Allagash (Portland ME) Curieux Ale aged in bourbon barrels (November 2017)

ac2017

Toujours dans le top 3.

A++  La profondeur d’un bourbon en format bière.

On revient à ce mythique classique, facilement dans mon top 3 à vie.  Toujours dangereux, mais c’est toujours bien de confirmer.

Lorsque très froide, elle a tout à fait le nez d’une belge avec du pain, des levures et du bourbon encore une fois superbement balancée.  D’abord, c’est le whisky américain (Bernheim) ainsi qu’une belle pointe de levures surprenantes, puis une finale qui garde exactement le même cap.  Beau mystère que cette bière : qu’est-ce qu’elle a en particulier pour l’aimer autant?  Même après 3 bouteilles difficile à dire : une pointe d’amertume qui s’agence particulièrement bien avec le style?  Oui mais pas seulement ça.  Du chêne vanillé?  Pourquoi pas.  Mais plus que cela.  On y est toutefois pour le but ludique et non celui de résoudre le mystère, même si c’est une bière qui se boit à grandes gorgées d’analyse.

Allagash Curieux Ale aged in oak bourbon barrel (bottled Jan 15th 2015) 11%

curieux

A+  Quand le portefeuille accompagne la curiosité, de superbes surprises peuvent vous apprendre.

Pâle pour une ale vieillie en fût de bourbon, le collet est tout au plus moyen, à l’opposé de l’olfactive où le caramel, le bois, la vanille, les dattes et le poivre blanc se superposent.  Crémeuses en bouche, les dattes deviennent figues confites accompagnées de muscade et où le trèfle brûlé joue aussi un rôle.  La puissance de cette bière se joue toutefois en finale où tous les éléments précédemment sentis ou goûtés se mélange à du poivre blanc et du chêne fraîchement brûlé qui fait finalement surface (normal pour une bière qui a passé 2 mois en baril de whisky).  Que ce soit pour la profondeur des goûts ou l’ensemble de l’œuvre, c’est une bière qui répond à 100% aux attentes de payer 27$ pour une bouteille de bière, que l’on doit déguster comme une bonne bouteille de whisky… simplement, toute dans la même soirée.