles-ci ne soit pas trop élevées. 

La cote OO : D+

Parce qu’en matière de bières commerciales mexicaines, c’est peut-être la plus gouteuse.  Et la seule que je commanderais pour la boire en essayant de la goûter.

Cerveceria Olas Altas (Culiacan Mexico) Guerrero Negro Cerveza Obscura 4.4%

guerreronegroRappellant une brune anglaise dont le pied est sur le frein, ça semble manquer de puissance, au nez du moins.  En bouche, on n’avance pas vraiment plus où l’orge faiblement grillé ne réussit à faire avancer le plaisir et en finale, c’est encore plus gris et maussade avec un peu plus de grain mais encore moins de houblon.  Quand on parle d’une bière dépourvue d’intérêt…

La cote OO : D+

Parce que c’est le genre de bière pour laquelle on se demande pourquoi.  Pourquoi l’intérêt?  Pourquoi la boire?  Pourquoi la brasser?  Quand ça ne reste qu’à peine buvable…

Cerveceria Allende (San Miguel de Allende Mexico) Golden Ale Cerveza Clara 4.5%

allendeclara

L’appelation « Golden Ale » marche beuacoup mieux que « bière claire » n’est-ce pas?

Transparente de la sorte, on peut s’attendre à une bière peu goûteuse, le forte des grandes marques mexicaine.  Toutefois le nez assez marqué par le houblon semble vouloir dire le contraire, comme le grain plutôt doux.   La bouche est malheureusement beaucoup plus mince alors que ne subsiste que le houblon dans un développement de saveur plus que limité, et la finale fait immédiatement penser aux grandes commerciales canadiennes.  On conclut donc à une bière finalement aqueuse qui avait meilleure vitrine que le reste du magasin.

La cote OO : D+

Parce qu’elle est clairement claire et ne gagne pas l’or des Golden Ale.

Rooster Fish (Watkins Glen NY) Blonde 4.8%

rf2Comment avoir un peu d’attente envers une bière à laquelle on ne s’est même pas donné la peine de lui donner un nom?  Et ce n’est pas les narines qui viendront tenter d’apporter à cette bière sans aucune flaveur sinon que des traces d’orge mielleux si on s’y enfouit le nez sous la surface.  La finale est certes plus goûteuse mais encore là, l’aftertaste est trop mince et se veut une belle représentation d’une bière insipide.  Sinon que de passer à la suivante, pas vraiment de but.

La cote : D-

Parce que c’est tout ce que l’on ne veut pas de la microbrasserie.  De l’ennui au cube.

Gull (Reykjavik Islande) 5%

gull

Le verre fait pitié mais pas autant que la bière.

Coucou?  Youhou?  Elle est où exactement l’odeur?  On va prendre un très long respire pour essayer de discerner des traces de houblons diluées dans l’eau.  En bouche, malgré un pourcentage de 5% on croirait à une bière light à forte teneur en CO2.  Puis… coucou?  Youhou?  La finale, ou plutôt le manque de finale conclut une bière à peine buvable mais surtout insipide.

La cote OO : D-

Parce qu’il y a des gens qui aiment qu’une bière goûte l’eau… mais outre pour se vanter qu’elle est islandaise… next!

Singha (Thailande) Lager beer 5%

singhaHeineken ultra diluée, disons que le contenant a beaucoup plus de prestance que les effluves de demi-malt houblonnée assez décevant merci.  Plus mordante au goût, l’amertume monte et monte mais vers quel sommet?  Celui d’une bière étant dotée d’une colonne vertébrale certes, mais tellement molle qu’on conclue plus facilement à une bière pour invertébrée.  Et côté aftertaste, elle est vivante mais respire à peine, avec une amertume qui dérange plus que détend.  On passera facilement à la prochaine, peut-être même sans la finir.

La cote OO : D-

Parce que je ne comprends pas le but de faire traverser la moitié du globe à un tel liquide.

Daura (Barcelona Espagne)Damm Lager 5.4%

dauradammUne autre bière qui a eû chaud sur les tablettes de la SAQ?  On a donc du houblon feuillu et légèrement aigre, mais peu de traces de malt dans ce mélange où la couleur est certainement plus sexy que le nez.  En bouche les feuilles sont un peu plus marquées et le grain peut-être sucré.  Sans dire que c’est mauvais c’est certes oubliable.

La cote OO : D-

Parce que comme lager sans âme véritable il se fait pire, mais facilement mieux.