Corsaire Hop by faith L’aveuglee (collab Blinded by Faith) 6.2%

cbbfLa cote OO : B

L’orge peut prendre des teintes de rouge.

Bien qu’IPA, autant à la couleur qu’au nez elle ressemble a une belle rousse cuivrée.  Lointain ou fatigues sont les houblons, et du bon grain sucre sort des effluves.  La surprise – ou plutôt l’inattendu – c’est l’amertume qui survient en bouche mais comme une grosse vague de bière d’octobre la rousse revient avec insistance.  Une Red IPA  faut donc t’il convenir, et surtout bien maltée en bonus.

Corsaire Edition limitée Jelly Kiss Ale sûre de fermentation mixte 5% 5.4 IBUs

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L’ancien graphisme du Corsaire était bien, mais même en ajoutant de la classe on a pas perdu de la beauté.

Un profil alliant bière sûre et fermentation mixte attirera sûrement une bonne quantité de bières belges ou allemandes.  Est-ce que cette édition du Corsaire à joli nom saura le faire?

La cerise est bien là à l’olfactive, mais on ressent bien l’effet des levures qui arrondissent le tout sans trop donner de pep à la cerise.  Pour la bouche c’est plat et lent, très lent, à la hauteur de la garder environ 25 secondes en bouche avant de goûter le fruit qui retournera derrière les levures et une pointe d’amertume en finale.  L’aftertaste est encore très calme et pas très long, mais saura rassasier les amateurs de bières éclatées et sage à la fois, remplies de nuances, ce qui n’est pas toujours le cas des bières sauvages.

La cote OO : B

Parce que trop d’équilibre c’est peut-être trop, mais que trop de bon goût ça ne peut pas l’être.

Corsaire La Mi-Centenaire Berliner Weisse Argousier et Camerise 4.5% 9 IBUs

cmcBière sûre à l’argousier aux 2 fruits à la mode… bon pas la plus originale en fin 2018 mais le mélange doit fitter il semble.

La couleur est dans le ton à tout le moins mais l’odeur semble plus reculée, ou alors moins sucrée.  Pour le blé sous-jacent, on peut le sentir davantage dans une autre bière mais on ne peut pas dire qu’il est totalement absent.  La bouche est assez surette et si déjà à ce point il faudrait lever la main d’un gagnant il s’agirait de la camerise qui l’emporte sur le plus docile argousier, quoiqu’on inverse le tout encore une fois en aftertaste.  Certainement pas une bière pour déplaire, sauf peut-être pour l’amateur de Berliner plus traditionnelle.

La cote OO : B

Parce qu’elle est bonne, mais qu’un peu de lactobacile de plus comme l’Esprit de Clocher n’aurait pas fait de tort (on décrit ça comment des lactos?  Si les bretts sont funkys, les lactos sont… rondes et sèches?).  Reste que c’est une bière pour tous les âges.

Le Corsaire Dark and Mild Édition 2016 vieillie 2 ans en cellier 5%

darkmild2016

Une brune 2 ans en bouteille, il faut se méfier de l’excédent de mousse.  Et même à ça…

Profondément chocolatée, cette mild ne semble n’avoir que la douceur dans le ton, car dark oui mais l’olfactive suggèrerait davantage « Dark and Deep ».  En bouche un mot : lenteur.  Lenteur du cola qui pénètre la langue, suivi d’une amertume toute à fait apprivoisée et suivie de cacao.  La finale tient plus de la brune anglaise standard qui emprunte aussi à la stout pour son chocolat et son cacao.  La différence entre l’édition régulière et celle vieillie alors?  Elle se trouve principalement au niveau du fruit qui est livré en plus petite quantité et plus tard dans l’expérience.  Maintenant, est-ce que le jeu en vaut la chandelle?  Oui, mais principalement parce qu’elle est facile à trouver en épicerie et qu’elle est peu onéreuse.

La cote OO : A

Parce que c’est le même bon goût, livré encore plus gentiment, mais que ce n’est pas celle qui profite le mieux des mois de vieillissement.  Mais si l’on a de la place à la stocker, pourquoi s’en priver?

Corsaire Queen Anne’s Revenge Blanche aux Fruits Camerise & Hibiscus 4.9%

cqarchB-  Un party où les invités arrivent tard mais arrivent tous.

Avec une couleur aussi… incertaine?… le nez lui aussi indéterminé entre le fruit et les fleurs est loin d’être rébarbatif; ce n’est pas comme si le sucré et le fragrant était des flaveurs peu invitantes.  En bouche, bien vivante par une bonne gazéification, le sucré (melon d’eau) attaque rapidement mais le côté fleur, moins végétal qu’astringent, vient mettre son grain de sel.  La finale est alors un combat de ses deux éléments d’où une amertume modérée mais surprenante semble sortir de nulle part.  On a enfin droit à un aftertaste assez long où le grain vient lui aussi se pointer le nez.  Est-ce que tout cela fait de cette blanche une incontournable probablement pas, mais on est sûrement pas mécontent de la voir arriver sur la terrasse.

Corsaire USS Vermont NEIPA 6.7%

 

C+  Il est facile d’avoir peur des choses que l’on connait peu.

 

De manière très standard, pour cette nouvelle saveur de l’été ça commence comme il se doit, soit sans amertume mais avec beaucoup d’agrumes.  Dans une bonne carbonation et une bonne viscosisté, en bouche l’amertume est au mieux faible, jusqu’à ce qu’on l’avale et que celle-ci se concentre de manière herbeux.  L’aftertaste étant rapidement passé, pour une NEIPA le feeling est bon mais la finale trop amère à comparer aux autres goûtées à ce jour.

Le Corsaire Boisdon Blanche d’épeautre 4%

cbA-  Est aux bières 100% malt ce que celles-ci sont aux bières avec adjuvants (riz ou autres céréales à faible prix).

Scintillante et vraisemblablement bien filtrée, c’est d’abord une jolie blonde un peu trop léchée, qui olfactivement se trouve à quelque part entre le blé, l’orge et le seigle; l’épeautre est-il une céréale mi-chemin?  Très pétillante en bouche, le grain prend les teintes d’une blonde sur les stéroïdes mais alors qu’on migre vers la finale, un grain piquant (mais pas le piquant du seigle) apporte l’expérience sur des terres pas mal moins connues.  Sans être extra-terrestre pour autant, il y a peu de bière à l’épeautre et celle-ci me fait demander pourquoi.  Et m’en fait redemander.

Corsaire Brown Ale Northern Style 5%

cbans

Mal représenté au Québec, quel meilleur duo de bières brunes que celui du Corsaire.

A-  Une autre de ces bières « Pourquoi? » dans le bon sens.

Toute autant axée sur le malt que sa sœur du sud, elle est peut-être un peu moins torréfié mais contien davantage de vanille, de dattes et de noisettes.  Franchement très approchable, la douceur et l’amabilité se poursuivent en bouche avant la finale plus torréfiée qui me rappelle qu’une bière contient des houblons aussi.  Avec un aftertaste long sans être trop puissant, ça fait de cette bière un bon choix de tous les jours.

Corsaire Brown Ale Southern Style 5%

cbassA-  Comment rester conservateur et tenter l’avant-gardisme tout à la fois.

Vraiment « malt forward » avec du grain très torréfié, aucune subtilité mais ce n’est probablement pas le but de l’exercice.  Précédé par un peu de noisettes, le grain est puissant comme rarement goûté, alors qu’il colle aux parois des joues; s’il y a autre grain que de l’orge dans la recette, ce n’est que celui-ci qu’on goûte – et ce n’est pas un défaut à mon avis.  La finale approxime le café mais les houblons sont bien choisis, malgré que l’aftertaste est un trip de grain et de beurre de peanuts.  Tout un exercice de style et définitivement une bière à essayer pour les « plus game ».

Corsaire Brassin Spécial Limité Wee Heavy Scotch Ale 7.8%

cwh

Tel que lu, la bière devrait être « tourbée ».  Pas pantoute.  Pis c’est pas grave.

A-  Il y a moyen d’être fidèle à la patrie sans se contenter de copier la recette locale.

Très caramel et plutôt anglaise au nez (ou écossaise comme la Claymore?), elle est très pesante de malt mais tient bien la route.  Claire au niveau de la texture, c’est le grain et le bois que l’on peut découvrir au travers d’un milieu mielleux.  En aftertaste on est toujours entre Angleterre et Écosse (ou entre Scotch Ale traditionnelle et Nut Brown) et elle me fait penser à la Brune aux noix d’À la Fût en version moins sucrée), avec en bonus du chocolat et du bruyère.  Variée pour un style un peu prévisible!